Gone

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Ce n’est pas sans une pointe de tristesse que j’ai vendu ma moto dimanche dernier. Après de longues réflexions de plusieurs mois, je me suis enfin décidé à m’en séparer. La raison l’a emporté. Il fallait se rendre à l’évidence, je ne l’utilisais plus beaucoup, voire plus du tout ces derniers mois, surtout depuis la naissance de Zoa. Je me remettrais peut être à la moto plus tard, dans quelques (dizaines) d’années.

La photo ci-dessus est argentique et a été prise en 2004 dans les rues de Daikanyama. En cherchant une photo à montrer sur ce billet, je replonge avec nostalgie dans les quelques excursions touring au Japon que j’ai pu faire il y a de cela quelques années. Un des premiers longs voyages était Hokkaido avec Pierre. Nous partions de Tokyo pour prendre le ferry à Mito jusqu’à Hokkaido. C’était début septembre et il faisait un temps de chien pendant tout le voyage. C’était dur la pluie, mais on se réconfortait dans les « bikers house » toujours très chaleureuses, surtout celle de Wakkanai, le point le plus au Nord. Nous y avons découvert de superbes paysages tout en déroulant les routes sinueuses au bord des falaises à l’Ouest de Hokkaido. Au retour, nous débarquions du ferry à Niigata pour reprendre une petite route agréable le long d’une rivière jusqu’à la ville de campagne Aizu Wakamatsu. Après un dernier onsen, nous regagnions déjà Tokyo.

Comme autres voyages, plus courts, sur un week end, il y a également eu cette virée avec Sylvain et Pierre vers Shirakawa-Go. Nous passions une nuit dans le village même sous une toiture de chaume. L’ambiance y était très agréable et calme. C’était un autre monde. En fin de voyage, sur le retour, nous nous étions fixés rendez-vous avec deux « bikeuses » dont ikuko et son monstre Vmax. Ou cette autre petite virée sur les circuits de course moto de Motegi pour apprécier le hurlement de bolides Moto GP. Pierre et moi étions seulement spectateurs bien entendu.

Mais le voyage le plus long et le plus marquant était la découverte du Sud-Ouest à moto. Pierre, Laurent, Sylvain et moi partions de bon matin pour une longue journée vers Osaka. Après la découverte rapide du centre ville le soir, nous étions bien fatigués et il fallait reprendre la route tôt le lendemain direction Shikoku. Je garde un excellent souvenir de Shikoku, des routes sinueuses et étroites bordées d’arbres dans la montagne, les longues lignes en courbes le long de la rivière Shimanto, les arrêts pour dormir sous la tente dans la nature avec vue sur une petite baie paisible au petit matin, ou encore les falaises accidentées des presqu’îles. En descendant vers Kyushu, nous posions notre tente pratiquement sur les plages de sable blanc de Miyazaki, explorions les petits izakaya de campagne tout en goûtant aux spécialités du coin (l’alcool de pomme de terre …). Notre voyage de 10 jours nous fit remonter ensuite vers le mont Aso pour d’autres paysages magnifiques, pour ensuite rejoindre Oita, un peu triste, car nous devions déjà regagner Tokyo. Des souvenirs inoubliables …

2 commentaires

  1. Eh oui la fin d’une époque, moi aussi piéton par nécessité plus que par choix, je repense à ces épopées avec nostalgie.
    Celle d’hokkaido, première virée par des débutants « tourer » (ma première autoroute en CB inoubliable!) était vraiment épique avec l’arrivée à Wakkainai 13 degré et averse en plein Aout ! Passage au « home store » pour acheter un imper « spécial marin » pour remplacer ton cuir détrempé ! En tout cas nous avons passé notre premier grade de biker avec brio (et humidité !).
    Mais un jour viendra ou avec quelques années en plus nous chevaucherons, avec peut-être un peu plus de sagesse, de nouveaux destriers sur les routes nippones, et qui sait accompagné de notre progéniture !

  2. Oui, Wakkanai, c’était une ambiance particulière et on était trempé jusqu’aux os. Heureusement, la soirée au biker house nous avait bien réchauffé. Que des bons souvenirs finalement même pour le pire (dormir dans cette cabanne en bois sans portes alors qu’on était tout trempé)… On a quand même profité de magnifiques paysages et c’était un excellent moyen de découvrir le pays dans ces recoins les plus retirés.

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