quelques journées d’été (1)

Nos petites vacances d’été viennent de se terminer. Comme à notre habitude, elles étaient courtes mais denses, enfin peut-être un peu moins occupées que celles de l’année dernière dans la préfecture de Shiga. Nous sommes partis trois jours pour deux nuits à la recherche des châteaux japonais. Notre objectif était de retourner à Aichi pour aller d’abord visiter le château d’Inuyama que nous n’avions pas pu voir l’année dernière, faute de temps. Tout comme le château d’Hikone que nous avons visité l’année dernière et celui de Matsumoto que nous sommes allés voir en début d’année, le château d’Inuyama est un château historique classé comme trésor national. Il a heureusement été préservé des destructions de signes de guerre pendant la restauration Meiji, ce qui n’a pas été le cas de nombreux château japonais. Les premières constructions du château datent de 1440 mais le bâtiment actuel date de 1537, construit sous la supervision du seigneur Oda Nobuyasu, l’oncle du seigneur de guerre Oda Nobunaga, un des unificateurs du Japon pendant la période Sengoku (1477 – 1573). À partir de 1617, le château devient la propriété du clan Naruse, vassaux du clan Matsudaira dont fait partie Tokugawa Iieyasu. Il restera sous le giron des Naruse pendant presque 400 ans, jusqu’à 2004. Ça me surprend d’ailleurs qu’un château pareil reste une propriété privée pendant aussi longtemps. Le domaine d’Inuyama se trouve dans l’ancienne province d’Owari, au bord du fleuve Kiso qui sert de frontière entre les actuels préfectures d’Aichi et de Gifu.

Après quatre heures et demi d’un long trajet en voiture sur l’autoroute Shin-Tomei, nous ne sommes pas mécontents d’arriver enfin à notre destination. Alors qu’on approche de la ville d’Inuyama, nous recherchons du regard un château perché dans les montagnes, mais il nous faut vraiment approcher de notre destination pour finalement l’apercevoir, majestueux en haut d’une colline surplombant le fleuve. De premier abord, sa taille me fait penser à celle du château d’Hikone. Il n’est pas aussi grandiose et élégant que le château de Matsumoto mais son emplacement lui donne une beauté toute particulière. Il faisait environ 38 degrés dehors lors de notre visite et nous n’avons pas trouvé la fraîcheur à l’intérieur de la forteresse, malgré les gros ventilateurs placés à certains endroits. On grimpe les escaliers très inclinés du donjon (Tenshu) jusqu’au dernier étage. Le parquet grince sous nos pas, ce qui inquiète Zoa, ou le surprend plutôt. Ce qui m’inquiète personnellement est de faire le tour du dernier étage du donjon sur le balcon de bois dont la balustrade est particulièrement basse. Je succombe toujours au vertige et je n’ai donc pas pu en faire le tour. Les photographies de la vue magnifique sur le fleuve et sur la ville sont donc prises à une certaine distance du bord du balcon. Le bâtiment étant historique, il n’y a bien entendu aucune barrière de protection additionnelle. Ce petit contretemps ne m’empêche pas de profiter du reste du château, qui se visite assez rapidement tout de même, et de tenter différentes prises photographiques depuis l’approche du château à travers les branchages. Cet espace devant le château est particulièrement agréable et nous ferait presqu’oublier la chaleur ambiante.

