on rough surface

Surfaces à Shibuya et Akasaka.
Deux morceaux « terribles » qui, je trouve, s’enchainent assez bien, deux instrumentaux frappés par une érosion sonore similaire: The Piano Drop par Tim Hecker sur son dernier album Ravedeath, 1972 (en écoute également sur Pitchfork) et Rano Pano de Mogwai sur leur nouvel album Hardcore Will Never Die, But You Will (morceau en écoute également). Je ne connaissais pas la force du son de Tim Hecker et suis surpris de ré-écouter du Mogwai.

It once turned blue, orange and white

Ca fait quelques jours que je n’ai pas montré de nouvelles photos-compositions. On était en fait assez occupé ces derniers temps à la recherche de maternelle pour Zoa. En plus de cela, je me suis mis dans l’idée de commencer à réfléchir au nouveau photobook. Il n’y a pas à dire, ça me démange plus que jamais, mais j’essaie de freiner mon élan car je voudrais le publier sur Blurb en mars l’année prochaine. J’ai déjà une centaine de pages, mais je vais certainement faire quelques coupures au montage. Je pense que certaines compositions seront seulement sur le photobook. J’essaie également de créer pour ce photobook une articulation entre les différentes séries commencées ces derniers mois, pour obtenir un ensemble cohérent qui tend à raconter une histoire (en images et quelques titrages). Pas facile, mais j’aime beaucoup cet exercice.

A part ça côté musique, beaucoup de bonnes choses en ce moment et en vrac: j’aime décidément beaucoup l’efficacité l’electro allemande de Digitalism sur Blitz ou sur le plus pop pogo, la nouvelle version de Not in Love de Crystal Castles avec Robert Smith au chant, ou le remix par Germany Germany de Baptism des mêmes Crystal Castles, pour les voix féminines Undertow de Warpaint et Secrets de Silver Swans, le rock et les guitares de Les Savy Fav sur Let’s get out of here ou la folie musicale de Viernes sur Sinister Love.

Tokio struktur over the entire empire

Après Megastruktur, je repars vers les structures improbables en apesanteur au dessus de Tokyo, avec ici Shinjuku au loin. J’associe ici encore des éléments de différents buildings importés pour former cette structure volante. C’est derniers jours, j’écoute quelques jolis morceaux de chillwave: Calrissian de Millionyoung, Entire Empire de Viernes et The smoke de Home Video.

Le train liant deux mondes

Je continue mes essais et expérimentations photographiques avec ces trois compositions. Cette petite série commence par une photo d’immeubles récents, ceux de Shiodome, le Jean Nouvel en haut. Le train traverse les brumes et assure la transition avec une atmosphère opposée, un autre monde celui d’un sanctuaire à Hiroo. Je m’amuse beaucoup à perturber l’aspect lisse des immeubles de verre et à ajouter une brume mystérieuse aux temples et sanctuaires.

Je ne peux pas m’en empêcher, je commence déjà à réfléchir à un nouveau photobook. En faisant une première sélection de photos et compositions, j’arrive déjà à un demi photobook, la moitié en nombre de pages de Made in Tokyo Series (160 pages). J’ai encore le temps, peut être parviendrais au milieu de l’année prochaine à avoir assez de matière pour un troisième volume.

Et côté musique, deux morceaux très différents que j’aime beaucoup en ce moment: Sayulita (en téléchargement gratuit) de Apparat et DJ-Kicks pour son atmosphère électro , et I got du groupe Young The Giant pour la voix du chanteur un peu rock rétro.

zebra skies

Après de nombreux passages en noir et blanc, je reviens vers la couleur tout en continuant mes interprétations de l’atmosphère urbain. Ici, le ciel prend des motifs zébrés, sauf sur la première composition où le motif se pose sur l’immeuble. La dynamique de la vue de cet immeuble de béton à Shibuya nous donne quand même l’impression qu’il va s’envoler, malgré sa masse imposante. Pour ceux qui suivent le blog depuis un moment, il reconnaîtront peut être le Hiko Mizuno College of Jewelry, bâtiment datant de 1992 de l’architecte Mitsuru Kiryu. J’aime beaucoup ce design vraiment dur et abstrait, mais j’avais tout de même envie de le radicaliser encore un peu plus.

Sous le ciel zébré de la deuxième photo, un petit bâtiment de béton avec une affiche type manga pour un magasin de vêtement lambda je pense. En fait, non, il s’agit plutôt d’un salon de coiffure, il s’appelle nerds. Et à ce propos, N.E.R.D sort un nouveau single Hypnotize U. J’écoute toujours avec un certain intérêt les morceaux de Pharrel Williams. Celui-ci est produit par Daft Punk, mais c’est surtout la voix de Pharrel qui fait tout l’intérêt du morceau.

Comme la précédente, la dernière composition se passe à Daikanyama. Il s’agit d’un immeuble de Edward Suzuki sous un ciel zébré et des nuages d’encre de chine. En deuxième lien musical, j’écoute aussi Common Heat (également ici) du groupe américain No Age. J’aime ce morceau tout en ayant un avis un peu mitigé, peut être dû au fait que la mélodie de guitare est quasiment calquée sur celle du morceau Stones de Sonic Youth (sur Sonic Nurse). La voix du chanteur est également assez difficile voire agaçante, mais malgré cela j’y trouve une certaine attraction. Peut être son atmosphère Indie Américain qui me ramène quelques années en arrière (il sont sur SubPop). Sur Pitchfork, on peut aussi écouter le morceau Glitter, tout en distorsion noisy. Mais surtout dernièrement, C. était de très bon conseil avec deux très beaux morceaux profonds de The National: Sorrow et Anyone’s Ghost.