eert yks oykot

2 vues sur la base de Tokyo Sky Tree, et une petite playlist électro du moment. Tous les morceaux ne sont pas récents, mais certains comme le nouveau Crystal Castles ne sont disponibles que sur le compte SoundCloud du groupe.

Mouves (Mouves – EP) par Tropics
New Colour (Galaxy Garden – Japan Edition) par Lone
Household Goods (Trouble) par Totally Enormous Extinct Dinosaurs
Sketches (SBTRKT Remix) (Sketches – EP) par Fantastic Mr. Fox
Pyramid (Pink) par Four Tet
Destiny (feat. Pional) (Fin) par John Talabot
A*I (Sync Thrills) par Ssaliva
Dakou (Ready – Single) par Jacques Greene
Hold On (feat. Sampha) (Hold On – Single) par SBTRKT
Cascade Airways (Steam Days) par Nathan Fake
When it Calls (Future Unlimited – EP) par Future Unlimited
Kolonisation (Futur noir – EP) par Bruit Fantôme
Wrath of God (III) par Crystal Castles
Obedear (Obedear – Single) par Purity Ring
Smalltalk (Four Tet Remix) (Ultraísta – Bonus Track Version) par Ultraísta
Father Time (Centipede Hz) par Animal Collective
I Wanna Go (About a Feeling) par Summer Heart

fin d’été

Ca fait longtemps que je ne pose plus de questions et que je ne réfléchis plus au sens, s’il y en a un, des séries de photos que je prends depuis presque dix ans. Ceci dit, j’aime tout de même lire les réflexions des autres (valerian et Street Level Japan, toujours passionant, je suis régulièrement), notamment sur l’approche photographique à l’ère du digital: la recherche d’une authenticité révolue en photographiant « à la manière de » photographes reconnus, exclusivement en argentique et de préférence de la Street Photography, ou une approche de masse en photographiant en digital et en publiant sur les réseaux sociaux photographiques genre Flickr ou Instagram. La vérité est forcement entre les deux. En ce qui me concerne, j’ai toujours évité ces deux extrêmes. Mais j’ai été attiré plus d’une fois: l’illusion qu’un Leica pourrait me faire prendre de plus belles photos, l’illusion que Flickr apporterait une reconnaissance des pairs amateurs photographes. Mais dans ces deux cas d’illusions, on se retrouve plutôt entre des fanatiques de l’objet « appareil photo » et ses dérivés, et les fanatiques des commentaires sur Flickr. Dans les deux cas, on se laisse emprisonner dans une boite. Donc, je me retrouve entre les deux, avec mon éternel weblog photos qui n’a pas changé de mode de publication depuis 10 ans (i.e. des pages avec des photos mises les unes à la suite des autres dans 8 à 10 billets par page) et mon intérêt certes assez limité pour la technique photographique ou pour le matériel (j’ai toujours le même objectif 20mm et je ne change d’appareil photo que quand je casse l’ancien). Enfin, de là à être satisfait…

A part ça, en photos ci-dessus: le Coliseum à Ariake, Harajuku depuis le Tokyu Plaza, Nishi Shinjuku depuis le Shinjuku Park Tower de Tange, un matsuri de fin d’été sur l’avenue de Omotesando et un autre à Roppongi Hills.

トウキョウ•スライド (Tokyo Slide)











Et voici mon quatrième photobook sur Blurb.com, トウキョウ˘スライド (tokyo slide) ! Cette fois-ci, j’ai opté pour le format horizontal. Il s’agit d’une série en 160 pages (comme les deux précédents photobooks) de photographies prises ces dix dernières années, certaines récentes et d’autres plus anciennes que je n’avais jamais publiées dans un photobook car j’optais précédemment principalement pour le format vertical. Comme sur les précédents books, j’ai essayé de faire dialoguer les photographies sur les pages doubles. Le photobook ne contient pas cette fois-ci de compositions graphiques. Après In Shadows, je choisis l’alternance, un peu plus dans l’esprit de Made in Tokyo Series. Il y a plusieurs choix d’impressions et de couvertures. Pour mon impression personnelle, j’ai cette fois-ci choisi une couverture dure avec la nouvelle série de papier Pro mat. La qualité d’impression des photobooks Blurb est en général bonne mais celle du papier Pro est vraiment excellente. On pait un extra pour ce papier Pro par contre. Bonne découverte pour les intéressés.

Europa House

Je découvre le premier bâtiment, en photos ci-dessus, par hasard en grimpant la longue et étroite rue en pente Aoki-zaka depuis l’ambassade de France. Il s’agit de Europa House, siège de la Commission Européenne au Japon, inauguré en novembre 2011. On doit la conception de ce grand ensemble d’environ 10,000 m2 au français ADPI. Je ne connaissais pas ce bureau d’architecture, il s’agit en fait de la filiale d’ingénierie et d’architecture d’Aéroports de Paris. Ils sont spécialisés bien entendu dans les projets d’infrastructure aéroportuaire mais se lancent également dans quelques projets internationaux. A Tokyo, ADPI a également conçu la nouvelle Ambassade de France à quelques centaines de mètres de Europa House. L’ensemble a été construit par le japonais Taisei. Europa House comprend des bureaux donnant sur les jardins et les logements du personnel donnant sur la rue (en photos ci-dessus). Ce sont deux espaces bien séparés, des bâtiments parrallèles séparés par un jardin suspendu, que l’on distingue de l’extérieur par la couverture des façades. La façade avec logements donnant sur la rue est couverte d’un alliage de cuivre et de bronze de couleur brune, qui s’oxydera lentement pour donner une couleur verdâtre (dans une vingtaine d’années), tandis que la partie bureaux est en cuivre oxydé donc déjà de couleur verte. Je n’ai pas pu prendre en photo la partie bureaux, mais on l’apercoit depuis la rue. On retrouve cette utilisation du cuivre et son oxydation sur un autre bâtiment « français » à Tokyo: le Nani Nani de Philippe Starck à Shirogane. J’aime beaucoup cette conception d’un bâtiment comme une chose vivante qui va évoluer avec le temps.

Sur les deux dernières photos, ce petit bâtiment de béton aux murs obliques était le but initial de ma chasse à l’architecture tokyoïte. Je ne connais pas l’architecte malgré mes quelques recherches, j’aurais dû noter le nom du bâtiment. Il se trouve tout près de l’ambassade.

A propos, Métropolitains sur France Culture proposait en podcast quelques émissions sur l’architecture japonais. Ca date un peu (du mois de Mai de cette année) mais je n’écoute les émissions que maintenant. J’ai apprécié notamment l’émission du 27 Mai sur Antonin Raymond. Christine Vendredi-Auzanneau nous parle de cet architecte américain d’origine tchèque et de l’introduction de l’architecture occidentale au Japon dans les années 1920.