Fixed

Sur les deux dernières photos, mon nouveau vélo. J’avais assez envie de remplacer mon vieux petit vélo et j’ai assez vite trouver un modèle qui me plaisait chez F.I.G. Bike à Daikanyama. En se promenant dans les rues de Tokyo, j’avais remarqué, en regardant bien et surtout dernièrement, qu’un « assez grand » nombre de vélos sont à simple vitesse, mais je ne soupçonnais pas qu’ils étaient à pignon fixe. A vrai dire, je ne connaissais pas vraiment ce concept de pignon fixe, ou fixed gear, ou fixie, dérivé des vélos de piste. C’est à dire que la roue arrière est en lien constant avec le pédalier. On ne se repose jamais, car on n’a pas l’option de la roue libre. Même en descente, il faut pédaler. Théoriquement on peut faire une marche arrière ou freiner sans freins. Quitte à changer de vélo, autant essayer quelque chose de nouveau. Mon nouveau vélo de marque danoise Vivo, modèle Bellissimo modifié et distribué par Diatech est donc single speed fixed gear. C’est assez bizarre au début mais après une semaine je commence à prendre la machine en mains. Je commence à prendre le coup pour décélérer sans les freins mais il faut beaucoup anticiper. Enfin bon, j’utilise beaucoup les freins évidemment, mais le pignon fixe fait que l’on essaie de gérer son rythme en évitant d’accélérer comme un fou pour freiner brutalement. On anticipe beaucoup plus et c’est marrant comme ça ressemble beaucoup plus à de la conduite, c’est très plaisant.

Sinon, sur les autres photos, on reconnaîtra le 21_21 Design Sight, par Tadao Ando à Tokyo Mid-Town. C’était une journée très agréable le week end dernier. Zoa allait de sauts en sauts à Mid-Town et ensuite Roppongi Hills.

FUKUTOSHIN+ANDO

Miyazaki Aoi nous l’annoncait depuis quelques temps dans les publicités Tokyo Heart pour Tokyo Metro, la nouvelle et 13ème ligne de métro Fukutoshin vient d’ouvrir le 14 juin 2008, alors que notre avion attérit sur Narita. J’attendais cette ouverture pas tellement pour la ligne de métro en elle-même, reliant Shibuya à Ikebukuro sous la rue Meiji, je la prendrais certainement assez peu, mais plutôt pour la nouvelle station à Shibuya.

shibuya-station

Tadao Ando conçoit pour cette station Fukutoshin une forme spatiale souterraine, un volume oval de 80 mètres de long placé entre le troisième et cinquième étage souterrains de la station. Le volume est vide et percé pour donner accès à l’entrée vers les quais. Une ouverture permet de voir depuis l’étage B3, les quais à l’étage B5. Le design général est fait de formes rondes, de cylindres aux surfaces superbes. En regardant la grande voûte de forme ovale, j’ai un peu de mal à me dire qu’il s’agit d’une création de Ando, ça me fait un peu penser aux formes futuristes de Makoto Sei Watanabe. Remarquez les créations de Ando à Tokyo Mid-Town et Harajuku avaient quand même un esprit futuriste.

En dehors de son design particulier, la forme ovale centrale prend également en compte les considérations environnementales chères à Ando en intégrant une circulation naturelle de l’air depuis l’extérieur et des tubes de refroidissement à eau parcourant les sols et plafonds.

La nouvelle station Fukutoshin est placée sous l’ancien building Tokyu Bunkakaikan. La station fait partie d’un plan de développement de cette zone de Shibuya par Tokyu. Tokyu prévoit au dessus de la station et d’ici 2012, un complexe multi-utilisation composée entre autres d’un department store, de zone bureaux, et de salles d’exposition.

La Collezione en ombres et lumières

Je n’avais pas pris de photos d’architecture depuis quelques semaines. Ce ne sont pas les objets architecturaux qui manquent à Tokyo mais plutôt le temps qui me manquait énormément ces derniers week-ends pour partir à leur recherche. Près du carrefour de Omotesando, tout le monde passe devant l’immeuble La Collezione sans soupçonner la complexité qui se cache à l’intérieur. C’était mon cas également, et je découvre l’intérieur arrondi de ce batiment en béton de Tadao Ando pour la première fois. Les façades rectilignes cachent un cylindre entouré d’escaliers qui montent et descendent, on passe d’espaces très sombres à la lumière se frayant un chemin à travers les réseaux de piliers croisés.