somewhere nowhere (1)

La pluie incessante qui m’empêche de sortir pour prendre des nouvelles photographies me contraint à aller chercher dans mes archives des photographies plus anciennes, certaines que je n’avais pas pu placer dans un précédent billet car elles ne s’y intégraient pas bien. Il y a eu 15 jours de pluie sur les 20 premiers jours de septembre. Quand on regarde les statistiques depuis le mois d’Août, on compte un total de 30 jours de pluie sur les 51 derniers jours. Le front pluvieux d’automne (秋雨前線) reste exceptionnellement longuement bloqué près du Japon, et les typhons apportent continuellement de l’air humide venant de l’Océan Pacifique. Les pluies se succèdent presque sans répit. Je ne déteste pas la pluie mais ça commence à faire un peu long.

J’avais mentionné dans un précédent billet l’artiste électronique australienne Ninajirachi (Nina Wilson), et par extension j’écoute maintenant underscores, de son vrai nom April Harper Grey, originaire de San Francisco. Elle forme avec Ninajirachi et quelques autres une scène non-officiellement nommée Girl EDM. Le terme assez récent vient directement de Ninajirachi, car c’était le titre de son EP datant de 2024. Sans être un genre musical à proprement parler, Girl EDM désigne une scène féminine émergente de la musique électronique portant une esthétique sonore similaire et proche de la computer pop. On reconnaît des similitudes entre Ninajirachi et underscores mélangeant l’EDM du début des années 2000 avec des sensibilités actuelles proches entre autres de l’hyperpop. De la compositrice underscores, j’écoute le dernier album intitulé U sorti en Mars 2026 qui m’accroche dès le premier morceau, qui doit être le meilleur de l’album. Tell Me (U Want It) a une construction très particulière comme un chaos contrôlé, avec une approche très pop contrebalancée par une structure assez complexe pleine de soubresauts. J’adore en particulier quand elle se lance dans des phrasés rapides, même s’ils sont de courte durée car le morceau se court-circuite ensuite lui-même. Le morceau tout simplement intitulé Music est en comparaison plus simple de composition mais garde cette même tension émotionnelle qui me plaît beaucoup. Sur l’album, les structures sonores nous semblent parfois familières mais elles sont grandement remodelées, avec souvent l’ajout de portions de sons étonnants, comme des bribes de voix. Le morceau Hollywood Forever est également assez atypique pour l’interruption soudaine d’une grande masse EDM qui vient couper le morceau en deux pour le faire basculer vers un rythme très mélancolique très bien penser. Sur le septième morceau Do It, l’apport de courts passages secs de guitare m’a tout de suite fait penser au morceau She Wants to Move du groupe N.E.R.D. sur leur album Fly or Die (2004), mais il ne s’agit pas d’un sample et je doute même qu’il s’agisse d’une influence. Il m’arrive régulièrement de déceler ce genre de similitudes dans des morceaux récents, mais retrouver la correspondance exacte n’est parfois pas aisé, surtout quand l’impression de ressemblance est assez flou et se joue seulement sur un changement de ton particulier à l’intérieur d’un morceau. Ne pas trouver la correspondance que je recherche pourrait presque me rendre fou, mais je sais heureusement quand il est temps de stopper les recherches.

