the beautiful noise

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Je reprends le titre de ce billet d’un sticker affiché parmi tant d’autres dans un mélange des genres sur un poteau électrique de Daikanyama. En recherchant par curiosité ce à quoi peut bien faire référence ce message « the beautiful noise », je découvre avec surprise qu’il s’agit du titre d’un documentaire sur le mouvement musical rock alternatif underground anglais de la fin des années 80 jusqu’au début des années 90, mixant bruits de guitares, pour composer notamment le style shoegazing. Tiens donc, c’est une sacré coincidence car c’est ce mouvement musical qui me (re) fascine en ce moment. Le documentaire nous parle donc de My Bloody Valentine, Ride, Slowdive, Chapterhouse, que j’écoute beaucoup en ce moment, ainsi que d’autres groupes comme Cocteau Twins ou The Jesus and Mary Chain. Il faut que je trouve ce documentaire pour le regarder.

J’aime également ce titre, car ce « beautiful noise » dont on parle ici sur ce blog en photographies, c’est également Tokyo. Dans mon photobook « In shadows« , je parlais déjà de « Shoegazing photography » lorsque j’abordais le style que je donne à mes photographies et à mes compositions photographiques. J’ai encore et toujours ce besoin de montrer le trop plein, les enchevêtrements urbains, les superpositions de surfaces (le thème des photographies de ce billet précisémment), la densité trop forte des lieux par rapport à l’espace disponible. Peut être qu’à travers les photographies agencées à ma manière sur le blog, je m’essaie à une tentative de remettre de l’ordre dans cette ville, de rétablir inconsciemment une logique entre les lieux et les choses. Comme dans un monde de bruit, on essaierait d’y deviner et d’amplifier une harmonie et une beauté cachée. Tokyo est un terrain formidable pour ce jeu de recherche.

Les fleurs et le béton

Je passe souvent devant cette petite tour de la marque française A.P.C. à Daikanyama. J’aime bien son look sombre et industriel et ses vitres semi-transparentes. Cette tour de béton du francais Paul Chemetov va à vrai dire assez bien avec le ciel gris de ce samedi. Je me promène avec Zoa dans les rues parfois étroites de Daikanyama, celles piétonnes qui zigzaguent entre les maisons individuelles dont le jardin minuscule est souvent envahit par la verdure. Les plantes dépassent sur la voie piétonne déjà bien étroite. Lorsque l’on descend ensuite de Daikanyama vers Hachiyamacho, on rencontre ces fleurs jaunes sur le béton d’une maison protégée comme une place forte.

Gone

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Ce n’est pas sans une pointe de tristesse que j’ai vendu ma moto dimanche dernier. Après de longues réflexions de plusieurs mois, je me suis enfin décidé à m’en séparer. La raison l’a emporté. Il fallait se rendre à l’évidence, je ne l’utilisais plus beaucoup, voire plus du tout ces derniers mois, surtout depuis la naissance du petit. Je me remettrais peut être à la moto plus tard, dans quelques (dizaines) d’années.

La photo ci-dessus est argentique et a été prise en 2004 dans les rues de Daikanyama. En cherchant une photo à montrer sur ce billet, je replonge avec nostalgie dans les quelques excursions touring au Japon que j’ai pu faire il y a de cela quelques années. Un des premiers longs voyages était Hokkaido avec Pierre. Nous partions de Tokyo pour prendre le ferry à Mito jusqu’à Hokkaido. C’était début septembre et il faisait un temps de chien pendant tout le voyage. C’était dur la pluie, mais on se réconfortait dans les « bikers house » toujours très chaleureuses, surtout celle de Wakkanai, le point le plus au Nord. Nous y avons découvert de superbes paysages tout en déroulant les routes sinueuses au bord des falaises à l’Ouest de Hokkaido. Au retour, nous débarquions du ferry à Niigata pour reprendre une petite route agréable le long d’une rivière jusqu’à la ville de campagne Aizu Wakamatsu. Après un dernier onsen, nous regagnions déjà Tokyo.

