an empty space in consciousness

IMG_5930m

IMG_5933m

IMG_5951m

IMG_5955m

IMG_5957m

IMG_5959m

Nous sommes ici en quelques photographies entre les stations de Tachiaigawa et Aomono-Yokochō. Comme d’habitude pour mes promenades urbaines, je marche au hasard des rues en essayant de trouver des choses particulières, comme ces têtes d’éléphants aux portes d’un temple. En parlant d’univers particulier, je viens de voir le fascinant film de Quentin Dupieux Réalité, vraiment bizarre et passionnant. Je viens de le regarder deux fois de suite et le range parmi les films cultes. Je connaissais Quentin Dupieux à travers sa musique électronique sous le nom de Mr Oiso et quelques très bons morceaux comme Positif ou Steroids, mais j’apprécie encore plus son cinéma.

Can’t you see the walls are closing in

IMG_5794m

IMG_5798m

IMG_5799m

IMG_5800m

Après quelques années, je repasse dans ce quartier de Shibuya pour constater de l’état des fresques murales que j’avais pris en photos en 2007. Je ne sais pas combien de temps va survivre ce vieil immeuble rougeâtre à Udagawa-Cho sur la première photo, mais je ne lui prédis pas de longues années. Derrière cet immeuble en remontant un peu la rue, je revois la même longue fresque murale prise en photo à l’époque (Street Art 1 et Street Art 3), mais désormais recouverte en partie pas d’autres graffiti sans intérêt, ce qui est bien dommage, mais c’est la loi de la jungle dans ce mini-quartier « préservé » des graffeurs.

Musicalement, je n’étais pas parti à la recherche de nouvelles musiques depuis longtemps et ça fait du bien de s’y remettre un peu. Ce ne sont pas vraiment de nouvelles découvertes, mais je redécouvre Moderat avec un morceau de leur album II intitulé Bad Kingdom et Ultraίsta avec le morceau Bad Insect, deux très beaux morceaux que j’écoute sans fin en ce moment. Je continue avec un morceau encore plus particulier de Holden The Inheritors qui a un petit côté Autechre par la désynchronisation des sons qui tendent vers une harmonie qu’ils n’atteignent pas complêtement (V-proc de Autechre sur Draft 7.30 comme référence dans le domaine). Je continue avec un morceau électronique plus classique Zoetrope par Kings of the Mountains. Et pour terminer, et en plus calme, j’aime beaucoup le morceau électro japonais et la vidéo de Young Juvenile Youth (YJY) intitulé Animation. En faisant quelques recherches, il s’agit au chant de la soeur de l’acteur Shota Matsuda et donc fille de l’acteur Yusaku Matsuda que l’on pouvait voir dans le rôle de Sato dans le film Black Rain de Ridley Scott (que j’ai vu il y a pas longtemps d’ailleurs). Yusaku Matsuda est d’ailleurs mort jeune à l’âge de 40 ans et je découvre avec surprise qu’il est enterré dans le même cimetière que le père de Mari à Nishitama Reien près de Fussa et du mont Takao.

Une autre invasion murale (3)

IMG_4928m

IMG_4931m

IMG_4939m

IMG_4942m

IMG_4962m

IMG_4967m

IMG_4980m

IMG_4990m

IMG_4999m

IMG_5003m

IMG_5005m

IMG_5013m

IMG_5021m

Avec un peu de retard, voici la suite de cette petite série de photographies désordonnées mais toujours avec pour point de démarrage une mosaïque murale de Invader. J’ai trouvé celle ci-dessus dans les rues de Shimo-Kitazawa.Les autres photographies sont vraiment en vrac mais on peut y trouver un bout d’escalier doré du sanctuaire de Hikawa dans Shibuya-ku, la Cadillac de Misora Hibari, quelques photos de rues à Uehara et Shimo-Kitazawa avec quelques maisons à l’architecture intéressante. Celle avec les plaquettes de bois me fait penser à du Kengo Kuma, mais je n’en ai pas trouvé la trace sur son site internet. Certainement autre chose car la forme du bâtiment en elle même est en fait assez quelconque. Coté musique, je suis accroché en ce moment au dernier album de Flying Lotus « You’re Dead! » qui est vraiment très très bon. Avec le nouveau SBTRKT sorti égalent récemment, j’ai beaucoup de bonnes choses à écouter en me promenant dans les rues de Tokyo. Bien que je ne désespère pas, je n’arrive pas à trouver de musique japonaise, électronique ou pas, qui arrive à ce niveau d’inventivité. Cet album de Flying Lotus re-confirme une fois de plus tout le bien que je pense du label Warp.

