cloud.city.3

Une petite série en trois épisodes qui se passe de commentaires, sauf ceux que je suis en train d’écrire maintenant mais que j’aurais mieux fait d’éviter pour aller au bout du concept de série sans commentaires. Les nuages côtoient l’architecture comme deux éléments d’une recette visuelle que je n’ai cette fois-ci pas mélangé bien que la tentation fut grande et les essais non concluants. L’architecture sur cet épisode n’est plus à présenter mais sur les deux premiers épisodes, elle n’était pas présentable car les noms des créateurs me sont inconnus. Je tente une nouvelle fois avec cette petite série un format de billets plus court, car j’avais un peu tendance à m’allonger ces derniers temps et l’effort ne vaut pas toujours la chandelle.

Sengyō-ji par Mount Fuji Architects Studio

La dernière étape de ma marche depuis Sky House et à travers le temple de Gokokuji était de rejoindre Ikebukuro pour voir un autre temple d’apparence très différente. Cet immeuble fin est également un temple appelé Sengyō-ji (仙行寺). Il a été conçu par Mount Fuji Architects Studio. Ses portes sont ouvertes sur la rue et donnent accès à une salle sombre dans laquelle se trouve une statue de Bouddha. D’extérieur, les façades encerclées de tiges de métal ressemblent à un jardin, car des plantes sont placées sur les balcons de chaque étage. Il y aurait également des cerisiers. J’imagine que cette végétation est amenée à se développer et fera petit à petit ressembler ce temple à une petite montagne paisible en pleine ville.

nowhere near

Je ne peux pas nier une certaine influence de la musique que j’écoute au moment où je me pose devant l’ordinateur le soir pour créer les compositions d’images comme celles ci-dessus. Plutôt qu’un ou plusieurs albums, j’écoute cette fois-ci une série d’émissions du podcast Very Good Trip de Michka Assayas sur France Inter consacrés au mouvement rock shoegazing. Je parle régulièrement de cette influence musicale, notamment du bruit qui compose cette musique et que je retranscris d’une certaine manière dans mes compositions photographiques. Je parle aussi beaucoup de ce podcast de Michka Assayas car sa qualité est dans la ligne directe de l’émission de Bernard Lenoir, sur la même station de radio, que j’écoutais il y a 25-30 ans. J’y ressens une onde très similaire qui me plait beaucoup. L’émission de Michka Assayas me fait régulièrement découvrir de belles choses, même si je n’écoute pas systématiquement tous les épisodes, ou me fait me souvenir d’albums ou d’artistes que je n’avais pas écouté depuis très longtemps. Les 4 émissions parlant de shoegazing prennent pour fil rouge le groupe précurseur du mouvement, My Bloody Valentine, dont leur album clé Loveless fête ces trente ans. Les émissions nous parlent et nous font écouter d’autres groupes évoluant dans le même genre, mais partent également dans d’autres directions évoquant notamment la Dream Pop. On y parle aussi de l’avant grunge de Sonic Youth jusqu’à Nirvana, en passant par des groupes que je me suis remis à écouter ces dernières semaines comme Sugar, Dinosaur Jr ou Mudhonney. Il ne s’agissait pas là de shoegazing mais d’une approche similaire autour du bruit par la scène alternative américaine des années 90. La dernière excellente émission de la série est entièrement consacrée à My Bloody Valentine et diffuse plusieurs morceaux dont un que je ne connaissais pas. Dans ces émissions, je retrouve beaucoup de groupes que j’ai écouté ou que je connaissais de nom et de réputation. Côté shoegazing, le podcast me fait revenir sur l’album Whirlpool (1991) des anglais de Chapterhouse et je découvre l’album Painful (1993) des américains de Yo La Tengo qui flirte un peu avec la Dream Pop. Je me suis mis à écouter ces deux excellents albums à la suite depuis ces quatre émissions. Et pour conclure sur Very Good Trip, Michka Assayas a également eu la bonne idée de consacrer une émission entière au label 4 AD pour ses 40 ans. Ce label reste pour moi légendaire car j’y ai découvert Pixies et il a toujours été synonyme de qualité sans compromis.