大橋JCT

En se promenant au delà de Naka Meguro en suivant l’avenue Yamate pour rejoindre une autre grande rue, la route 246 qui relie Shibuya et Futago-Tamagawa entre autres, on se laisse intriguer par une imposante paroi ronde de béton. La dite paroi est lisse et sans ouvertures avec des fentes qui rappellent des meurtrières de château moyenâgeux. Au premier abord, on ne sait de quoi il s’agit.

L’immédiate proximité de la paroi est en construction, on ne peut pas s’approcher du mur arrondi. Je décide d’en faire le tour pour trouver l’entrée. Sans succès. S’agit il d’une arène, d’un complexe sportif, d’une résidence fermée sur l’extérieur, d’un centre de recherche secret ?

Lorsque l’on fait un peu plus le tour, on remarque un immeuble d’apparence plus classique relié par une passerelle au niveau du 8 ou 9ème étage à l’ensemble de béton. On trouve enfin une grande entrée pour voitures et camions, par laquelle on peut apercevoir l’intérieur creux de la forteresse, apparemment toujours en construction.

Alors que l’on revient vers la route 246, on devine enfin l’utilisation de cet immense bloc de béton. L’ensemble, du moins les espaces autour ou à l’intérieur de l’ensemble, sont toujours en construction mais les espaces à l’intérieur sont quant à eux déjà en utilisation depuis le 28 mars 2010. Quatre voies suspendues s’approchent du haut de la paroi pour finalement s’y engouffrer.

La dessin de la courbe des voies d’autoroute suspendues qui se rejoignent est très belle. On comprend qu’il s’agit en fait d’un ensemble autoroutier, un échangeur géant en plein Tokyo: la Jonction de Ohashi (Design: Joint venture Kajima, Taisei et Tokyu). J’avais lu dans un petit guide d’architecture de Tokyo que l’autoroute autoroutière suspendue (shuto) est certainement la plus imposante oeuvre architecturale de Tokyo. C’est une architecture complexe par ses raccordements, changements de niveaux et par ce type de jonctions construites en espace réduit.

On ne le voit pas de l’extérieur mais cette forteresse autoroutière ce composent de 4 étages. La jonction Ohashi vient relier la portion d’autoroute suspendue numéro 3 (Shibuya Line) à la boucle métropolitaine sous-terraine C2 (Metropolitan Expressway Central Loop). Pour passer de la portion suspendue de l’autoroute (70m de haut) vers la portion sous-terraine, le conducteur devra faire deux boucles à l’intérieur de la jonction.

Le but de cette jonction est de réduire le trafic et les temps de déplacement en faisant joindre la Route 3 (Shibuya line) et la Route 4 (Shinjuku line) à travers la portion d’autoroute circulaire C2.

Quelques images et photographies trouvées sur internet pour illustrer: (1) Vue google Map de la jonction en construction, à côté de la rivière Meguro, (2) Une partie du plan autoroutier de Tokyo avec la Route 3 – Shibuya Line, la Route 4 – Shinjuku line et l’autoroute circulaire C2, (3) Une vue du ciel et (4) Un schéma des quatre étages et interconnections pour mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur de l’enceinte fermée de la jonction.

Malgré ce côté imposant, cette jonction est censé devenir eco-friendly par l’aménagement d’un parc sur les toits et à l’intérieur de la boucle comme le montre le dessin ci-dessus. Le parc devrait être accessible par deux tours à proximité (par les passerelles mentionnées ci-dessus). Ce n’est pas la première fois que je vois ce système de boucles autoroutières sur un espace réduit pour changer de dénivelé. J’avais vu cela dans un décor tout autre, dans les montagnes de Izu: un route de montagne avec deux boucles surréalistes.

eert yks oykot

2 vues sur la base de Tokyo Sky Tree, et une petite playlist électro du moment. Tous les morceaux ne sont pas récents, mais certains comme le nouveau Crystal Castles ne sont disponibles que sur le compte SoundCloud du groupe.