Comme autres voyages, plus courts, sur un week end, il y a également eu cette virée avec Sylvain et Pierre vers Shirakawa-Go. Nous passions une nuit dans le village même sous une toiture de chaume. L’ambiance y était très agréable et calme. C’était un autre monde. En fin de voyage, sur le retour, nous nous étions fixés rendez-vous avec deux « bikeuses » dont ikuko et son monstre Vmax. Ou cette autre petite virée sur les circuits de course moto de Motegi pour apprécier le hurlement de bolides Moto GP. Pierre et moi étions seulement spectateurs bien entendu.

Mais le voyage le plus long et le plus marquant était la découverte du Sud-Ouest à moto. Pierre, Laurent, Sylvain et moi partions de bon matin pour une longue journée vers Osaka. Après la découverte rapide du centre ville le soir, nous étions bien fatigués et il fallait reprendre la route tôt le lendemain direction Shikoku. Je garde un excellent souvenir de Shikoku, des routes sinueuses et étroites bordées d’arbres dans la montagne, les longues lignes en courbes le long de la rivière Shimanto, les arrêts pour dormir sous la tente dans la nature avec vue sur une petite baie paisible au petit matin, ou encore les falaises accidentées des presqu’îles. En descendant vers Kyushu, nous posions notre tente pratiquement sur les plages de sable blanc de Miyazaki, explorions les petits izakaya de campagne tout en goûtant aux spécialités du coin (l’alcool de pomme de terre …). Notre voyage de 10 jours nous fit remonter ensuite vers le mont Aso pour d’autres paysages magnifiques, pour ensuite rejoindre Oita, un peu triste, car nous devions déjà regagner Tokyo. Des souvenirs inoubliables …

Projections à Daikanyama

A Daikanyama, dans une salle vide et couverte,
– Tiens, on annonce une exposition de photographies urbaines dans cette salle vide. On peut, dit on, y voir la ville et ses détails en s’asseyant quelques minutes sur le sol.
– Ca me rappelle cette mini-exposition dans des espaces clos et reduits. On peut voir bouger la ville assis dans un fauteuil.
– Ou encore cet espace en plein air loin de Tokyo, où était-ce déjà. Ah oui, quelque part à Izu.
– Moi, je ne vois rien, à part une toile bleue foncée attachée au mur.
– Oui, c’est normal, c’est virtuel

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Retour au réel, pendant que j’écris les quelques mots ci-dessus, je reçois cette invitation par email pour l’exposition Koban. J’avais parlé brièvement de l’un des auteurs, Louis-Cyprien Rials, à travers quelques liens vers ces postes de police pris de nuit, seuls bâtiments allumés dans des rues désertés. L’exposition se déroule au Metro Square, Sankei Building, 1-7-2 Otemachi, Chiyoda-ku du 15 au 19 octobre 2007 de 9AM à 6PM. Difficile pour moi d’aller y faire un tour malheureusement vu les horaires…

Tokyo en Noir et Blanc 4

On continue la série des photos de Tokyo en Noir et Blanc avec en toute logique la 4ème partie. Pratiquement toutes les photos ont été prises lors d’une très belle journée de Novembre, pendant une longue marche à pied de Ebisu en passant par Naka-Meguro jusqu’à une petite banlieue de Sangenjaya. J’ai ajouté assez peu de photos cette fois-ci, à vrai-dire. Il faut tout simplement que j’essaie d’être un peu plus sélectif sur les photos que je mets sur ce site, il y a en tout presque 2000 photos sur le site, ça fait un peu beaucoup (NDLR: « ça fait trop »).

Vieille voiture à Ebisu

Ebisu, rivière bétonnée

Immeubles mysterieux sur la Meiji Dori

Près de Daikanyama

Escaliers. Daikanyama

Magasins Beams à Daikanyama

New Otani, Hotel à Akasaka

Hôtel et restaurant devant le New Otani, Akasaka

Pot de fleur. Naka-Meguro

Vers Sangenjaya, sur la 246

Banlieue de Sangenjaya, temple a Sho-In

Boutique Polka Dots

Joeurs de Go dans un Club donnant sur la rue

Immeubles de Shibuya au loin