Je reviens vers l’artiste électronique underground new-yorkaise James K, de son vrai nom Jamie Krasner, car j’ai été très impressionné par le morceau Wake où elle chantait sur une composition de Priori. J’avais découvert ce morceau dans un épisode récent de Liquid Mirror. James K est une habituée des playlists d’Olive Kimoto, car j’avais également découvert sur Liquid Mirror le morceau Doom Bikini présent sur son album Friend sorti en 2025. Je me replonge maintenant dans l’univers atmosphérique proche de la dream pop de cet album avec quelques autres morceaux, notamment le sublime Play. J’aime aussi beaucoup le très beau morceau Hypersoft Lovejinx Junkdream qui nous amène à la frontière du rêve. Cet univers couvert de textures numériques floues semble en fait être Tokyo, car les images de la vidéo y sont tournées. Dans les crédits de la vidéo, j’ai été assez surpris de voir le nom de Hana Watanabe du duo électronique Tamanaramen (たまならめん). Elle filme en fait la vidéo avec James K et y apparaît même à plusieurs reprises, ce qui laisse penser que les deux artistes sont proches. Dans le duo audiovisuel Tamanaramen composé des sœurs Hana et Pikam (ou Hikam), la sœur aînée Hana est l’artiste visuelle et VJ tandis que Hikam est chanteuse, productrice et sound designer. Je n’avais pas écouté la musique du groupe depuis un petit moment et c’est l’occasion de la redécouvrir avec le très ludique Sofa Dance sorti cette année sur leur EP Limehouse. Ce morceau de house minimal est hypnotique et aérien. La voix murmurée et les paroles simples de Hikam tournant en boucle dans le morceau finissent par s’imprégner dans notre cerveau, au point où on aimerait que le morceau dure plus longtemps. L’intérêt du morceau vient également des nappes électroniques qui se suivent comme des phases légèrement différentes. Visuellement, on remarque bien entendu cette étrange danse où les sœurs Watanabe tournent mécaniquement leurs têtes pour faire voler leurs cheveux. Dans les coulisses du festival Summer Sonic 2026, on voit même Steve Aoki se prêter au jeu. Il faut dire qu’il a la tignasse de cheveux qui le permet.

Je connais assez bien les sorties solo des trois artistes électroniques e5, killwiz et 嚩ᴴᴬᴷᵁ dont je parle assez régulièrement dans mes billets, mais voilà qu’elles reprennent leur projet en groupe sous le nom Dr.Anon avec un EP de six titres intitulé second opinion sorti le 26 Août 2026. Je retiens surtout le cinquième morceau TerroRe:Star où elles chantent (et rappe pour e5) toutes les trois. Je trouve que ce morceau composé et produit par nekoRB est le mieux construit du EP car il ne part pas trop dans les excès hyperpop et les qualités des voix des trois se complètent bien. Comme toujours, la voix de 嚩ᴴᴬᴷᵁ est celle qui est la plus difficile à appréhender mais c’est aussi celle qui m’intéresse le plus. Pour la petite histoire, suite à ma proposition de titre pour un de ses morceaux en solo, elle m’a finalement remercié mais le dit morceau n’a toujours pas trouver de titre définitif. Sur cet EP, je remarque également le morceau KIRAE produit par VLOT, qui est annoncé comme étant interprété par Killwiz et Ponika. Il s’agit bien de la même personne car Ponika était son précédent nom de scène lors de ses débuts avec Dr.Anon. Lorsqu’on la voit maintenant sur la vidéo du morceau et qu’on la compare à la première époque de Dr.Anon lors des courts interviews sur Neet Tokyo (ニートTokyo), c’est le jour et la nuit. C’est d’ailleurs l’image d’un changement qu’elle donne en se dédoublant sur la vidéo de KIRAE avec l’ancienne Ponika (en brune) et la nouvelle Killwiz (en blonde) beaucoup plus sûre d’elle-même. Musicalement parlant, ce morceau reste assez proche des sorties récentes de Killwiz en solo. Dans la même constellation digicore, j’écoute aussi beaucoup le morceau fact react de la compositrice et interprète utumiycom. Ce nom, certes étrange, m’était en fait déjà familier car elle a assuré le mixage et le mastering de plusieurs morceaux du EP Another Seraph de nyamura, dont j’ai déjà parlé dans un précédent billet. Le morceau fact react, sorti en 2024 et donc avant Another Seraph, est clairement très proche de l’univers musical de nyamura, avec une voix à la fois fragile et affirmée.

