petit voyage de printemps (11)

Ce sont les dernières photographies prises au temple Zenkō-ji (善光寺) pendant la cérémonie Gokaichō qui prend fin. On nous dit qu’elle a pris du retard, ce qui ne nous arrange pas beaucoup car il faut bientôt penser à rentrer vers Tokyo. La curiosité nous pousse quand même à rester encore un peu, ne serait-ce que pour voir ce fameux pilier de bois découvert de son tissu blanc. Les moines bouddhistes tirent normalement sur des cordelettes blanches d’un coup pour découvrir ce pilier, mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Une des cordes s’est coincée et on a dû faire venir une échelle pour la décoincer. Les foules s’est fait plus denses autour du hall principal. Peu avant cette découverture, le prêtre en chef est arrivé dans le silence général. Je n’ai pas osé prendre de photos à ce moment là. Après la fin de cette cérémonie, on nous annonce qu’on pourra toucher des mains ce pilier nouvellement découvert mais on n’a plus le temps d’attendre. Une des personnes invitées à la cérémonie, un notable peut être qui était debout derrière les moines, distribuent à la foule des petits papiers de couleur marquées du nom de Zenkō-ji en provenance du cortège. Nous y voyons là un signe suffisant pour nous remettre sur la route. Il faudra environ 3 heures d’autoroute pour rentrer, sans aucun embouteillage, ce qui est très rare. Ce billet conclut cette petite série de onze épisodes.

oublier les cerisiers (5)

Les deux premières photographies de cerisiers en fleurs ne sont pas prises dans un lieu particulièrement connu pour le hanami, mais dans une rue quelconque de Mita. Les résidences de cette rue sont d’un autre âge et le seul intérêt visble de cette rue vient des cerisiers qui la bordent. Les cinquième, sixième et septième photos reviennent vers Shibuya en pleine re-construction près de la partie Sud de la gare. Les tours commencent petit à petit à sortir de terre. Je passe volontairement et régulièrement par cette petite rue rendue piétonne longeant la voie ferrée pour constater de l’évolution du décor urbain. Cette rue piétonne parmi les constructions débouche sur la rue en pente Sakurazaka. Des groupes de personnes posent devant des lampions estampillés des noms des entreprises alentours. Sur un des murs blancs temporaires autour des constructions, je remarque une affichette pour la police nationale. Les yeux violets du major Motoko Kusanagi nous surveillent mais je n’ai pas encore vu de tachikoma dans les rues.

petit voyage de printemps (10)

L’entrée principale du complexe de temples autour de Zenkō-ji (善光寺) se trouve dans sa partie Sud. Une longue rue y mène depuis la station ferroviaire de Nagano. Cette rue devient ensuite piétonne jusqu’à la première porte appelée Niomon. Dans cette zone piétonne, on trouve de nombreux ryokan utilisés par les pèlerins et des temples. Après avoir traversé la porte Niomon, le rue piétonne devient une allée commerçante appelée Nakamise jusqu’à la grande porte Sanmon dont je parlais dans les billets précédents. Comme nous étions initialement entrées dans l’enceinte de Zenkō-ji par la zone Nord où se trouvent les parkings, nous descendons cette rue piétonne en contre-sens pour la remonter ensuite tranquillement pendant que la cérémonie Gokaichō prend son temps près du grand hall. La fin de journée approche et il nous faut environ trois heures d’autoroute pour rentrer, mais nous avons tout de même envie de rester un peu plus longtemps pour voir le reste de la cérémonie.

petit voyage de printemps (9)

En raison des préparatifs de la cérémonie Gokaichō comme je le mentionnais dans le billet précédent, les visites de l’intérieur du hall principal Hondō et de la grande porte Sanmon ne pouvaient se faire que dans la matinée. Nous avons eu la présence d’esprit d’aller à Zenkō-ji (善光寺) assez tôt le matin pour les visiter avant la fermeture. Monter à l’étage de la grande porte Sanmon donne une vue d’ensemble du complexe de temples de Zenkō-ji, notamment une belle vue de l’impressionnant hall principal. Je ne me souviens pas être déjà monté à l’étage de ce genre de grande porte. La visite du grand hall donne accès à un long couloir en sous-sol dans le noir quasi complet. Il y a quand même quelques lanternes pour s’orienter car ce couloir n’est pas en ligne droite. On dit qu’il faut marcher dans ce couloir avec la main posé sur le mur pour tenter de trouver la clé du paradis. La croyance dit que toucher cette clé permettrait une renaissance au paradis. J’ai personnellement manqué ma chance cette fois-ci, mais je me rattraperais dans une prochaine vie (restons positif). Les photographies ci-dessus montrent le début de la cérémonie qui se déroulait le 2 Avril, avec l’arrivée d’un cortège pourtant la statue de bouddha ou plutôt sa réplique Maedachi Honzon (j’ai eu un peu de mal à saisir toutes les subtilités de cette cérémonie). Cette cérémonie était filmée et une partie de la place entre le hall principal et la grande porte n’était plus accessible au public. On a heureusement pu trouver une petite place près des marches du grand hall. Nous continuerons avec quelques autres photos dans le prochain billet.

oublier les cerisiers (4)

Les cerisiers en fleurs sont ici ceux du parc Tako à Ebisu et de l’avenue Meiji au niveau du passage surélevé pour piétons de Shibuyabashi. Je prends en photo tous les ans les cerisiers en fleurs de l’avenue Meiji, car c’est un des plus bels endroits de Tokyo. Ils sont particulièrement denses entre Shibuyabashi et Tengenjibashi, et formeraient presque un tunnel si on étirait les branches un peu de chaque côté. Les autres photos de ce billet s’éloignent des sakura, car il faut bien les oublier progressivement, et s’attardent sur ce qui attire mon regard dans les rues encombrées de Shibuya et d’Ebisu: une mosaïque de l’artiste Invader, une affiche d’une statue de Bouddha pour une exposition dédiée à Nara, une moto Kawasaki vintage en rouge et noir, un magasin de disques vinyles appelé Ultra Shibuya avec une enseigne rétro-futuriste en néon et une affiche du groupe Kinoko Hotel (que je n’ai pas encore écouté mais qui m’intrigue depuis quelques temps) posée sur la baie vitrée. J’observe également beaucoup l’évolution des graffitis de rue, et j’aperçois récemment ceux du groupe appelé « Tokyo Zombie Crew« , qui me rappellent un peu le « Tokyo is yours » qu’on a aussi beaucoup vu dans les rues de Tokyo. On ne trouve bien entendu que peu d’informations sur ces grapheurs même si certains sites web essaient de les répertorier.