Nani Nani (2)

IMG_4361m

IMG_4365m

Cet étrange bâtiment de cuivre oxydé, on le doit à Philippe Starck, Il s’agit du Nani Nani et on le trouve à Shirogane. J’avais déjà pris en photo cet étrange objet architectural il y a quelques années (7 ans). Coté musical, quelques morceaux que j’écoute en boucle tout en dessinant ce matin avant que Mari se réveille (Zoa étant en vadrouille): le nouveau morceau de SBTRKT intitulé New Dorp. New York avec la voix de Exra Koenig, assez différent de ce que je connaissais de SBTRKT en plus underground peut être et j’aime beaucoup les associations de voix et les percussions sur ce morceau. J’écoute aussi quelques morceaux électroniques de l’américain de Los Angeles Lost Midas sur son album Off the Course notamment Sunset Strut, et finalement retour au Japon avec Aquarius de Primula. Petite nouvelle photographique, mon objectif photo Sigma 20mms grand angle est apparemment revenu à la vie… Il est increvable mais à surveiller quand même car c’est peut être un dernier sursaut avant de s’éteindre définitivement.

ROCK/MOON (4)

IMG_0645

IMG_0752

IMG_0669

IMG_0799

IMG_0862

IMG_0923

IMG_0903

IMG_0933

IMG_0988

IMG_0999

IMG_0572

IMG_0615

Dix photos encadrées par la pierre de lune viennent terminer cette petite série de quatre épisodes. On est toujours dans cette série à Odaiba, Ueno, Ebisu, Harumi, Aoyama et Tokyo Station. J’ai fait une petite pause photographique depuis cette série.

Quelques mois après Exai, Autechre nous fait le plaisir de sortir un nouvel EP, intitulé L-event. Les morceaux sont superbes et dans la lignée de Exai. J’écoute assez souvent Exai et c’est bien de pouvoir étendre son écoute avec ce nouvel EP L-event. Comme toujours avec Autechre, la musique électronique qu’ils nous proposent est sans compromis et vient titiller les parties inutilisées du cerveau (du moins c’est l’impression improbable que ça me donne). Dans un style et registre émotionnel totalement différent mais également électronique, j’aime beaucoup le travail musical de Hiroshi Watanabe sous son nom de scène Kaito. Je pioche dans les morceaux des disques qu’il a sorti ces dernières années dont le dernier en octobre 2013: Sky is the limit (sur Until the end of time), We are living here et Rainbow circules (sur Trust), Hundred million lightyears et Natural source (sur A hundred million light years), ou encore Isolated Soul (sous le EP du même nom et sous son patronyme). La composition des morceaux est relativement simple et reposante par rapport à Autechre bien que très rythmée. J’aime beaucoup le rythme des morceaux en fait, ainsi que le côté mélancolique. Mon impression contraste assez avec les représentations qu’il donne sur les pochettes des disques, avec en photo son fils très probablement (appelé Kaito j’imagine). En écoutant ces morceaux, me reviennent des images du Tokyo d’il y a quinze ans que je découvrais les premières années. Je ne sais pas vraiment pourquoi ces images me reviennent, mais peut être que cette musique pousse au souvenir et à la réflexion, et s’adapte bien à la promenade urbaine.

Vendredi soir dernier, j’ai assisté à la projection du film « Le Monde après Fukushima » de Kenichi Watanabe et à une lecture d’extraits de « Fukushima, récit d’un désastre » par son auteur Michaël Ferrier. Souvenez vous, il m’avait envoyé ce livre il y a quelques mois et informé de cet évènement à l’Institut Français de Tokyo dans la série Feuilles d’automne 2013, il y a quelques semaines. Ce type d’événements et de rencontres est très enrichissant, dans un environnement qui m’est en fait assez peu familier. En rentrant le soir, la boîte aux lettres me gardait au chaud « La ville est un rêve », aux éditions Katatsumuri, dont je vous parlais il y a quelques billets. Ce bel ouvrage ainsi que la rencontre de ce vendredi m’ont redonné l’envie et le besoin de me remettre au travail sur un photobook. J’aimerais y mettre plus de textes, mais je vais certainement devoir me faire une raison.

C’est amusant et même surprenant qu’on me prenne assez régulièrement pour un architecte ou pour un photographe. Il est vrai que je ne parle jamais de ma profession sur ce blog car je pose volontairement une séparation forte entre mon activité professionnelle et celle que l’on peut voir sur ce blog, qui n’est pas non plus une représentation complète de mes activités personnelles. Je relis d’ailleurs assez souvent une série de commentaires que j’avais reçu en janvier 2009 qui abordait cette réflexion et évoquait Made in Tokyo comme un blog-concept. Ceci dit, on m’a proposé d’être référencé dans un dictionnaire en construction: le « Dictionnaire mondial des photographes d’architecture » initié par un historien de l’architecture et professeur de l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. D’abord surpris par cette demande – être un professionnel de la photographie ou de l’architecture n’est apparemment pas une condition nécessaire pour figurer dans cet ouvrage – je me suis donc plié à l’exercice en proposant un texte pour mon entrée dans le dictionnaire (j’ai d’ailleurs mis à jour la page A propos de ce site avec quelques éléments de ce texte). C’est toujours intéressant de préparer ce genre de textes qui permettent de prendre du recul et de s’interroger sur ses influences et approches. Certains commentaires sur le blog me posent également parfois ce type de questions constructives, qui aident à avancer. Et pour le dictionnaire, on verra bien ce que ça donne mais je suis déjà content qu’on me l’ai proposé.