Le magazine AVYSS, notamment son premier numéro papier, parle régulièrement de l’artiste alternative Yoyou, originaire de Kanagawa, qui vient de sortir son premier album Yoyou Narino (余裕なりの) le 9 septembre 2026. J’en écoute deux morceaux que j’aime beaucoup, Pm (夕方) et Joro (ジョーロ), tous les deux composés par Ninaa, dans une ambiance hip-hop électronique intime, brumeuse et flottante. Pour terminer dans des courants beaucoup plus mainstream mais toujours avec cette ambiance glitch-pop et hyperpop électronique, j’ai été très agréablement surpris par la direction prise par Giselle (Aeri) du groupe k-pop aespa sur son titre solo BYEB4HELLO sorti sur une compilation de singles solo des membres du groupe intitulée SYNK : COMPLaeXITY 2026. Le morceau évolue dans des sons pop lumineux avec une structure plus mélodique que ce qu’on peut souvent entendre sur des morceaux hyperpop plus radicaux. On ne peut pas dire que Giselle se soit vraiment échappée du groupe aespa, mais l’empreinte K-pop est quasiment inexistante sur ce morceau.

a beautiful place, an eagle in your mind

Allez savoir pourquoi, je réécoute en ce moment beaucoup l’album Geogaddi de Boards of Canada. Cet album sorti en 2002 m’a toujours fasciné et je le réécoute de temps en temps, mais l’écoute devient presque obsessionnelle ces derniers temps. C’est certes un album rempli de mystères et d’interprétations parfois fantaisistes, mais ce n’est pas la raison première pour laquelle cette musique m’attire. Des morceaux comme Music is Math, Sunshine Recorder et Alpha and Omega ont une beauté hypnotique, parfois même subliminale, spirituelle et ésotérique très certainement. Je les écouterais bien comme catalyseur pour mes histoires du Tokyo Parallèle, mais pour l’instant le morceau Sunshine Recorder m’inspire les deux photographies ci-dessus. Enfin, je sais très bien la raison pour laquelle je réécoute Boards of Canada. Le groupe va en fait sortir un nouvel album intitulé Inferno, le 29 Mai 2026. Le premier extrait intitulé Prophecy At 1420 MHz me fait attendre cet album avec impatience. Les commentaires sur YouTube sont souvent les meilleurs des réseaux sociaux (les commentaires sur les autres réseaux sociaux sont souvent proche du vide abyssal). Je retiens celui-ci: « props to BoC for featuring smaller artists like God ». Dans un autre commentaire, on nous précise que dans un article publié en 1959, les physiciens de l’université Cornell Philip Morrison et Giuseppe Cocconi avaient émis l’hypothèse que toute civilisation extraterrestre tentant de communiquer par signaux radio pourrait utiliser une fréquence de 1420 MHz, naturellement émise par l’hydrogène, l’élément le plus commun de l’univers et donc probablement familier à toutes les civilisations technologiquement avancées. Tout un programme.

