Fauteuil avec vue sur la ville

Regarder la ville vivre tranquillement assis dans un fauteuil: les trains se croisent et s’arrêtent à la gare de Ochanomizu, près du canal. Les mouvements de la ville s’affichent sur les quatres murs entourant le fauteuil et on est assis en pein millieu. Une télécommande permet de changer le lieu, le décor: regarder les gens traverser au millieu du croisement de Shibuya, observer les gens qui attendent sous le grand écran géant du studio Alta à Shinjuku, suivre des yeux les gens qui marchent et se bousculent sur l’étroite rue Takeshita à Harajuku, voir au loin le pont Rainbow et la plage sans la toucher à Odaiba …

Bien sûr, cela n’existe pas, c’est mon invention …

A.rchitecture P.our C.onsommer

A Daikanyama, on peut imaginer des réflections sur la tour de bureaux et magasin de la marque de fringues française cool et rock A.P.C.. Cet immeuble signé par l’architecte et urbaniste francais Paul Chemetov (1998) est fait de béton et de surfaces semi-transparentes laissant imaginer la réflection des gens qui s’éloignent ou s’approchent.

Un peu plus près de la station de Daikanyama, un nouvel élément de décor vient perturber mon champ de vision. C’est une boîte étrange recouverte de graphismes, des lames de rasoirs, à consonnance punk. Comme son nom ne l’indique certainement pas, le styliste Alexandre Herchcovitch est brézillien et vient d’inaugurer en mars 2007 sa première boutique hors Brésil dans un coin de rue à Daikanyama. L’architecte à l’origine de ce bloc bizarre est un autre brésilien, Arthur Casas. Son agence est basée à São Paulo. Le graphisme extérieur de la boutique changera apparemment en fonction des nouvelles collections.

La boutique Alexandre Herchcovitch à Tokyo fait partie du réseau japonais HP France, un ensemble de magasins de mode avec des liens privilégiés avec la France, principalement l’exportation vers le Japon de créations francaises. HP France avec ses différents labels inonde Tokyo, d’une manière similaire à l’autre réseau BEAMS.