Maison de Tokyo

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J’aime beaucoup me promener dans un quartier pour la première fois. Alors que je commence à bien connaitre le côté Uehara de la gare de Yoyogi-Uehara, je profite d’une petite heure de libre pour partir à la découverte du quartier de Nishihara. Il s’agit d’un quartier résidentiel et au hazard des rues, on peut tomber sur quelques maisons individuelles au design intéressant. J’aperçois assez vite une petite maison que j’ai déjà vu dans des magazines d’architecture ou sur internet, il s’agit de la maison I House de l’architecte Jun Aoki. De retour à la maison, je me souviens avoir également vu cette maison en photo sur le site de photographies de Jérome Souteyrat. Mon intuition était bonne et Jérome Souteyrat vient d’ailleurs de publier depuis septembre aux éditions Le Lézard Noir un livre de photographies intitulés « Tokyo no ie » (Maisons de Tokyo). On peut le trouver au NADiff de Ebisu, ce qui me donne un bon prétexte pour aller y faire un tour. J’aime beaucoup cette petite librairie car elle est très très bien cachée. Elle est encore plus cachée en ce moment par des travaux sur la rue qui nous amène vers la librairie.

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Une fois dans la la librairie NADiff A/P/A/R/T et avant de m’emparer de « Tokyo no ie », je fais un tour d’horizon des livres de photographies japonais, je monte ensuite à l’étage dans une des deux petites galeries. On y montre en ce moment dans la galerie MEM de la librairie des oeuvres très inspirantes de Yoshio Kitayama, intitulées Universe. 7 oeuvres y sont exposées, je me permets de montrer une d’elles sur la photo ci-dessus à droite. Il s’agit de dessins très minutieux à l’encre sur un papier japonais très grand format. On ne le voit pas de loin, mais la forme unitaire de ces dessins est une juxtapositions de petites formes rondes tantôt vides, tantôt pleines. L’agencement donne des vues lunaires, des formes qui nous font voyager dans l’Univers.

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Une fois de retour à la maison, je découvre « Tokyo no ie » qui nous montre à travers une série d’une soixantaine de photographies, des habitations à Tokyo à l’architecture remarquable. Toutes les photos représentent des vues extérieures de maisons individuelles d’architectes japonais reconnus, où l’accent est placé sur l’environnement qui entoure ces maisons et notamment sur la présence humaine (des passants, familles, contrôleurs de stationnement, …). Je reconnais quelques bâtiments déjà photographiés dans Tokyo, comme le Wood/Berg de Kengo Kuma, Moriyama House de Ryue Nishizawa, Reflection in mineral de l’Atelier Tekuto ou encore cette maison I house de Jun Aoki. Le livre se termine sur une postface de Kengo Kuma. C’est une belle oeuvre photographique que je recommande. Ca me donne d’ailleurs envie de me (re)pencher sur mon prochain photobook, qui contiendra certainement un mélange de mes formes dessinées futuro-organiques avec des photographies de Tokyo. Je n’ai pas encore trouvé quel sera le dosage adéquat entre dessins et photographies.

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Ceci étant dit, je continue mes dessins en format A3. Chaque dessin me prend un peu de temps vu la taille, mais j’aime beaucoup construire petit à petit cette série de formes abstraites. Je les réunis maintenant dans un grand classeur A3 et j’aime de temps en temps, comme sur la photographie ci-dessus, les ressortir pour une photographie d’ensemble.

恵比寿ー>鎌倉ー>吉祥寺 (1)

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Les photographies prises cet été fonctionnent décidément par petites séries. Il s’agit maintenant d’une mini-série de deux épisodes entre Ebisu, Kamakura et Kichijoji. Près d’Ebisu, la première photographie nous montre le bloc blanc des bureaux du fameux Art et Creative Director Kashiwa Sato (notamment pour Uniqlo) par Tezuka Architects. Je passe très régulièrement devant ce bâtiment mais je ne me doutais pas qu’il s’agissait des bureaux de Kashiwa Sato (Je l’ai su au hasard d’une émission télé). Sato et les architectes Tezuka ont déjà collaboré sur l’école en cercle Fuji Kindergarden à Tachikawa, dans la banlieue de Tokyo. Sur la deuxième photo, on passe sur une vue de Enoshima au loin, en bas des collines de Kamakurayama. Le reste des photos ont été prises autour de Ebisu.

