永遠の門

Les photographies ci-dessus sont prises à Shinjuku mais à des endroits différents. Ce n’est pas la première fois que je prends en photographie cette dépendance du temple Taisōji 太宗寺, situé dans une rue parallèle au parc Shinjuku Gyoen. J’aime les formes courbes blanches de ce bâtiment que l’on peut observer depuis l’intérieur du cimetière. J’hésite toujours un peu à rentrer dans les cimetières mais il n’y a personne cette matinée là, donc je me permets d’y entrer discrètement sans faire un bruit. Le nombre des années vivant au Japon n’autorise pas l’irrespect des lieux. L’autre photographie est prise sur un petit parking en face d’un vieux restaurant italien où je suis entré une fois avec des amis photographes amateurs qui avaient exposé à Shinjuku à la galerie Place M. J’ai depuis perdu leurs traces. Plutôt que de prendre le vieux restaurant en photographie, j’étais plutôt intéressé par le mur végétal.

Je découvre l’atmosphère instrumentale post-rock de World’s End Girlfriend ワールズ・エンド・ガールフレンド, projet musical solo de Katsuhiko Maeda 前田勝彦, sur l’album The Lie Lay Land sorti en Février 2005. Tout comme pour l’album Pink de Boris sorti cette même année 2005 et que je ne découvre que maintenant plus de 10 ans après, j’ai l’impression d’être passé à côté de beaucoup de bonnes musiques indépendantes japonaises à l’époque. Le premier morceau de l’album The Lie Lay Land que j’écoute avec passion en ce moment s’intitule Phantasmagoria Moth Gate. Comme son nom l’indique, il ressemble à une porte, mais qui parait d’abord infranchissable, comme une épreuve d’initiation, pour protéger un trésor ou bien un lieu où il ne faut mieux pas aller. Le titre du deuxième morceau We are Massacre n’est pas beaucoup plus accueillant mais le morceau en lui même est beaucoup plus mélodique avec instruments à cordes et batterie lente. L’ambiance n’en reste pas moins sombre et inquiétante avec de nombreuses incrustations de voix qui semblent être tirées d’un film, d’épouvante peut être. Mais ces voix ne prennent pas le dessus sur la musique qui domine le tout, comme si cette musique s’imposait volontairement au dessus de souvenirs qu’on aimerait oublier, de mauvais rêves qu’on voudrait repousser au fin fond du cerveau mais qui essaient pourtant de resurgir. Cette musique est très cinématographique et hantée. Elle est très attirante également. Elle est superbement exécutée et dense. Me vient parfois en tête la musique post-rock de Godspeed You! Black Emperor mais avec ici moins de guitares. L’atmosphère de ce disque est très changeante allant au sein d’un même morceau de l’acoustique ou du violon vers des sons plus électriques ou même des passages électroniques. On dirait que la musique est enregistrée par temps d’orage où des bourrasques de vent viennent parfois bousculer le morceau vers d’autres cimes. C’est tout cela que l’on retrouve dans le troisième morceau au titre encore plus inquiétant Satan Veludo Children. Ce morceau se termine même avec des cuivres pour achever ce mélange sonore atypique. Cet univers onirique continue sur les autres morceaux de l’album. Avec Garden in the ceiling, on a l’impression de pénétrer dans un grenier peuplé d’objets étranges, une ancienne chambre d’enfant dans laquelle les ombres et le souvenir des voix resteraient encore imprimées sur les murs et les objets. The Owl of windward revient vers les cuivres qui mènent subtilement le morceau au dessus de toutes sortes de bruits aux airs diaboliques. On devine les cris d’un chat noir et des mouvements de balançoire. On essaie de deviner dans cet univers sonore des scènes de films aux coloris sépia d’une fin d’après midi. Avec Scorpio Circus, commencent ensuite une série de morceaux monumentaux par leur longueur de plus de dix minutes. Ils reprennent les éléments précédents dans une interprétation fleuve, alternant les moments d’accalmie et les chutes dans les précipices. Des décrochages sonores viennent également perturber le morceau. Song cemetery est un morceau plus court construit d’une mélodie calme et délicate, avant de reprendre un long morceau atmosphérique de 14 minutes. L’album se termine ensuite sur une mélodie apaisée comme une fin de film, une fin de rêve.

