あれは空がまだ青い夏のこと

Une part de moi aime le rock alternatif sans compromis, l’hyper-pop la plus excessive, les murs de guitares bruitistes, les musiques électroniques drones et expérimentales, les voix éthérées et rêveuses, une autre part de moi a parfois juste envie d’écouter chanter Aimyon (あいみょん). Et elle chante particulièrement bien Aimyon, d’une manière directe et sensible avec une proximité qui touche et une certaine simplicité qui fait beaucoup de bien. Je pense que nombreux sont ceux et celles qui trouvent du réconfort à écouter sa musique. Je suis loin d’aimer tous ses morceaux et je n’ai jamais écouté d’album en entier, mais je me suis rendu compte que je l’ai mentionné dans une bonne dizaine de billets sur ce blog depuis son premier passage dans l’émission NHK Kōhaku à la fin de 2018 avec son single à énorme succès Marigold (マリーゴールド) qui doit bien faire partie maintenant de l’inconscient collectif japonais. Je repense à Aimyon car, si on marche dans le centre de Shibuya en ce moment, on peut difficilement ne pas remarquer qu’elle a sorti un album best-of pour ses dix ans carrière. Des affiches géantes sont visibles sur la façade du Tower Records et en face du Department Store PARCO. De cet album intitulé AIMYON BEST ALBUM – 唇を追え! , je connais en fait déjà un certain nombre de morceaux pour les avoir entendu à la radio ou dans des émissions télévisées comme Music Station dont elle est une habituée. J’ai déjà deux ou trois morceaux sur mon iPod (enfin un vieil iPhone utilisé seulement pour la musique). Les morceaux de ce best-of que j’aime réécouter maintenant sont en particulier ceux intitulés Ai wo Tsutaetai da toka (愛を伝えたいだとか), Kimi ha Rokku wo kikanai (君はロックを聴かない), Marigold (マリーゴールド), Harunohi (ハルノヒ) et Ai wo shiru made ha (愛を知るまでは). À certains moments de ces morceaux, Aimyon a une voix qui m’impressionne.

Je me demande si les visiteurs réguliers de ce blog ont remarqué le fait que je n’utilise jamais le mot ‘chanson‘ pour designer la musique dont je parle et que j’écoute. J’utilise presque systématiquement le mot ‘morceau‘. Un morceau, kyoku (曲) en japonais, représente pour moi une création musicale dans son intégralité, tandis qu’une chanson, uta (歌), se rapporte plutôt au fait de chanter, aux paroles et à la voix. Le mot français chanson est également utilisé tel-quel au Japon pour désigner une certaine chanson française, traditionnelle et d’une certaine époque (celle d’Édith Piaf ou Charles Aznavour, entre autres). Ce sens en japonais reste pour moi très fort, et j’ai donc beaucoup de mal à associer ce mot à la musique que j’écoute. J’ai en fait très peu d’attrait pour la variété française même s’il m’arrive de faire quelques exceptions. La musique d’Aimyon correspondrait même assez bien à cette appellation de ‘chanson‘, certainement car il s’agit d’une musique populaire. J’ai certaines particularités d’écriture sur ce blog auquel j’essaie de me tenir. Je pense par exemple avoir déjà mentionné le fait que j’utilise systématiquement le mot ´photographie´ sur ce blog pour désigner les photographies prises avec mon appareil photo reflex, alors que j’utilise le mot ´photo´ pour celle prises à l’iPhone. C’est une règle que je me suis posé sur ce blog mais que je n’applique pas ailleurs. Il y a également certaines nouvelles expressions de la langue française que je n’utiliserais jamais (et que je ne donnerais donc pas en exemple ici).

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