ゴールのないウサギとカメみたい

La période estivale, surtout celle du mois d’Août, voit en général une baisse des visites de ce blog et mon envie d’écrire diminue également malgré un nombre important de photographies que je souhaite montrer. Il ne s’agit pourtant pas de lassitude. Ce n’est pas le cas pour ce billet, mais mes articles sur ce blog peuvent apparaître ces derniers temps comme des extensions des photos que je montre sur Instagram. Je marche le week-end avec en général pour objectif d’aller voir un bâtiment en particulier et j’en profite toujours pour prendre également l’environnement en photo. J’ai tendance à montrer d’abord, quasiment dans l’immédiat, la photo du dit bâtiment sur ma page Instagram, tandis que le billet sur le blog sera écrit beaucoup plus tard, parfois de longues semaines après. Depuis quelques semaines, je publie une Story de trois photos pour chaque nouveau billet publié sur ce blog. Instagram étant un environnement relativement fermé, il n’autorise pas les liens pointant vers l’extérieur à part dans les Story. Je faisais auparavant ce genre de liens sur Twitter, mais j’ai quand même plus de visiteurs et followers sur Instagram que sur Twitter. Ceci étant dit, la plupart des visiteurs qui me suivent sur Instagram ne sont pas francophones et ils auront vite compris que ça ne sert pas à grand chose de cliquer sur le lien menant à un article entièrement écrit en français. Instagram a beaucoup de défauts, comme cette désagréable sensation d’avoir à rechercher les photos de personnes que l’on suit parmi un flot de publicités et de suggestions. Mais, Instagram a tout de même quelques avantages comme celui de créer des communautés d’intérêts communs, l’architecture en ce qui me concerne. Communauté est, ceci étant dit, un bien grand mot, car il s’agit plutôt d’un groupe aux contours flous de personnes ayant ce même attrait pour l’architecture et s’inspirant mutuellement en montrant des lieux intéressants à aller explorer. Le problème inhérent à cela est qu’on se retrouve à aller dans des endroits déjà vus récemment par d’autres. C’est en fait mon cas car je suis souvent inspiré par les autres, mais je n’aurais pas autant d’idées de visites si je ne suivais pas ces autres instagramers architecturaux tokyoïtes. J’espère également en inspirer d’autres. Outre l’architecture, je trouve parfois des choses très intéressantes sur Instagram, comme par exemple le compte Void Tokyo montrant de la Street Photography. Je découvre récemment par ce compte et par une interview du site Tokion la photographe Kisara Okada qui prend des scènes de rue particulièrement intéressantes. Les scènes peuvent être parfois si saugrenues qu’on se demanderait s’il s’agit de mises en scènes. Ce n’est apparemment pas le cas bien sûr, sinon l’intérêt serait bien moindre. Je n’ai personnellement pas du tout cet œil photographique tourné vers les gens et c’est donc un style qui est très éloigné de ce que je serais en mesure de faire. Ces photos saisissent des scènes en mouvement et on essaie forcément d’imaginer ce qu’il va se passer ensuite. Cette histoire qu’on essaie d’imaginer donne tout l’interêt à ces photographies, plutôt qu’une quelconque qualité technique. Il manque ce genre d’histoires dans mes photos car je les prends principalement pour une qualité visuelle, qui est souvent liée à la densité urbaine ou végétale des coins de rue que je découvre. Elles prendraient certainement une autre dimension si une histoire venait s’ajouter à cette qualité visuelle. Jérémie Souteyrat le faisait très bien sûr sa série Tokyo no ie publiée en livre aux éditions du Lézard Noir. A force de prendre toutes ces photos, j’ai parfois l’impression de faire une course contre moi-même sans objectif très précis et ainsi répéter à l’infini ma démarche sans y voir de finalité. Les quelques photographies ci-dessus sont prises dans le quartier résidentiel de Shirogane pour les trois premières, puis entre les stations d’Ebisu et de Shibuya sur un pont pour piétons que j’aime beaucoup et dont j’ai déjà parlé (celui sous lequel se cache Ikkyu), et finalement de Ginza jusqu’à la tour de Tokyo où le soleil se couche.

