From an empty road (2)

Ce deuxième billet est jumeau du premier, comme les deux petites filles sur l’avant dernière photo du premier billet. On revient en photos à Kamakurayama en partant d’une voie vide, celle de la rivière bétonnée de Shibuya. A Kamakurayama, juste à côté de Kamakura no ie, on trouve Wood Deck House par Tezuka Architects, une des premières maisons individuelles de ces deux architectes (si on en croit le website). Elle date de 1999. Masahiro Ikeda signe également cette maison mais je ne sais pas exactement quelle partie (la structure peut être). Pour Masahiro Ikeda, souvenez vous des formes du Natural Ellipse à Shibuya. Cette maison en bois est bien différente. C’est quand même amusant de faire des recherches sur internet, à partir d’une photo et d’un nom de lieu, on trouve toute sorte de liens avec des choses connues, des morceaux de puzzle qui se raccordent.

J’apprécie de plus en plus la vue horizontale. C’est en plus un exercice intéressant de se forcer à n’utiliser que ce format alors que mes automatismes vont plutôt vers le format vertical. Ca permet de voir un petit peu autrement, de repenser le cadre quand un sujet se prendrait plus naturellement à la verticale.

From an empty road (1)

Komazawa Dori, presque vide

Arrière du Studio EBIS.(1981), par Jun Suzuki

Train, gare de Ebisu

Au démarrage d’une rue presque vide à Ebisu au début de la Golden Week, nous partons en quelques photos vers Kamakurayama. Au passage, un peu d’architecture, le Studio EBIS par Jun Suzuki à Ebisu et une maison en équilibre à Kamakurayama: Kamakurayama no ie, par Kimitsugu Sugihara. La maison suspendue a une belle vue sur la forêt des collines de Kamakurayama. Juste à coté, il y a Rai Tei, un restaurant de soba dans un parc naturel et autour une forêt de bambou.

Sakura +

La situation se stabilise mais les tremblements de terre sont toujours très présents. Télévision et téléphones portables nous envoient des alertes quelques secondes avant un nouveau tremblement de terre, on est assez rodé: casque pour Zoa, ouvrir la porte… Mais la vie a repris son cours. Zoa a commencé la maternelle depuis cette semaine. Il y avait des cerisiers en fleur dans la cour d’école. C’est le thème de ce billet, les sakura et ce qu’il y a autour. Les fleurs sont déjà envolées. Remarquez que je prends beaucoup de format horizontal ces derniers temps. On peut voir une version agrandie des photos en cliquant dessus comme d’habitude.

It once turned blue, orange and white

Ca fait quelques jours que je n’ai pas montré de nouvelles photos-compositions. On était en fait assez occupé ces derniers temps à la recherche de maternelle pour Zoa. En plus de cela, je me suis mis dans l’idée de commencer à réfléchir au nouveau photobook. Il n’y a pas à dire, ça me démange plus que jamais, mais j’essaie de freiner mon élan car je voudrais le publier sur Blurb en mars l’année prochaine. J’ai déjà une centaine de pages, mais je vais certainement faire quelques coupures au montage. Je pense que certaines compositions seront seulement sur le photobook. J’essaie également de créer pour ce photobook une articulation entre les différentes séries commencées ces derniers mois, pour obtenir un ensemble cohérent qui tend à raconter une histoire (en images et quelques titrages). Pas facile, mais j’aime beaucoup cet exercice.

A part ça côté musique, beaucoup de bonnes choses en ce moment et en vrac: j’aime décidément beaucoup l’efficacité l’electro allemande de Digitalism sur Blitz ou sur le plus pop pogo, la nouvelle version de Not in Love de Crystal Castles avec Robert Smith au chant, ou le remix par Germany Germany de Baptism des mêmes Crystal Castles, pour les voix féminines Undertow de Warpaint et Secrets de Silver Swans, le rock et les guitares de Les Savy Fav sur Let’s get out of here ou la folie musicale de Viernes sur Sinister Love.

Street diving

Alors que j’écoute le EP Morningrise (1991) de Slowdive, il me revient l’envie de faire du « shoegazing photographique ». Dans la lignée du Loveless de My Bloody Valentine, même époque, il y avait 20 ans en 1991, j’aime vraiment beaucoup cette ambiance, qui me donne une fois encore l’envie de voiler mes photos. Ces trois photos sont prises à l’intérieur de Shibuya pour les deux premières et le long d’une petite rue que je connais peu à Ebisu.