何とかくんは知らない

Ce dessin par Zoa date d’il y a plusieurs années. Nous l’avons retrouvé récemment déplaçant toutes sortes de livres et de cahiers dans sa chambre, cette petite feuille quadrillée recto-verso tombant soudainement sur le sol. J’aime beaucoup les têtes un peu inquiètes de ces trois petits personnages qui semblent se demander ce qui va bien leur arriver.

En alternance avec la musique sur-électrisée de Boris et avant de m’y replonger, je ressens le besoin d’alléger un peu la barque en se laissant amarrer à d’autres courants musicaux plus doux aux oreilles. J’écoute de temps en temps, mais assez régulièrement ces derniers temps, le morceau Turn up the music par Shachi. C’est un joli morceau d’électro pop avec quelques brins hip hop, dans l’ambiance urbaine de Shibuya pour ce qui est de la vidéo. La voix de Shachi ne force pas le trait mais sait se faire changeante dans le rythme, ce qui rend le morceau intéressant. La mélodie n’est pas spécialement des plus originales mais fonctionne bien avec cette voix et ce rythme. C’est une musique qui s’adapte bien à une petite promenade ponctuelle dans les rues de Tokyo par temps clair.

nothing special

Rien de spécial à Ebisu à part un orage qui pointe son nez et qui noircit les photographies du quartier. Les éléments se déchaînent en ce moment entre les orages et les éclairs qui éclatent sans prévenir. C’est maintenant le tour des pluies soudaines et des typhons venant du pacifique. Tout ceci ne laisse que peut d’opportunité à la photographie, car j’ai un peu de mal à photographier tout en tenant un parapluie. Certains se débrouillent très bien pour montrer le ballet des parapluies, mais on ce qui me concerne j’ai du mal à éviter que le parapluie entre dans le champs de l’objectif. C’est peut être dû au fait que j’utilise un objectif grand angle. Les photographies de Tokyo sous la pluie avec parapluies, c’est un peu comme les photographies de taxis et leurs reflets dans la nuit, ou les photographies de gens endormis sur la banquette dans le métro, ou encore les photographies bleutées des néons à la Blade Runner. On en voit beaucoup trop à mon avis.