アメ横の横の猫

Je continue à marcher tranquillement dans les rues d’Ueno, en particulier à Ameyoko à la recherche d’un magasin de disques comme je le mentionnais dans le billet précédent. Je trouve bien un petit magasin nommé Rythm situé sous les voies de trains. Il a l’air d’être là depuis très longtemps et d’être spécialisé dans le style Enka (演歌), mais sa taille ne semble pas correspondre à un endroit où Sheena Ringo aurait pu y faire un petit boulot. Alors que je m’enfonce dans une allée couverte passant sous les voies, je trouve un magasin vendant des fausses armes à feu. Il est extrêmement désordonné au point où on se demande s’il opère bien. Je crois que le propriétaire ou un vendeur du magasin se trouve assis au fond. J’imagine qu’il doit avoir une idée très précise d’où se trouve chaque objet et que cet apparent bazar n’est en fait qu’une méthode de rangement comme une autre. En passant devant, je me demande si c’est ici que la fameuse photo où Sheena pose hilare avec un pistolet posé sur la tempe a été prise. Si c’est bien le cas, le magasin devait être beaucoup mieux ordonné il y a 22 ans. Le chat (猫) mentionné dans le titre du billet est celui de la dernière photographie. Il s’agit d’une statuette posée dans une vitrine. Cette vitrine ne montre apparemment que des chats car la dernière fois que je suis passé devant, la statuette de chat était différente. Nous sommes à quelques pas de la pâtisserie japonaise Usagiya dont on adore les dorayaki, très certainement les meilleurs de Tokyo (je ne les ai bien sûr pas tous testé).


J’ai beaucoup moins regardé le festival Fuji Rock en cette journée de Dimanche. Comme prévu, je n’ai pas vraiment accroché à la prestation de Japanese Breakfast et j’ai vite zappé, mais la bonne surprise venait d’un groupe math-rock taïwanais appelé Elephant Gym. Ils sont trois sur scène et le son du groupe met en avant la basse dont joue KT Chang d’une manière assez inhabituelle. On se laisse assez vite emporter par le rythme des morceaux, le morceau Finger en étant un bon exemple. Il faudrait que j’écoute un peu plus ce groupe. Un peu plus tard, je découvre le musicien anglais Tom Misch que je ne connaissais pas du tout et dont j’aime beaucoup le jeu de guitare. Je manque la plus grande partie de Mogwai le soir car j’ai été beaucoup plus intéressé par la prestation de Zutto Mayo (ずっと真夜中でいいのに) qui était vraiment captivante. Je ne connais pas beaucoup le groupe que Nicolas m’avait recommandé dans les commentaires d’un ancien billet. Par rapport à la plupart des autres groupes, il y avait un réel sens de la mise en scène, qui prenait un côté cyberpunk avec des instruments fabriqués à partir d’objets du quotidien. ACA-Ne et un autre membre du groupe utilisaient par exemple une guitare faite d’un ventilateur. On voyait aussi des percussions faites d’écrans cathodiques de télévision. Je ne me souviens plus de son nom, mais j’avais déjà vu cet inventeur d’instruments dans une émission de télévision. Les morceaux de Zutto Mayo sont très dynamiques, fidèles à ce que je peux connaître du groupe. Comme prévu également, ACA-Ne ne se montre pas. Elle est bien sur scène mais avec une visière sur le visage et les images qu’on peut voir sur YouTube sont flouées volontairement quand elle est à l’écran. Du coup, je vais écouté un peu plus ce groupe. Le festival m’a donné quelques bonnes pistes musicales.