Dans un style très différent et plus euphorique, j’ai beaucoup écouté ces derniers mois le premier album de Ninajirachi intitulé I Love My Computer sorti en Août 2025. Ninajirachi, de son vrai nom Nina Wilson, est une compositrice électronique, productrice et DJ australienne née en 1999. Son nom de scène est en fait inspiré par le Pokémon Jirachi (ジラーチ). J’apprends avec beaucoup d’intérêt que Jirachi hiberne pendant la majeure partie de sa vie, ne se réveillant que durant sept jours tous les mille ans. Il peut également être éveillé si une voix d’une grande pureté lui chante une mélodie. Je ne suis pas sûr que la voix de Nina soit d’une grande pureté mais sa musique a par contre tout ce qu’il faut en énergie pure, mélangeant hyperpop, EDM mélodique, trance, electro-house et textures numériques très inspirées de la culture internet. Elle évoque dans ses morceaux son adolescence sur internet et la relation intime avec son ordinateur. Les deux premiers morceaux de l’album sont plaisants mais l’album passe un cap avec le troisième intitulé Fuck My Computer, qui est un des meilleurs de l’album. Ce morceau est aussi étrange et décalé que sublime, évoquant une sorte de surcharge mentale digitale. Le morceau suivant CSIRAC part vers des sons trance un peu inattendus qui font également partie des meilleurs moments de l’album. J’avais découvert cet album avec les deux morceaux It’s You (avec Daine) et Infohazard, qui restent plus immédiatement accrocheurs, sans mettre de côté une certaine mélancolie technologique. Le gros single de l’album reste All I Am et il fait clairement bouger les foules, comme on peut le voir sur certaines petites vidéos sur son compte Instagram. L’album a reçu d’excellentes critiques, et je pense que Ninajirachi doit être sur un nuage. Son énergie sur scène a l’air en tout cas très communicative et se lit sur son visage. J’aurais aimé la voir en concert à Tokyo un peu plus tôt cette année mais j’ai découvert cet album un peu trop tard. J’avais initialement découvert la musique de Ninajirachi grâce à une des trois setlists de Yeule sur NTS Radio. Il s’agissait du morceau Ninacamina de Ninajirachi & Izzy Camina, très violemment remixé par KAVARI. La vidéo du morceau montre des représentations de la chanteuse virtuelle Hatsune Miku (初音ミク), ce qui m’avait fait comprendre tout l’intérêt que Ninajirachi éprouve pour la culture pop japonaise.

le point de fuite des fourmis

L’étrange araignée gonflable que l’on peut voir depuis la rue principale du quartier de Daikanyama à travers la grande baie vitrée de la petite galerie de Hillside Terrace attire tout de suite le regard. On la devine en mouvement comme si elle respirait profondément. Je m’approche de la galerie. Elle occupe la quasi totalité de l’espace. Une pompe à air lui fait bouger les membres de manière intermittente. Autour de ses pattes noires et roses, elle est décorée de multiples couleurs. Ses formes sont étranges sans pour autant être vraiment inquiétantes. Il s’agit d’une création de l’artiste Lee Byungchan (이병찬), originaire de Corée du Sud et né en 1987. Ces œuvres évoquent des étranges créatures ondulantes, réalisées en plastique jetable. Elles viennent parasiter symboliquement le corps humain dans des mises en scène photographique ou filmées. Son travail artistique entend rendre visible la matérialité invisible des énergies circulant dans les espaces urbains, traduire la masse urbaine en des formes respirantes. Dans une autre salle de l’exposition montre des vidéos de ces étranges monstres portatifs accrochés au dos des personnes sans qu’ils où elles ne s’en rendent apparemment compte. On imagine ces objets comme des représentations imagées de l’être profond que l’on ne souhaite pas montrer aux autres mais qui finit par transparaître dans toute son évidence (ndlr: l’auteur de ces lignes se demande en ce moment à quoi pourrait ressembler cet appendice extérieur en ce qui le concerne). Cette petite exposition s’intitulait The Vanishing Point of the Ant (アリの消失点) et se déroulait du 26 Avril au 25 Mai 2025 dans la petit galerie Art Front Gallery de Hillside Terrace.

