Urbano-végétal (18) et quelques liens photographiques

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Tiens ca faisait un mois que je ne m’étais pas laissé aller vers de l’urbano-végétal. On se trouve une fois de plus à Yanaka, dans un petit coin préservé avec maisons de bois, survolé par par une structure bleutée voguant vers le centre dense de Tokyo. La structure n’aura peut être pas beaucoup de place pour se poser mais trouvera quand même un petit endroit derrière le Gyre à Omotesando.

Histoire de s’aérer un peu de Made in Tokyo, voici quelques photoblogs ou sites photographiques qui me plaisent beaucoup. Sur la gauche, un photo-montage par Yoichi Kobayashi. Il s’agit de petits moments de magie dans sa série de portraits où une fille sort d’un cadre pour attérir en pleine nature. J’aime beaucoup la légèreté de cette composition qu’on croirait sortie d’un dessin animé de science fiction fantaisiste où l’héroine se téléporte grace à son cadre magique. On imagine un monde de quatrième dimension à l’intérieur du cadre. C’est un montage qui a l’air assez facile à faire, mais très malin. A droite, j’aime beaucoup cette photo compacte de voitures et motos de police prises dans un « embouteillage » inextricable. Cette photo provient de la page flickr Hirano eureka de Toshiki Hirano, plutôt axée photos d’architecture, toujours très contrastées. Apparemment élève de Shin Takamatsu, il nous montre également ses projets universitaires et c’est très intéressant.

Continuons avec les liens photographiques, avec à gauche, des photos de nuit dans des quartiers désespérément vides. Nobuhiro Fukui prend des photos de nuit tous les dimanches dans des quartiers de banlieue sans âmes qui vivent (enfin tout le monde dort ou il prend soin d’éviter les passants). Les photos sont belles et fines malgré la banalité du décor. Les couleurs sont presqu’irréelles, cela donne un sentiment étrange. A droite, pour rester dans les photos de nuit, Shintaro Sato nous propose The Twilight Zone, des vues sur Tokyo depuis des cages d’escalier de secours. Là encore, les couleurs sont iréelles, mais beaucoup plus forcées et moins subtiles que chez Fukui. En vue de dessus, ces photos font ressortir tout l’univers chaotique de l’agencement urbain tokyoite.

4 commentaires pour “Urbano-végétal (18) et quelques liens photographiques

  1. Bonsoir,
    A l’occasion des 5 ans de « made in Tokyo », j’ai fait un tour dans le temps pour voir l’évolution de ton blog. Je trouve que tu as su persanaliser ton travail.
    Mon commentaire n’est que celui d’une mère au foyer, un peu curieuse. Pourtant je constate que je ne m’ennuie pas devant tes clichés. J’ai visité différentes expos, plusieurs blogs de photos souvent très jolies mais quasiment toutes  » déjà vues ».
    Je ne sais pas où tu en ai de ta réfléxion sur ton travail, mais j’aimerai en savoir un peu plus pour comprendre moi-même ce qui me plaît tant. Est-ce ta culture photographique qui t’empèche de refaire des images sans surprises ?
    Petite image qui ne fais rire que moi: lorsque que je vois ton cliché de l’immeuble tubulaire de Tange, je m’imagine faire tourner très très vite et en même temps les « blocs », et ça donnerait la « spiral tower » de Nagoya (^_-)

  2. J’aime aussi faire des tours dans le temps pour me rappeller ce que je montrais et écrivais les années précédentes. Assez régulièrement, je regarde les années précédentes au même mois pour revoir qu’elle était mon inspiration à ce moment de l’année: ce que j’écrivais ou montrais pendant la saison des pluies, pendant les chaleurs humides de l’été ou sous les lumières basses d’automne. Je pense aussi avoir beaucoup évolué. Au tout début, je me familiarisais avec le blog et m’orientais beaucoup plus vers le blog en tant que moyen simple pour donner des nouvelles fraiches aux famille/amis. La photographie et son traitement numérique a été ensuite un moyen pour évacuer tout ce besoin de création que j’ai en moi depuis des années (quand j’étais plus jeune, je dessinais juste qu’à très tard le matin) et le fait d’avoir un public qui grandit petit à petit aide beaucoup à avancer. Comme pour la musique, j’aime le côté expérimental et je pense que ca influence ma façon de faire comme j’avais essayé de l’expliquer auparavant. J’aime voir des choses nouvelles donc j’essaie de me donner le même traitement, même si je pense beaucoup me répéter. C’est assez volontaire en fait pour construire quelque chose. Je ressens le besoin d’organiser un peu mon travail, de lui donner une unité à travers la mise en place de séries qui demandent la répétition d’un thême sur plusieurs compositions photographiques. Par exemple pour urbano-végétal, la répétition en série de formes similaires donne je pense plus de force à l’ensemble plutôt que des compositions indépendantes. Je me forçais auparavant à me limiter dans la répétion d’un thême à deux ou trois photos (en tryptique), tandis que j’ai plus tendance à nourir un thême existant avec de nouvelles photographies maintenant. C’est plus constructif, je pense, et j’ai toujours en tête la construction d’un livre de photographies/compositions composé de plusieurs parties suivants les thêmes que j’ai développé sur le blog.

    Un jour, j’en viendrais peut être à expliquer que la raison pour laquelle je me donne tant de mal sur ce site est que ma femme est artiste peintre.

    Ceci étant dit, merci une fois de plus pour ce commentaire/question qui me fait également réfléchir sur mon travail.

  3. Pingback: Black lines on concrete and magnificent black | Made In Tokyo

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