M***e alors. C’est ce que je me suis dis en écoutant pour la première fois l’album Pink du trio japonais de rock expérimental et noise Boris ボリス. Le groupe se compose de Takeshi Ōtani à la guitare et la basse, Atsuo Mizuno aux batteries et Wata, la présence féminine du trio, aux guitares. Je mets au pluriel pour guitares car Wata et Takeshi ont ces guitares bizarres à deux manches. Je me demande d’ailleurs comment on peut jouer en même temps de la basse et de la guitare. C’est un mystère pour moi. Le son des 11 morceaux de l’album est lourd et puissant, comme un magma bouillonnant. L’album démarre avec le morceau Farewell qui se rapproche un peu du shoegazing, mais les hostilités commencent vraiment dès le deuxième morceau qui reprend le nom de l’album. J’ai le sentiment que les guitares sont au moins 10 fois plus rapides et bruyantes que le rock alternatif que j’écoute d’habitude. La cadence est surdimensionnée. Mais tous ces sons de guitares sont exécutés avec beaucoup de précision même si les guitares crachent l’électricité à l’extrême. Je suis surpris par l’élégance de cette musique malgré l’agressivité qui se dégage des morceaux, le morceau Nothing Spécial étant un bon exemple. Je pense que la voix du chanteur Takeshi Ōtani, qui sait rester claire au dessus de ce son brut, y est pour quelque chose. Cette voix est très loin de tous ces groupes métaleux à la voix rauque, que je n’apprécie pas du tout. J’aime tout particulièrement la décharge d’énergie émotionnelle qui se dégage de ce morceau Nothing special. Le morceau suivant ralentit quand même la cadence pour aller vers une ambiance plus souterraine encore. La rapidité d’exécution reprend pourtant rapidement avec le morceau intitulé Electric, qui aurait presque des accents pop si on y criait gare. Une force abrasive domine l’ensemble de cet univers bruitiste parfaitement maîtrisé. Les guitares sonnent comme des furies jusqu’à un moment de calme sur l’avant dernier morceau My Machine. Arrive ensuite le morceau final Just abandonned myself. Il tourne comme un rouleau compresseur et il faut mieux ne pas se trouver sur son passage. On préférera admirer les gémissements de la bête un peu à l’écart. Ces gémissements, ce sont le bruit brut des guitares qui forment à la toute fin du morceau un mur de son qu’on ne saurait gravir. Ce dernier morceau est le plus long de l’album avec plus de 18 minutes au compteur. Les 8 dernières minutes du morceau tournent en drone et donne l’impression d’une forme organique brute. Le fait que cette partie soit placée à la toute fin laisse cette image que la totalité de l’album est construite sur cette base organique et que toute la musique de l’album est une lutte pour se dégager au dessus de ce magma de bruit. J’avais ce même sentiment en écoutant la musique de Sonic Youth. On arrive à déceler une sensibilité qui se dégage de cette surface brute à force de bataille. Lorsque les cordes de guitares épuisent leurs dernières ressources à la fin du morceau, on se trouve soudainement en plein silence en se demandant ce que pouvait bien être cette effusion sonore hypnotisante. On est même tenté de reprendre l’expérience depuis le début. Cet album est une vrai claque, mais pas forcément à mettre entre des oreilles non prévenues.

新宿’37°C

Quand il fait 37 degrés dans les rues de Tokyo avec une humidité terrible, il est difficile de prendre son temps pour faire des zigzags volontaires dans les rues pour y photographier la vie urbaine. On marche d’un point A vers un point B en accéléré et en recherchant les points d’ombre. On ralentit un peu quand on passe devant les portes vitrées des Department Stores pour profiter du froid de l’air conditionné qui s’y échappe quand les portes s’ouvrent. Je brave tout de même cette fournaise amplifiée par la réverbération des immeubles pour faire une boucle rapide dans Shinjuku 3-chōme, autour du Department Store Isetan où nous avons stationné la voiture. Mari est à l’intérieur, mais je vais, moi, faire un tour jusqu’au magasin Sekaido au bout de la rue, pas très loin du parc Shinjuku Gyoen. On trouve toute sorte de matériel de dessin à Sekaido. J’y achète tout ce qui m’est nécessaire pour dessiner mes formes organiques et futuristes. Cette fois-ci, je n’ai besoin de rien mais j’aime quand même y aller, faire le tour de l’étage où l’on peut y trouver toutes sortes de crayons, couleurs, papiers, encres… J’aime l’atmosphère un peu fouillis qui y règne. On a l’impression qu’on pourrait y trouver des trésors. J’essaie en quelque sorte de trouver dans ce lieu une forme d’inspiration, même si ça n’a jamais vraiment été le cas. Mais j’y reviens sans cesse dès que l’occasion se présente.

Image provenant de la vidéo disponible sur YouTube du morceau Acid Rain de l’album Maze to Nowhere de Lorn.

La puissance du morceau électronique Acid rain par Lorn me donne à chaque fois des frissons. La vidéo qui accompagne le morceau est fascinante car elle semble reproduire à l’inverse une scène d’accident de voiture impliquant des danseuses « cheerleaders », sans qu’on puisse vraiment comprendre précisément quel est le déroulement exact de la scène. Les mouvements très particuliers des danseuses évoquent une scène tournée à l’inverse, et cette musique inquiétante semble distordre le temps. Au final, ce morceau et la vidéo donnent une impression de distorsion de la réalité, qui est purement fascinante. Il y a quelque chose d’organique et de viscéral dans cette musique, elle semble chercher à survivre péniblement. Je l’écoute en boucle sans me lasser. Ce morceau se trouve sur la deuxième partie de l’album Maze to Nowhere de Lorn, disponible sur Bandcamp. Cet album est sorti il y a 4 ans, en Septembre 2014, mais je ne sais pour quelle raison, il s’est affiché dans les recommandations YouTube sur mon compte dernièrement, d’où ma découverte assez tardive.

