Archive pour avril, 2006

Mercredi, avril 12th, 2006

cerises

Le vent se lève sur le Kanto. Nous allons aujourd’hui samedi vers Zushi, poursuivit par un vent fort qui ne nous lache pas et nous amènera bientôt une pluie de grêle passagère.

Les fleurs de cerisiers volent dans les rues résidentielles de Zushi, un quartier réputé pour ses rues sont bordées de cerisiers, formant même un tunnel naturel à certains endroits. Nous découvrons les rues fleuries sous une pluie forte qui cessera bientôt. Le soleil brillant et percant qui s’en suit sera une merveille. A deux pas de ce quartier, une ballade dans les chemins anciens sur les collines nous amène en haut d’un promontoire donnant une superbe vue sur la région du Shonan. C’est encore un peu couvert, dommage, on ne voit pas le mont Fuji. Le mont Fuji est un Dieu protecteur, on se sent mieux quand on l’a à portée de vue et que l’on sait qu’il nous regarde.

La deuxième étape de la journée, c’est Kamakurayama, sur les hauteurs de Kamakura, toujours à la recherche des derniers cerisiers en fleur. Nous rattrapons en voiture la tempête de tout à l’heure. Comme à Zushi, il faudra passer cette étape initiatique de la pluie et la grêle avant de pouvoir admirer les cerisiers.

Dimache, la journée est plus calme et agréable, il fait très doux. Nous sommes près de Kita Kamakura, dans le très vaste temple de Engakuji, un endroit que je connais très bien maintenant.

Une série de 7 photos pour illustrer ce billet:

Nishi Shinjuku et Murakami

Lundi, avril 10th, 2006

nishi shinjuku

Cette photo de Nishi Shinjuku ci-dessus pourrait très bien illustrer le livre Coin Locker babies de Ryu Murakami. La zone des grandes tours de Shinjuku y est un lieu clé, un symbole.

Coin Locker Babies, Les Bébés de la Consigne Automatique, c’est l’histoire de 2 écorchés vifs, deux demi-frêres, n’ayant aucun lien de sang, mais un début d’histoire identique: abandonnés à la naissance dans une consigne de gare, ils en survivent et sont adoptés. Après une enfance dans une province mourante du Kyushu, les deux jeunes Hashi et Kiku sont poussés vers Tokyo. Hashi y devient chanteur à la recherche du Son, d’un son qui l’apaisera. Kiku, champion de saut à la perche, a un dessin plus destructif, à la recherche d’un poison destructeur qui libérera Tokyo. Les deux personnages suivent une quête, une réponse à leur mal être.

Le livre de Murakami est dur et sombre, c’est parfois difficile de continuer la lecture tellement c’est noir. Murakami décrit un Tokyo oppressant et violent, que je ne reconnais pas. C’est un livre marquant et qui fait peur, un peu comme un film de Shinya Tsukamoto dont l’ambiance désespérée et tendue s’en rapproche.

Pour me changer les idées, je reviens vers l’autre Murakami, Haruki. Après le Kafka on The Shore que j’avais tellement aimé, je tourne les pages de Norwegian Wood, un autre best seller au Japon de Haruki Murakami.

Invisible

Vendredi, avril 7th, 2006

half visible

Shibuya, jeunesse presque invisible.

Sakura devant Kokugakuin

Mercredi, avril 5th, 2006

kokugakuin

Un très beau et grand cerisier en fleur devant l’université Kokugakuin à Hiroo. J’aime la facon dont le cerisier se dégage avec splendeur et prend le dessus sur l’espace urbain. Un retour de puissance de la nature en quelque sorte.

Tryptique Sakura

Mardi, avril 4th, 2006

tryptique-sakura-kudanshita

C’est un secret pour personne, les cerisiers « sakura » sont en fleurs sur Tokyo, la pleine floraison « mankai » a même été déclarée vendredi, c’est donc le branle-bas de combat pour aller voir les cerisiers. Nous n’y échappons pas, accompagnés samedi par Fuku-Chan et Nao-Chan. Le sakura en fleur est le symbole du début d’année, de l’année scolaire, commencant en avril au Japon. On trouve par conséquent des cerisiers dans toutes les écoles, mais egalement un peut partout ailleurs (sanctuaire, parcs, grandes avenues, …). C’est un moment important que personne ne manque.

Nous partons de Ichigaya et notre première étape est le sanctuaire Yasukuni. Les lieux sont très animées, impossible de s’asseoir sous les cerisiers, toutes les places disponibles aux pieds des cerisiers sont déjà occupées depuis longtemps. C’est un sport matinal que de réserver sa place sous les sakura. Nous préfèrons la marche de toute facon, parfois sous une pluie de pétales du plus bel effet. Yasukuni nous réserve une surprise plutôt désagréable tout au bout de la grande allée, un étrange concert s’y tient. Une chorale de femmes chantent des chants militaires de la marine, devant quelques nostalgiques du grand Japon déguisés en militaire et une foule de passants. Nous sommes pris dans la foule en essayant de sortir de ce mauvais pas, ces chants sont oppressants. Partons au plus vite (tout en jetant un coup d’oeil à cette NSX GTR customisée au passage).

Notre deuxième étape est Kudanshita, à proximité du palais impérial dans le centre de Tokyo, passage obligé pour la densité des cerisiers. L’endroit est tellement bondé que l’on ne s’aventure pas jusqu’au Budokan, mais plutôt autour des douves. Les cerisiers entourent cet espace d’eau. Pour accompgner le billet, le Tryptique de Sakura ci-dessus. Autant que les fleurs, j’aimais cette surface de l’eau légèrement agitée par le vent.

Pour terminer notre promenade, nous revenons à pieds vers la station de Iidabashi, un endroit que je connais assez peu finalement. Détail amusant à l’entrée de la station, une baleine énorme dessinée en rouge sur un des murs. Elle est tellement grosse qu’on la remarquerait presque pas.

Dimanche est annoncée comme une journée de mauvais temps, la pluie va tomber, c’est annoncé. Ce week end est peut être le dernier de l’année pour admirer les cerisiers, on se doit de faire un effort. Nous nous rendons vers le parc Inokashira, comme la semaine dernière, en espérant arriver avant la pluie. Malgré la grisaille, les cerisiers sont en pleine forme. Comme toujours à Inokashira, les activités dans le parc battent leur plein, sur l’eau en voguant sur les barques de location, ou sur terre avec pique-nique et boissons alcoolisées pour un hanami plus traditionnel.