Après son album Flesh sorti le 11 Mars 2025, l’artiste électronique cyber milkちゃん nous propose un long mix d’un peu plus d’une heure intitulé Ambient & Experimental mix with cyber milkちゃん sur sa chaîne YouTube et je l’écoute bien sûr avec attention. On y retrouve l’ambiance indistincte et vaporeuse qu’on pouvait entendre et apprécier sur son album. A la 27ème minute du mix, je crois reconnaître l’instrumental Movement III: Linear Tableau with Intersecting Surprise de Sufjan Stevens sur son album The BQE, morceau que j’adore au plus haut point (ndlr: ce plus haut point serait placé sur une hypothétique hiérarchie musicale qui n’aurait bien sûr qu’assez peu de sens mais qui aurait au moins le mérite de traduire l’enthousiasme ponctuel ressenti). Sauf que dans le mix de cyber milkちゃん, ce morceau est presque irreconnaissable au point où je me demande tout le long de mon écoute s’il s’agit bien de celui-ci. Je lui ai bien demandé, mais seule la divinité Benzaiten (ndlr: divinité bouddhiste japonaise du savoir, des arts dont la musique, entre autres) pourra prédire si elle me répondra un jour. A propos de mix, j’attends avec une certaine impatience le nouvel épisode mensuel de Liquid Mirror d’Olive Kimoto sur NTS Radio, qui aurait dû arrivé à la fin du mois de Mai et qui commence à tarder. Je patiente donc en réécoutant encore l’épisode du 29 Avril 2025, qui est excellent dès les premières minutes avec l’étrange et hypnotisant Xith c. Spray de Lee Gamble qui pourrait nous faire entrer en médiation transcendantale si on n’y criait gare. Ce morceau est tiré de l’album Models sorti en Octobre 2023.

Alors qu’on parlait justement de NTS Radio dans les commentaires d’un précédent billet, mahl me fait remarquer très justement que Yeule y a également sa chaîne avec trois épisodes diffusés cette année dans une série intitulée ALTAR ♱ ELECTRONICA W/ YEULE. Je m’empresse de les écouter en me promenant du côté des quartiers d’Ayase et de Kameari dans le Nord de Tokyo (ndlr: ces lieux seront le sujet d’un prochain billet), alors que j’avais une après-midi entière à passer seul. On n’est jamais vraiment seul lorsqu’on est entouré de bonnes musiques, même si la solitude est un élément indissociable de mes promenades tokyoïtes (ndlr: ceci pourrait également être le sujet d’un billet, plus long peut-être). J’écoute donc les trois épisodes disponibles en ordre antéchronologique, en commençant donc par celui du 28 Février, puis celui du 31 Janvier et finalement le premier épisode du 3 Janvier 2025. Les trois heures d’écoute à la suite ne sont pas de tout repos, car le son y est très abrasif, disruptif et à l’atmosphère très sombre à l’image des photographies accompagnant l’émission prises par le photographe américain Neil Krug. On ne s’ennuie pas car on y trouve beaucoup d’excellents moments, comme par exemple le morceau Ninacamina de l’artiste électronique australienne Ninajirachi avec la productrice américaine Izzy Camina, remixé par le DJ anglais KAVARI. Dans les mixes, on reconnaît parfois mais rarement quelques morceaux de l’électronique mainstream comme le Born Slippy d’Underworld, mais dans une version défigurée par le DJ et producteur américain Cenaceae. Je n’étais pas vraiment surpris de voir dans ces mixes un morceau de Grimes. Il s’agit d’un de ses premiers singles intitulé Genesis (ndlr: et peut-être son meilleur le plus inspiré tant musicalement que visuellement), sauf que le morceau est accrédité au musicien électronique grec Michail Chondrokoukis, sous le nom Apu Nanu, qui le remixe en fait complètement. A ses débuts, je ressentais que Yeule prenait Grimes comme une sorte de modèle, mais elle est désormais partie beaucoup plus loin musicalement. Yeule vient d’ailleurs de sortir son nouvel et quatrième album Evangelic Girl is a Gun, que je pressentais être excellent à l’écoute des trois singles sortis à l’avance. À part ces singles, je trouve malheureusement le reste de l’album en deçà, à la limite un peu fade surtout si on les compare à l’excellent single Evangelic Girl is a Gun qui donne son titre à l’album. L’approche est moins écorchée que sur ses albums précédents et je pense que c’est la raison pour laquelle je le trouve moins intéressant, tout en n’étant pas mauvais pour autant, loin de là. Les trois mixes de NTS Radio sont en comparaison beaucoup plus puissants. Mais comme le fait d’être déçu d’un nouvel album de Yeule me déçoit, je vais certainement entamer une nouvelle écoute qui me fera peut-être changer d’avis.