Travel is dangerous

Sharky, qui est de bon conseil et visite régulièrement ce blog, me recommande aimablement l’écoute de quelques morceaux de Mogwai pour parfaire ma connaissance de ce groupe. Au hasard des recommandations, et en me laissant inspirer par le titre, je me penche sur l’excellent et dense Travel is dangerous. Alors que cette chanson parle apparemment du naufrage d’un sous-marin atomique russe, elle m’évoque plutôt le voyage et séjour de 3 mois de Mari au Sri Lanka en période de guerre civile. J’écoute aussi le très bel instrumental Scotland’s Shame sur le dernier album de Mogwai. Le morceau ne repose pas les oreilles et demande de l’attention pour saisir son atmosphère très prenante. J’aime cette sensation que le morceau se construit à partir d’une matière brute travaillée pour donner une forme vivante organique qui évolue et se construit petit à petit au fur et à mesure du morceau.

Sur les photos, au dessus un quai de gare et en dessous Marunouchi en plein champs de bataille. Les photos datent de fin 2006. L’immeuble à Marunouchi est déjà terminé.

between us

The wind blows between the U shape and the S shape of buildings in Akasaka.

Désolé pour l’interruption de service ces derniers temps, une opération de mon hébergeur sur la base de données a apparemment eu quelques effets de bord.

Rush (4)

A Shibuya, près de la gare en suite à la série Rush.

Et en écoute déjà depuis quelques temps, cette musique au titre énigmatique de Mogwai, I’m Jim Morrison, I’m Dead, sur leur nouvel album The Hawk Is Howling. C’est instrumental avec une atmosphère mystérieuse à base de piano, de guitares et de distortion, progressant doucement et continuellement en intensité comme une créature naissante (tirée d’un popcorn movie). C’est une musique très prenante.

Croisement et sanctuaire à Akasaka Mitsuke

Ces quelques photos urbaines sont prises au croisement de Akasaka-Mitsuke où les voies suspendues s’entremêlent. C’est un carrefour compliqué où on se perdrait facilement. La voie qui mène à Yotsuya longe un petit étang en bordure de l’hôtel New Otani.

En remontant la route 246 depuis Akasaka Mitsuke, on tombe assez vite sur le sanctuaire de Akasaka Toyokawa Inari. C’est un sanctuaire un peu brouillon, mélange de sanctuaire Shintô et de temple bouddhiste, où les lieux de prière sont multiples. L’entrée des pagodes est parfois cachée par des dizaines de statues de renards ou par des allées chargées de drapeaux très certainement marqués du nom des donateurs. C’est apparemment un lieu où viennent se recueillir les artistes. Ils viennent secrètement espérer le succès devant une statue divine et une petite fontaine cachées derrière les temples.

En sortant de l’enceinte du sanctuaire pour regagner la route 246, nous explorons des yeux le brouillon des échoppes.