Image provenant de la vidéo disponible sur YouTube du morceau Kick in the world de Haru Nemuri.

Dans la foulée de son album Haru to Shura 春と修羅 sorti il y a quelques mois seulement, Haru Nemuri 春ねむり sort déjà un nouveau single qui détonne intitulé Kick in the world. Le morceau démarre dans le style que l’on connaît de Haru Nemuri, avec des paroles empreintes de poésie parlées à la limite du rap. Mais, quand le refrain s’engage, c’est un déchaînement d’énergie qui nous monte soudainement aux oreilles. Le titre du morceau est chanté comme un cri dont l’intensité est renforcée par un flot puissant de guitares. C’est un morceau très accrocheur. Je suis surpris qu’elle sorte aussi rapidement un aussi bon morceau après cet excellent album sorti très récemment. Ça me laisse penser que Haru Nemuri doit fourmiller d’idées créatrices, ce qui est de très bonne augure pour la suite. Je pense même, qu’avec son style résolument novateur, elle mène une nouvelle voix dans le rock alternatif japonais. L’arme ultime de la musique 歌の最終兵器, comme elle aime s’appeler. C’est bon d’avoir ce genre d’esprit novateur dans le paysage musical.

Je me suis rendu au magasin Tower Records de Shibuya pour me procurer le CD du EP Kick in the world, ce que je ne fais plus très souvent ces derniers temps. En fait, le CD contient un mini-livret additionnel qui est donné au comptoir après l’achat, donc je me suis décidé à faire le déplacement. C’était également un prétexte pour m’y rendre car j’aime de toute façon me promener dans les rayons des magasins de disques, que ça soient le Tower Records de Shibuya ou les Disk Union de Shibuya, Shinjuku ou Shimo Kitazawa. J’y vais pour m’imprégner d’images, celles des pochettes de disques. Les images associées à une musique ont pour moi une grande importance dans l’appréhension totale de l’oeuvre. J’aurais par exemple énormément de mal à m’intéresser à un album si sa pochette ne m’attirait pas. Il s’agit d’un tout. Sur la couverture du EP de Kick in the world, une jeune femme regarde l’appareil photo dans les traînées de lumière de la nuit. Je repense à mon début de série Street Holograms, qu’il faudrait d’ailleurs que je continue. Cette jeune femme n’est pas Haru Nemuri, mais une jeune actrice appelée Haruka Imou 芋生悠. Elle apparaît également dans la vidéo de Kick in the world en chanteuse et guitariste d’un groupe fictif appelé Utopia. La vidéo de ce morceau Kick in the world est en fait extraite d’un petit film d’une quinzaine de minutes intitulé The eternal / spring, qui retrace la construction et les separations du groupe Utopia autour du personnage interprété par Haruka Imou. Cette vidéo est accessible par un code disponible dans le petit livret fourni avec le CD. Sur ce même petit film, une version acoustique du morceau est également mise en image. Le EP contient en fait 5 versions alternatives du morceau principal. Elles sont un peu déroutantes au début, mais je suis surpris de leur qualité. En comparaison, j’aimais moins les trois remixes collés à la fin de l’album Haru to Shura. Les remixes de Kick in the world tournent parfois à l’expérimental comme celui intitulé Kick in the hell, très inquiétant et changeant. C’est la version alternative que je préfère et elle a un pendant plus apaisé intitulé Kick in the heaven. Ce dernier morceau n’est pas disponible sur le EP, mais uniquement sur le compte YouTube de Haru Nemuri. Je l’ai tout d’abord entendu sur une émission de radio de la chaîne Nack5 où elle était invitée pour une interview. Entre les codes d’accès cachés dans des livrets et les morceaux additionnels parsemés sur Internet, la discographie de Haru Nemuri devient un vrai jeu de piste. Toujours est il que ce bouillonnement créatif est des plus intéressants.