Mouves (Mouves – EP) par Tropics
New Colour (Galaxy Garden – Japan Edition) par Lone
Household Goods (Trouble) par Totally Enormous Extinct Dinosaurs
Sketches (SBTRKT Remix) (Sketches – EP) par Fantastic Mr. Fox
Pyramid (Pink) par Four Tet
Destiny (feat. Pional) (Fin) par John Talabot
A*I (Sync Thrills) par Ssaliva
Dakou (Ready – Single) par Jacques Greene
Hold On (feat. Sampha) (Hold On – Single) par SBTRKT
Cascade Airways (Steam Days) par Nathan Fake
When it Calls (Future Unlimited – EP) par Future Unlimited
Kolonisation (Futur noir – EP) par Bruit Fantôme
Wrath of God (III) par Crystal Castles
Obedear (Obedear – Single) par Purity Ring
Smalltalk (Four Tet Remix) (Ultraísta – Bonus Track Version) par Ultraísta
Father Time (Centipede Hz) par Animal Collective
I Wanna Go (About a Feeling) par Summer Heart

fin d’été

Ca fait longtemps que je ne pose plus de questions et que je ne réfléchis plus au sens, s’il y en a un, des séries de photos que je prends depuis presque dix ans. Ceci dit, j’aime tout de même lire les réflexions des autres (valerian et Street Level Japan, toujours passionant, je suis régulièrement), notamment sur l’approche photographique à l’ère du digital: la recherche d’une authenticité révolue en photographiant « à la manière de » photographes reconnus, exclusivement en argentique et de préférence de la Street Photography, ou une approche de masse en photographiant en digital et en publiant sur les réseaux sociaux photographiques genre Flickr ou Instagram. La vérité est forcement entre les deux. En ce qui me concerne, j’ai toujours évité ces deux extrêmes. Mais j’ai été attiré plus d’une fois: l’illusion qu’un Leica pourrait me faire prendre de plus belles photos, l’illusion que Flickr apporterait une reconnaissance des pairs amateurs photographes. Mais dans ces deux cas d’illusions, on se retrouve plutôt entre des fanatiques de l’objet « appareil photo » et ses dérivés, et les fanatiques des commentaires sur Flickr. Dans les deux cas, on se laisse emprisonner dans une boite. Donc, je me retrouve entre les deux, avec mon éternel weblog photos qui n’a pas changé de mode de publication depuis 10 ans (i.e. des pages avec des photos mises les unes à la suite des autres dans 8 à 10 billets par page) et mon intérêt certes assez limité pour la technique photographique ou pour le matériel (j’ai toujours le même objectif 20mm et je ne change d’appareil photo que quand je casse l’ancien). Enfin, de là à être satisfait…

A part ça, en photos ci-dessus: le Coliseum à Ariake, Harajuku depuis le Tokyu Plaza, Nishi Shinjuku depuis le Shinjuku Park Tower de Tange, un matsuri de fin d’été sur l’avenue de Omotesando et un autre à Roppongi Hills.

トウキョウ•スライド (Tokyo Slide)











Et voici mon quatrième photobook sur Blurb.com, トウキョウ˘スライド (tokyo slide) ! Cette fois-ci, j’ai opté pour le format horizontal. Il s’agit d’une série en 160 pages (comme les deux précédents photobooks) de photographies prises ces dix dernières années, certaines récentes et d’autres plus anciennes que je n’avais jamais publiées dans un photobook car j’optais précédemment principalement pour le format vertical. Comme sur les précédents books, j’ai essayé de faire dialoguer les photographies sur les pages doubles. Le photobook ne contient pas cette fois-ci de compositions graphiques. Après In Shadows, je choisis l’alternance, un peu plus dans l’esprit de Made in Tokyo Series. Il y a plusieurs choix d’impressions et de couvertures. Pour mon impression personnelle, j’ai cette fois-ci choisi une couverture dure avec la nouvelle série de papier Pro mat. La qualité d’impression des photobooks Blurb est en général bonne mais celle du papier Pro est vraiment excellente. On pait un extra pour ce papier Pro par contre. Bonne découverte pour les intéressés.