in between II cities

En lien avec mon précédent billet qui envisageait d’ajouter le lieu d’écriture de mes billets, celui-ci est en partie écrit à Hong Kong. Les photographies sont par contre de Tokyo car mon voyage d’une petite semaine à Hong Kong ne m’a pas laissé assez de temps pour aller prendre des photos dans les rues de la ville. Mais pour l’ambiance, j’écoute des morceaux de ma longue playlist de Faye Wong en écrivant ces quelques lignes. Les photographies du billet ont une certaine qualité abstraite volontaire. Après le mur déconstruit et taggé de la première photographie, apparaît une baleine volant dans le ciel d’une ville européenne qui pourrait être Paris. Cette photographie en très grand format est signée par Daido Moriyama (森山大道) et est affichée sur un mur de béton d’une rue située près de la mairie de l’arrondissement de Shibuya. La photographie représente un ballon à air chaud transformé en baleine géante flottant au-dessus des toits de Paris. Cette photographie a été prise par Daido Moriyama en 1989 lors d’un séjour à Paris alors qu’il commençait à se lasser de Tokyo. Il loua un appartement à Paris, rue Mouffetard dans le cinquième arrondissement, et s’y rendit plusieurs fois pendant cette année. Cette photographie fait partie d’une série intitulée A Tale of II Cities, sous-entendant que ces deux villes sont Paris et Tokyo. Les photographies sont bien entendu en noir et blanc à fort contraste, explorant les paysages urbains de Tokyo et de Paris. Elles entendent capturer l’énergie chaotique et brute, parfois surréaliste, des deux métropoles, en s’inspirant souvent du photographe Eugène Atget. Le lion de la troisième photographie est situé tout près de la porte Sud coincée entre les immeubles du sanctuaire Hanazono (花園神社) à Shinjuku. Je n’ai jamais beaucoup aimé ce sanctuaire, certainement en raison de sa proximité de Kabukichō et de Golden Gai. Je le trouve sombre même en pleine journée comme si je ne pouvais imaginer Kabukuchō que la nuit.

Musicalement parlant, j’écoute en ce moment deux singles. Tout d’abord, celui de Minami Hoshikuma (星熊南巫) intitulé NIRVĀṆA et sorti le 16 Janvier 2026. Le style est un plus peu apaisé que ses singles précédents mais cette direction rock plus mélodique lui va très bien car elle conserve dans sa voix toute la passion qui l’anime. J’aime beaucoup la photographie de couverture du single prise par Ryota Kohama (小浜良太), bassiste du groupe ONE OK ROCK. J’écoute systématiquement les nouveaux singles de Kumami (j’apprends sur une vidéo Instagram qu’il s’agit d’un surnom qu’on lui donne) et je n’ai pour l’instant j’aimais été déçu. L’intensité rock qui s’en dégage est toujours très convaincante. J’écoute aussi assez systématiquement les nouveaux singles de King Gnu, notamment leur dernier AIZO sorti le 9 Janvier 2026. Le tout début du morceau est japonisant, ce qui me rappelle le très bel album de Millenium Parade. La suite du single est assez typique de King Gnu. Un peu comme le single précédent So Bad, ce dernier morceau est assez déstructuré. Autant ça m’avait d’abord désarçonné sur So Bad, autant j’ai le sentiment qu’il s’agit maintenant d’une marque de fabrique du groupe. C’est de toute façon brillant car Daiki Tsuneta a une sensibilité musicale tout à fait unique. Mon fils vient d’avoir la confirmation qu’il a obtenu deux places pour un concert de King Gnu au mois de Mars 2026, de leur tournée japonaise et asiatique CEN+RAL Tour. Il est membre du fan club, ce qui a dû faciliter les choses. Le problème est qu’il a obtenu ces places pour le concert de Takamatsu (高松) à la Kagawa Arena (あなぶきアリーナ香川), ce qui veut dire qu’il faut y aller exprès et qu’il ne trouve personne pour l’accompagner. Je me suis bien entendu dévoué pour l’accompagner. C’est apparemment très difficile d’obtenir des places pour les dates à Tokyo. Nous avons également obtenu deux places pour le concert de Fujii Kaze (藤井風) qui aura lieu au Tokyo Dome en Décembre 2026. On a le temps de le voir venir. Par contre, je n’arrive toujours pas à obtenir une malheureuse place pour le concert de Sheena Ringo, ce qui est quand même un comble. J’en suis à mon quatrième essai, après deux tentatives à travers le fan club Ringohan et une tentative avec le code de réservation fourni avec l’achat à l’avance du prochain album. Je tente maintenant une réservation par les voix normales alors que je pensais que cette tournée était réservée au fan club. Tout ceci est très confus.

