Kill Bill

orenishii_800.jpg

Très très déçu du nouveau Tarantino: Kill Bill. Après les Pulp Fiction et Jackie Brown, c’était avec beaucoup d’enthousiasme que je me dirigeais vers l’écran de cinema. Grand amateur de series B, Tarantino nous sort ici une série B, un grand catalogue de références au monde du manga (des personnages aux noms de manga, une scène d’anime), du film de kung fu et autres katana…. c’est caricatural, c’est voulu, mais ça en devient ridicule.

De la baston moyennement orchestrée, une histoire de vengeance de base, du sang et toujours plus de sang… à quoi bon… On est loin de la richesse du Pulp Fiction, du charisme de ses personnages, de son humour noir. En tant que modeste spectacteur, je ne devrais pas me permettre de critiquer le film, mais je suis déçu, déçu.

Links:
Reservation de place de cinema en ligne
Le site Officiel de Kill Bill

Tokyo Fist

Tokyo Fist par Shinya Tsukamoto (1995)

Ce film japonais m’a laissé une très forte impression en tête. En le regardant, j’ai souvent été choqué par la violence des images, mais celles-ci desservent un message. L’ambition du réalisateur Shinya Tsukamoto (塚本晋也) est de présenter une alternative extrême à la société japonaise actuelle. En prenant Tokyo comme symbole de cette force qui écrase les individus et les âmes, les faisant errer tels des zombies entre les immeubles gigantesques, Tsukamoto attaque à sa manière cette société libérale violente en proposant un contre-courant encore plus violent, mais définitivement plus humain: celui de la douleur. A travers la douleur, on reprend conscience de son corps, un corps qui a tendance à ne devenir pas plus qu’un simple support pour le cerveau, sans autre intérêt que de servir à le déplacer d’un endroit à un autre. Mais il va plus loin dans son exposé: non seulement on reprend conscience de son corps à travers la douleur (apportée ici par la boxe que pratique le protagoniste), mais aussi de son âme, qui finissait par ne plus refléter l’identité profonde de l’individu. Le film n’est pas un divertissement. Il s’agit d’une vision très personnelle de l’interaction entre les êtres humains et la ville de Tokyo. J’aime cela dans un film quand son réalisateur ne fait aucun compromis pour exprimer ce qu’il veut.