l’arbre à la pointe de l’épée

Cette étrange structure faite de plate-formes montées sur des piliers et reliées entre elles par de multiples escaliers se trouve à l’extrémité du cap Futtsu dans la préfecture de Chiba et donne une vue panoramique sur la baie de Tokyo. Cette structure étrange prenant le nom de Meiji Centenial Observatory (明治百年記念展望塔) ressemble aux feuilles d’un pin. Je n’avais jamais remarqué jusqu’à maintenant cette bande de terre qui pointe comme une épée sur la baie de Tokyo. Lorsqu’on est tout en haut de l’observatoire, on peut apercevoir le cap dans sa totalité. Le Mont Fuji était bien là devant nous mais couvert d’une fine brume qui ne nous laissait entrevoir que ses contours. L’objectif premier de notre venue à Chiba était d’aller manger des poissons frits アジフライ pour le déjeuner au bord de la baie. Nous avons trouver un excellent restaurant avec vue sur l’océan (魚屋の磯料理まるとし) à Takeoka (竹岡), à mi-chemin entre Futtsu et Minamiboso. Sur le chemin du retour, nous avons donc fait un détour vers le cap de Futtsu avant de reprendre l’autoroute traversant la baie et passant par Umihotaru.

sakura dans les parcs de Chiba [4]

Terminons cette journée dans les parcs de Chiba avec quelques photographies du grand temple Kōryūzan Tōkai-ji au bord du parc de Akebonoyama. Le temple se trouve lui même sur une petite colline et on y accède par un escalier de pierre. L’approche du hall principal est superbe car l’escalier est couvert en partie par un grand pin Matsu et les cerisiers en fleurs autour du grand hall se dévoilent petit à petit au fur et à mesure qu’on monte les marches. J’aime beaucoup l’endroit, en particulier l’impression qu’il donne de se trouver très loin de la ville. Cette visite achève notre journée à Chiba dans les cerisiers. Il est 5h dans la soirée et on croise les doigts pour qu’il n’y ait pas foule sur la route du retour. La route à l’aller nous a pris environ 1 heure. Il nous faudra presque 4h en voiture pour le retour en raison des embouteillages. Ce week-end là correspondait au pic de floraison des cerisiers et nous n’avons apparemment pas été les seuls à vouloir nous déplacer en voiture. Psychologiquement parlant, j’ai pris l’habitude de ces longs trajets retour même si on espère à chaque fois qu’on pourra y échapper.

sakura dans les parcs de Chiba [3]

En continuant à montrer les cerisiers en fleurs pendant une si longue période, j’ai l’impression à ma manière de les rendre un peu moins éphémères. Après notre visite du parc de Shimizu à Noda, nous nous déplaçons en voiture vers la ville de Kashiwa, toujours dans la préfecture de Chiba. Dans sa périphérie, on trouve un autre joli parc appelé Akebonoyama Agricultural Park. L’endroit est très vallonné et la petite montagne appelée Akebono est recouverte de cerisiers. On y accède par un chemin donnant également accès à un terrain couvert de fleurs, notamment de tulipes, sur lequel se dresse un moulin nous rappelant la Hollande. Je ne suis pas particulièrement amateur de ce genre de parterres floraux extrêmement organisés, mais on se sent quand même attiré par ce genre de composition surtout quand les couleurs sont vives et se mélangent. Le chemin montant la petite montagne Akebono donne d’abord accès à un espace ouvert sur lequel les enfants viennent jouer. On s’enfonce ensuite avec délice dans la forêt de cerisiers qui attendaient qu’on vienne les admirer de plus près. Depuis cette colline aux cerisiers, on peut apercevoir le grand temple Kōryūzan Tōkai-ji placé sur une autre colline à proximité. Entre les deux collines, un jardin japonais joliment agencé nous attend. Depuis ce jardin, on aperçoit les cerisiers perchés sur la colline d’un côté et on devine le temple Tōkai-ji de l’autre côté. Nous sommes ici en pleine campagne même si la ville est toute proche.

sakura dans les parcs de Chiba [2]

Nous sommes toujours la tête dans les cerisiers en fleurs et toujours dans le grand parc de Shimizu à Chiba. J’aime beaucoup cet endroit en particulier dans le parc, car il ne ressemble plus à un parc mais plutôt à un grand jardin d’une propriété privée, autrefois très bien entretenue mais laissée un peu à l’abandon. Je ne sais pas trop pourquoi cette idée en particulier me vient en tête mais j’y pense en particulier en voyant des enfants avec leurs parents partir à la chasse aux papillons devant une vieille maison traditionnelle en bois. Cette scène me fait penser à un été bucolique en vacances (à vrai, j’ai aussi aperçu un Totoro dans un des fourrés). Dans ce parc, j’aime aussi beaucoup la manière à laquelle les couleurs roses et blanches des fleurs de cerisiers viennent se mélanger. Il y a aussi un grand et vieux shidare sakura qui nécessite des supports pour tenir debout. En le regardant, on devinerait presque une sagesse poussant au respect.

sakura dans les parcs de Chiba [1]

Les cerisiers en fleurs ne sont déjà plus de saison mais ça ne m’empêche pas de montrer les photographies qu’il me reste sur le sujet sur encore deux ou trois billets. Après notre visite du sanctuaire Sakuragi dans la petite ville de Noda dans la préfecture de Chiba, nous nous dirigeons vers un parc assez proche de là. Le parc de Shimizu est vaste. Une de ses particularités est d’avoir un parcours athlétique en plein milieu. Il a l’air assez exigeant car placé au dessus d’un étang. J’imagine que l’eau ne doit pas être profonde. De nombreux enfants s’y amusent, donc il ne doit être si compliqué que ça à parcourir dans sa totalité. Nous ne sommes pas venus ici pour ce parcours, bien qu’il avait l’air assez tentant. Nous recherchons les cerisiers que nous avons d’abord un peu de mal à trouver car nous étions stationnés à l’opposé. Une grande allée piétonne bordée de sakura nous amène jusqu’à la porte principale d’un temple bouddhiste nommé Konjoin. L’endroit est extrêmement agréable. Des familles sont assises dans une partie du parc pour faire Hanami. Ce type de regroupement n’est en général pas autorisé en cette période de crise sanitaire, mais j’ai l’impression que se mettre dans des tentes doit être une condition permettant de faire Hanami dans ce parc. L’absurde de la situation est qu’on ne voit plus les cerisiers une fois que l’on est enfermé sous la tente. En ce qui nous concerne, nous avons toujours préféré marcher dans les parcs plutôt que s’asseoir au même endroit pendant des heures. La crise sanitaire ne change donc pas beaucoup nos habitudes.