to all the near misses

Je suis allé à Shin-Okubo pour une raison très spécifique, faire une visite au sanctuaire Kaichu Inari (皆中稲荷神社). La signification de Kaichu est que toutes les flèches atteignent leur cible, autrement dit, cela signifie que tous les vœux se réalisent. Aller savoir pourquoi, mais une croyance moderne assez répandue auprès des fans de musique donne la réputation à ce sanctuaire de faciliter l’obtention de billets de concerts, notamment pour ceux où les systèmes de loteries sont imposés. Cette réputation s’est apparemment renforcée par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux et les témoignages de fans affirmant avoir obtenu des billets après y être allés. Tout ceci relève bien sûr de croyances irrationnelles, mais je me suis persuadé que je devrais quand même y aller au cas où (j’arrive assez facilement à me laisser influencer par moi-même).

Sheena Ringo a lancé une série de concerts nationaux pour le fan club Ringohan dans des salles de tailles assez réduites, et malgré mes cinq ans de souscription, je n’ai pas réussi à obtenir une place à la loterie. Je ne suis pas le seul dans le cas, car le nombre de membres du fan club a miraculeusement augmenté de manière exponentielle à l’annonce pourtant secrète de cette tournée. C’est bon de savoir qu’après plus de 25 ans de carrière, Ringo attire toujours les foules et les nouveaux fans, mais j’avoue ma frustration de ne pas avoir obtenu de place. Certains artistes privilégient l’ancienneté des abonnés, ceux qui sont membres depuis plus d’un an par exemple, par rapport à ceux qui viennent juste de s’inscrire uniquement pour le concert en question. Je pense aussi que le dimensionnement des salles pour cette tournée n’est pas suffisant. Peut-être que Ringo ne se rend pas compte que la quasi-totalité des membres de son fan club veut assister à ses concerts. C’est d’ailleurs une des raisons principales de mon inscription. Une deuxième tournée de loterie, bien que très limitée, avait été organisée d’où mon passage désespéré au sanctuaire Kaichu Inari, suite au conseil d’un autre malheureux fan de longue date. Acheter un talisman n’a malheureusement pas augmenté mes chances, car la deuxième loterie n’a pas été fructueuse. Il reste le code donné avec la réservation de son nouvel album 禁じ手 qui sortira le 11 Mars 2026 (avec une tracklist tout à fait Ringoesque), mais je pense que mes chances seront encore une fois très limitées. Je n’ai pas encore tiré un trait (à défaut d’une flèche) sur cette tournée, mais j’aurais en tout cas le plaisir de la voir plus tard en Blu-ray quand il sortira. En fait, il y avait une deuxième raison de mon passage au sanctuaire Kaichu Inari, car Mari et moi souhaitons également aller au concert de Fujii Kaze (藤井風) qui aura lieu au Tokyo Dome en Décembre 2026. Rendez-vous compte qu’il faut réserver sa place un an à l’avance! Je ne l’avais pas mentionné mais on a beaucoup écouté son album Prema et le mini-album Pre-Prema qui l’accompagne. Prema est assez différent de ses deux albums précédents, notamment parce qu’il est entièrement en anglais. Le morceau de Prema que je préfère est le superbe Forever Young.