なん階立て?

Dans cette nouvelle petite série, nous passons par le parc Shinjuku-gyoen pour un pique-nique en famille, par Marunouchi et quelques autres endroits par-ci par-là. Je suis allé à l’exposition à laquelle participait MP à Meguro, d’où la photo de l’hôtel Gajoen en passant et sous la pluie. Très belles photos présentées à l’exposition No Print, No Life à la galerie Cosmos. Ca faisait plaisir de voir celles de MP en version imprimée, dans un assez grand format. Il s’agissait de quelques photos de sa série à Moynaq. Musicalement, je suis plongé en ce moment dans l’electro assez « agressive » de Clark et j’aime beaucoup quelques morceaux comme Future Daniel, Growls Garden et des morceaux plus anciens et plus abstraits comme les magnifiques Herzog et Ted. Sur ma lancée, je pars vers du plus abstrait encore avec Autechre et le très beau morceau Rae sur LP5. Et pour ne pas rester sur de l’electro et revenir un peu sur de la musique rock tendance pop japonaise, je suis content de retrouver Tokyo Jihen sur un bon morceau The Reverberation. J’avais un peu délaissé le groupe ces dernières années car ils étaient partis vers une inspiration jazz qui me plaisait moyennement. Sur ce morceau, Sheena Ringo revient un peu vers ses premiers amours entendus sur ses albums solo et sur le premier de Tokyo Jihen. Au passage, un autre groupe japonais que je découvre au hasard de Ping, le réseau musical sur iTunes, Heavenstamp avec le morceau Hype. Mon profil sur Ping est à ce lien à propos.

Fixed

Sur les deux dernières photos, mon nouveau vélo. J’avais assez envie de remplacer mon vieux petit vélo et j’ai assez vite trouver un modèle qui me plaisait chez F.I.G. Bike à Daikanyama. En se promenant dans les rues de Tokyo, j’avais remarqué, en regardant bien et surtout dernièrement, qu’un « assez grand » nombre de vélos sont à simple vitesse, mais je ne soupçonnais pas qu’ils étaient à pignon fixe. A vrai dire, je ne connaissais pas vraiment ce concept de pignon fixe, ou fixed gear, ou fixie, dérivé des vélos de piste. C’est à dire que la roue arrière est en lien constant avec le pédalier. On ne se repose jamais, car on n’a pas l’option de la roue libre. Même en descente, il faut pédaler. Théoriquement on peut faire une marche arrière ou freiner sans freins. Quitte à changer de vélo, autant essayer quelque chose de nouveau. Mon nouveau vélo de marque danoise Vivo, modèle Bellissimo modifié et distribué par Diatech est donc single speed fixed gear. C’est assez bizarre au début mais après une semaine je commence à prendre la machine en mains. Je commence à prendre le coup pour décélérer sans les freins mais il faut beaucoup anticiper. Enfin bon, j’utilise beaucoup les freins évidemment, mais le pignon fixe fait que l’on essaie de gérer son rythme en évitant d’accélérer comme un fou pour freiner brutalement. On anticipe beaucoup plus et c’est marrant comme ça ressemble beaucoup plus à de la conduite, c’est très plaisant.

Sinon, sur les autres photos, on reconnaîtra le 21_21 Design Sight, par Tadao Ando à Tokyo Mid-Town. C’était une journée très agréable le week end dernier. Zoa allait de sauts en sauts à Mid-Town et ensuite Roppongi Hills.