fin de l7été

Les quelques images composées ci-dessus sont issues de l’inspiration musicale qui va suivre. En l’écoutant devant l’écran de mon ordinateur, cette musique m’inspire des images nuageuses dans lesquelles viennent se fondre des personnages fantomatiques, comme le filet d’une voix douce pourrait se laisser noyer dans des vapeurs musicales.

La musique que je découvre cette fois-ci est extrêmement délicate. C’est celle de l’album Beautiful case de l’artiste Cuushe sur le label japonais Flau. Le premier morceau Sort of light installe tout de suite le style et l’atmosphère qui va se prolonger tout le long des 10 morceaux de l’album. Il s’agit de dream pop électronique mêlant atmosphère musicale hypnotique à une voix vaporeuse, celle de la compositrice Mayuko Hitotsuyanagi. Certains morceaux prennent des accents plus pop et rythmés, ou lancent parfois des boucles musicales avec des répétitions de paroles à l’infini ou presque, qui nous poussent au rêve. Un article du Japan Times présentant le label Flau et l’artiste Cuushe par la même occasion évoquait certains liens de style avec Cocteau Twin ou Beach House, mais j’ai un peu de mal à y voir une ressemblance ou une influence. Ceci dit, je ne connais pas tous les albums de ces deux groupes. En fait, en écoutant cet album de Cuushe, me vient plutôt en tête la musique féérique des islandais de Múm. La musique de Beautiful case m’inspire l’image de la beauté confinée d’un espace intérieur à l’abri du bruit extérieur de la ville. Ce petit espace musical protégé se présente comme un rêve à l’écart de toute chose. Cette impression de confinement, je la reproduis en quelque sorte à ma façon en écoutant ces morceaux sous écouteurs dans le paysage urbain tokyoïte, en ignorant sa violence sonore.

Image provenant de la vidéo disponible sur YouTube du morceau I Dreamt About Silence de l’album Beautiful case de Cuushe.

En écoutant cette musique, je réalise qu’il y a vraiment beaucoup de belles choses dans le paysage musical japonais, mais il faut aller ailleurs que dans le mainstream pour les trouver. Le Japon musical mainstream est très doué pour répéter des formules jusqu’à l’écœurement ou pour aplanir tout ce qui dépasse pour ne garder à la surface que ce qui peut être réutilisé à des fins commerciales, que ça soit pour illustrer des publicités ou des séries télévisées dramatiques (aux deux sens du terme). Certains artistes désormais mainstream comme Sheena Ringo en ont abusé ces derniers temps, au point qu’on ne sait plus si le morceau est une commande pure d’une agence publicitaire avec placement produit ou une véritable œuvre artistique. J’aime beaucoup Suiyoubi no Campanella (Wednesday Campanella), mais un des morceaux assez récents intitulé Gala promouvant une marque d’alcool pétillant m’a fait douter de l’authenticité artistique du groupe au point où je n’ai plus eu du tout l’envie de m’investir dans l’écoute de leur dernier album Galapagos. Et pourtant, j’avais beaucoup aimé et ai beaucoup écouté tous les albums précédents. Wednesday Campanella a en quelque sorte perdu son pétillant (son « spark ») depuis ce morceau là. Même la collaboration internationale avec Chvrches sur le morceau Out of my head me paraît sans envergure, sans l’originalité qu’on connaissait de Wednesday Campanella. Je ne déteste pas le côté ultra-pop de Chvrches, mais pour ce morceau, c’est malheureusement sans aucune originalité sonore et la vidéo façon manga est d’un convenu des plus ennuyeux. Je me tourne désormais de plus en plus vers la musique indépendante qui m’offre beaucoup plus de satisfaction sonore.