la fraicheur du soleil du soir

Regarder les photographies que j’ai pris de la cascade Yūhi no Taki (夕日の滝) m’apporte un peu de fraicheur en ces journées d’été où il est difficile de sortir dehors pendant de longues heures en plein après midi. Ça ne m’empêche pourtant pas de sortir, même à petites doses, et les photographies s’accumulent en conséquence. La cascade Yūhi no Taki se trouve dans la préfecture de Kanagawa, dans le région de Minami Ashigara (南足柄), au dessus d’Odawara. Il faut à peu près 1 heure et demi pour s’y rendre en voiture (en comptant une heure de plus pour le retour en plein week-end). On dit que cet endroit est le lieu de naissance de Kintarō (金太郎), un héros du folklore japonais. Kintarō est un enfant ayant des forces surnaturelles, ami des animaux, vivant dans la montagne d’Ashigara. Kintarō aurait pris son premier bain sous cette cascade. La cascade fait 23m de hauteur pour 5m de largeur. Elle est plus belle en vrai que les photos qu’on avait pu voir avant de partir ne nous le laissait présager. On peut s’approcher au bord en sautant de cailloux en cailloux et mettre les pieds dans l’eau, ce que j’ai rapidement fait. L’eau est très fraîche ce qui refroidit tout le corps. C’est une sensation agréable. Nous sommes ici à l’ombre, entourés de la forêt tout autour de nous. On s’assoit pendant de longues minutes à regarder l’eau tomber inlassablement, sur un des nombreux rochers entourant le bassin naturel au pied de la cascade. Des particules d’eau viennent gentiment nous éclabousser mais nous ne demandons que cela pour nous rafraîchir. La forêt qui entoure la cascade est très verte, notamment le petit chemin recouvert de mousses Koke profitant très certainement de l’humidité continuelle des lieux. Il y a un campement de vacances à quelques dizaines de mètres de la cascade et quelques vacanciers y sont installés. Un père de famille tente de s’approcher de la cascade pour que l’eau lui tombe sur la tête, sous le regard de son garçon qui approche timidement. J’ai dû mal à imaginer la puissance de l’eau tombant à pic sur 23m, mais j’imagine qu’il n’est pas rare de voir des gens essayer de s’en approcher. Le premier dimanche de Juillet a lieu chaque année une cérémonie shintô appelée Yūhi no Taki Biraki (夕日の滝びらき). Je ne sais pas si elle contient un passage sous la cascade pour ceux qui souhaiteraient tenter l’expérience. Sur les deux premières photographies du billet, j’ai tenté un temps d’exposition très court laissant seulement apparaître quelques traces de lumière. Autant j’ai un souci du cadrage en photographie, autant je ne m’intéresse pas assez à tous les autres paramètres de mon appareil photo. Il faudrait que je tente de prendre quelques photographies de ville de cette manière, en fonction bien sûr de la lumière présente.

アメ横の歌姫がいない

Mon billet évoquant le numéro de Mars 2000 du magazine musical GB était un bon prétexte pour aller faire un tour à Ueno et en particulier dans la longue rue commerçante Ameyoko (アメ横) longeant la ligne de chemin de fer surélevée. J’ai recherché distraitement le magasin de disques dans lequel Sheena Ringo a travaillé en petit boulot avant le début de sa carrière, mais je n’ai bien entendu rien trouvé. Il est fort probable que le magasin ait de toute façon fermé depuis longtemps. Mais ce n’était qu’un prétexte car je ne suis pas allé dans ce quartier d’Ueno depuis assez longtemps. Pour un dimanche, il n’y avait pas la foule d’avant la crise sanitaire. Avant Ameyoko, je fais un petit tour dans le parc en passant devant la statue de Saigo Takamori. Un étrange personnage se trouve immobile sur la place à l’entrée du parc. Il ressemble à une sorcière jetant des sorts sur ceux qui osent s’approcher, mais intrigue tout de même les enfants qui tentent de lui susciter une réaction.

