Tateishi

J’aime les séances de conduite sur la côte du Shonan au volant de la Subaru. Aujourd’hui dimanche, le ciel n’est pas ensoleillé et les touristes sont probablement restés sur Tokyo. Les routes sont suffisamment vides pour une conduite agréable. Nous allons jusqu’à Yokosuka, en passant par Kamakura, Zushi, Hayama sur la route côtière. Le rocher debout de la plage de Tateishi attire notre regard et nous nous arrêtons pour respirer les embruns. Nous nous approchons du rocher debout, véritable monument naturel tandis que la lumière commence déjà à tomber.

Sur la petite colline près du rivage, une femme regarde la mer, c’est presqu’une image de roman, je verrais bien cette dame en Miss Saeki regardant le rivage dans Kafka on the Shore. On imaginerait cette femme avec un regard triste sur la mer. Mais pour casser l’image, elle surveillait en fait de loin ses enfants ramasser des coquillages, je vais arrêter avec les allusions à ce roman, ca devient obsessionnel…

Sur le retour. je remarque cette machine infernale en tenue de camouflage et au repos sur le parking. A moins que ce ne soit une machine de travaux publics …

Interlude Champêtre

Un peu de couleurs champêtres en 2 photos, pour changer du Noir et Blanc de ces derniers jours. Les photos datent d’il y a quelques semaines déjà, prises dans un parc près de Ofuna.

On me prévient que Elle Quebec parlera un petit peu de Made In Tokyo avec une présentation de quelques lignes dans la rubrique « blogue » du prochain numéro du magazine (ndlr: « blogue » veut dire blog). Remerciements et bienvenue aux QuebecWa (le Canada est 5ème pays visiteur de ce site).

Ca me rappelle l’association QuebecWa (L’association des Québécois et des amis du Québec au Japon), toujours active, que j’ai cotoyé quelque fois.

Kaela et la Neige

Ci-dessus, une composition de trois photos prises à différents endroits de Tokyo: Passage Nihonbashi-Shibuya-Roppongi.

  • sur le pont historique de Nihonbashi et dessous la « loop line » autoroutière longeant la rivière qui finira peut être par disparaître un jour (la rivière ou l’autoroute?).
  • dans les couloirs de la gare de Shibuya, un matin très tôt, sans personne (sans trucage).
  • dans les couloirs de la tour observatoire de Roppongi Hills.

Ci-dessus, il s’agit d’une composition prétée au blog Profil: Vertical Shinagawa. Elle avait été publiée à l’occasion de la présentation de Made In Tokyo. Profil est un concept intéressant consacré à la présentation de weblog francophones et de leurs auteurs.

Il m’arrive parfois de trainer sur la chaine de télé NHK, et le vendredi soir tard, il y a une émission musicale pas trop mal, basée sur des Live et interviews. Ce soir, je découvre Kimura Kaela avec son dernier single en Live You. Il s’agit d’un rock pop jeune et spontané, très attachant. En cherchant un peu sur iTunes, je redécouvre ce single qui l’a fait connaître et que je connaissais déjà bien rirura riruha. Et écouter également, l’avant dernier single Beat. Une musique qui me donne personnellement bonne humeur.

Comme prévu par la météo qui se trompe rarement, il a neigé ce samedi sur la région de Tokyo et plus (Yokohama, Kamakura, …). C’était une tempête de neige qui a duré toute la journée, mais n’a pas découragé notre court séjour à Kamakura. Le système ferrovière japonais quasi parfait accussait tout de même des retards de quelques dizaines de minutes en raison de la neige. Arrivé, je ne manquerais pas la photo d’un temple sous la neige, ici celui de Aoki.

Le lendemain, le ciel se dégage. Les voisins s’activent, pelle à la main, pour déblayer les rues du quartier. L’appel ne me manquera pas, pour une petite demi-heure de nettoyage. C’était assez amusant malgré tout. L’après midi, le soleil perce les nuages et nous aveugle parfois par réverberation sur le peu de neige qui reste. Nous allons vers le grand sanctuaire Hachimangu pour faire une pierre deux coups (ou tuer deux oiseaux avec une pierre, même si je suis contre cette solution) et admirer les temples sous la neige, ainsi que récupérer les fameux talismans qui nous protègerons cette année. C’est la foule à Kamakura comme prévu. On s’écarte un peu des sentiers battus, à la recherche de temples dans les contre-allées.

Pour agrémenter la promenade, quelques photos en vrac:

  • des « pantoufles » de bouddha à l’entrée d’un temple.
  • des tiges d’encens déposées.
  • un patchinko déguisé en casino à l’américaine.
  • une voie de chemin de fer sous la neige fondante.
  • une autre voie de chemin de fer à Kamakura.
  • Kamakura Hachimangu Version Electrique.

Je termine le roman Kafka On The Shore de Haruki Murakami, surnaturel et assez difficile à expliquer, comme pourrait l’être un film de David Lynch. En recherchant sur Internet, je n’y trouve pas d’explications, il faut certainement seulement laisser jouer son imagination. Ce bouquin est très prenant, on rentre dans le livre pour accompagner Kafka et Nakata pendant leur periple identitaire et prédestiné à Shikoku. Dans un tout autre style très certainement, j’aborde le Coin Locker babies de l’autre Murakami.

ボ:ナ:ネ

明けましておめでとうございます。今年もよろしく。

Bonne Année 2006 à tous. Je suis en retard mais n’ai pas dépassé la date de non-retour du 7 Janvier pour souhaiter une très bonne nouvelle année.

Wagashi

La pluie de ce dimanche vient presque contrecarré nos plans de visite des feuilles rouges de l’automne à Kamakura. Armés de beaucoup de courage, on se lance quand même sous la pluie vers le parc de Kamakura Kohan. Pas facile de prendre des photos avec parapluie et appareil en mains. Il n’y avait personne dans le parc comme prévu, ce qui donnait un côté mystérieux à cette forêt. Comme un aventurier (du dimanche), je dévalle les pentes glissantes pour rejoindre un ruisseau couvert de branches d’arbres. Pas un bruit, à part celui de l’eau qui coule et qui tombe.

Pour se réconforter, on aura droit à quelques patisseries japonaises wagashi. Sur la photo ci-dessus, une pâte de haricot rouge (anko) entourée de mochi et supoudré de thé vert. C’est délicieux. Et pendant qu’on mange, on nous montre Klimt à la télé.