L’édition 2022 du festival Fuji Rock se déroule ce week-end et les concerts sont retransmis en direct sur trois chaînes YouTube. Je ne pensais pas passer autant de temps devant la télé mais je me suis laisser emporter par le flot des guitares. Je n’avais pas réalisé que Kenichi Asai était sur scène avec son groupe Sherbets (il y était également l’année dernière avec UA pour Ajico), et je n’ai donc pu écouter que la fin. Je voulais voir Snail Mail sur scène mais j’ai été assez déçu par la prestation. J’ai par contre beaucoup aimé Glim Spanky, même s’il ne s’agit pas du style de rock que j’affectionne le plus. Ce n’était pas apparemment leur première fois au Fuji Rock mais ils avaient l’air réellement heureux d’être sur scène et ça se ressentait. Remi Matsuo (松尾レミ) disait qu’elle était particulièrement heureuse de jouer sur la même scène que Jack White quelle écoute depuis sa jeunesse. C’était un bon set et il faudrait que je jette une oreille un peu plus attentive à leur musique. Je me dis que je devrais écouter Glim Spanky depuis un petit moment mais l’occasion ne s’était jamais vraiment présentée jusqu’à maintenant. Quel plaisir ensuite de voir Dinosaur Jr sur la même scène. Je suis loin de connaître toute la discographie du groupe mais écouter la guitare experte de J Mascis qui nous ramène vers le rock alternatif américain des années 90 était un vrai plaisir. J Mascis a maintenant 57 ans et a toujours ses cheveux aussi longs mais devenus blancs avec les années. La prestation finale sur une des scènes du Samedi était assurée d’une manière assez exceptionnelle par Jack White. Je n’ai pas beaucoup suivi sa carrière à part un album de sa période avec le groupe The White Stripes. La foule attendait bien entendu le morceau Seven Nation Army en chantant en chœur les quelques notes de basse avant les rappels. Il l’interprètera au final dans les rappels. Jack White a une sacrée présence sur scène et il est complètement emporté dans son jeu. J’aime bien ce genre d’attitude passionnée. Avec la fermeture des frontières, beaucoup de groupes étrangers ne sont pas venus depuis longtemps au Japon, ce qui est bien dommage car le rock japonais peut aussi se nourrir de ce genre de prestations exaltées. A la toute fin du concert, Jack White avait l’air vraiment ému d’être là. Un des avantages quand même de la crise sanitaire est d’avoir démocratisé la diffusion de concerts gratuitement et en direct sur YouTube. J’ai également vu des petits morceaux du Kyoto Jazz Sextet que j’aurais bien voulu voir en entier, et Foals que je n’ai pas écouté depuis très longtemps (je ne connais que quelques morceaux de leurs albums Total Life Forever et Antidotes). J’ai par contre manqué la rappeuse Awich et D.A.N. car elle et ils passaient le Vendredi 29 Juillet. J’aurais peut être l’occasion aujourd’hui de voir Mogwai.

Il y a quelques semaines, Pitchfork diffusait aux heures américaines sur leur site web une série de concerts du festival qu’ils organisaient à Chicago les 15, 16 et 17 Juillet 2022. Je ne connaissais à vrai dire pas beaucoup les groupes présents à l’affiche, sauf Yeule. J’étais assez curieux de voir à quoi pouvait ressembler sa prestation. Je suis en fait tombé par un hasard heureux sur son passage à 6h du matin un samedi. Elle était seule sur scène ce qui était un peu dommage car la scène donnait une impression de vide. Je pense que sa musique fonctionnerait mieux entourée d’installations, artistiques par exemple. Elle termine son set par le morceau Bites on my neck qui est mon préféré de son dernier album. Son passage n’était à vrai dire pas exceptionnel et ne rendait pas toutes les qualités que l’on trouve dans son dernier album, mais j’étais quand même très intrigué de la voir sur scène. En fait, il y avait bien un certain nombre d’artistes que je connaissais comme Mitski, Japanese Breakfast, Toro y Moi, Dry Cleaning, Iceage et dont j’ai déjà parlé sur ce blog, mais le courage de me lever en pleine nuit pour les voir en direct m’avait manqué. Je n’ai de toute façon pas écouté les derniers albums de Mitski et de Japanese Breakfast. Michelle Zauner sera d’ailleurs avec Japanese Breakfast sur la scène de Fuji Rock ce Dimanche 31 Juillet 2022.