Sur les petites plaquettes Ema disposées dans le sanctuaire, on ne voit en effet que des souhaits d’obtenir des places de concerts, notamment pour le dernier concert-réunion du groupe Arashi, mais également pour les concerts de Snow Man ou de Fujii Kaze. A part ces concerts de Sheena Ringo et Fujii Kaze, je n’ai pas encore décidé des groupes ou artistes que j’aimerais voir cette année. J’avoue avoir un peu de mal à me motiver. J’aimerais en tout cas, un jour, assister à un concert au Nippon Budokan. Une fois sorti du sanctuaire, je reviens vers la station. Il y a foule dans le quartier coréen. Je préfère marcher jusqu’à Shinjuku, je connais assez bien la route.

Dans les nouvelles musiques que j’écoute depuis le début d’année, il y a d’abord le nouveau single LUMEN de Minami Hoshikuma (星熊南巫) sorti le 27 Décembre 2025. On y retrouve l’ambiance intense et dramatique de ses morceaux précédents, démarrant ici par un son lourd et agressif. La batterie est particulièrement puissante et les guitares affirmées mais la voix expressive de Minami ne se laisse jamais déborder. Le titre fait référence à la lumière et on ressent le chant de Minami Hoshikuma comme une bataille contre des forces sombres qui l’entourent. Elle arrive à chaque fois à canaliser des émotions brutes pour créer une musique percutante et émotionnellement intense. Allez savoir quel mystère m’a amené ensuite vers le morceau de Dream Pop NEUANFANG de l’artiste allemande originaire de Bavière S1RENA. Le morceau sorti le 12 Décembre 2025 est chanté en allemand et évolue dans des ambiances contemplatives et rêveuses avant de s’élever vers un beat électronique plus énergique. J’imagine que ce changement de rythme correspond au thème du renouveau introduit par le titre, mais je ne serais pas en mesure de comprendre les paroles. Le morceau a une approche intime et introspective qui me plait vraiment beaucoup. C’est très caricatural, mais je n’imaginais pas que l’allemand pouvait sonner aussi bien. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup de musiques allemandes dans la discothèque de mon iPod, à part le morceau Rammstein du groupe Rammstein de la bande originale du film Lost Highway, mais c’est une toute autre histoire parfaitement incomparable au morceau ci-dessus. Toujours est-il que NEUANFANG me donne maintenant envie d’écouter d’autres choses du genre en allemand. La vidéo de NEUANFANG n’est en fait pas complètement étrangère au Japon car S1RENA y montre quelques images furtives du film et de l’anime NANA. Ça me rappelle une nouvelle fois que je n’ai pas encore vu le film NANA sorti en 2005 avec Mika Nakashima et Aoi Miyazaki dans les rôles titre des deux Nana.

Je pars ensuite vers des sons plus électroniques avec le nouveau single Feel Your Breath de 嚩ᴴᴬᴷᵁ sorti le 25 Décembre 2025. L’approche est très sensorielle et sensible mais part en vrille vers la fin avec un énorme son techno, qui caractérise assez bien le sentiment d’instabilité du personnage. Je pense que j’aime de manière consistante toute les créations musicales de 嚩ᴴᴬᴷᵁ, notamment parce qu’on ne sait jamais trop à quoi s’attendre et qu’elle a une approche plutôt non conventionnelle de la musique. Ce morceau est plus apaisé et flottant, dans un style qui me fait un peu penser à 4s4ki, jusqu’à cette déstructuration finale qui vient mettre à mal tout le morceau. Je découvre ensuite l’artiste électronique aymk grâce au magazine web AVYSS qui me fait décidément découvrir beaucoup de choses intéressantes dans le vaste monde des musiques indépendantes voire underground. De la musicienne aymk qui fait absolument tout sur ses singles et albums, de la musique au chant jusqu’au design des couvertures, je découvre une partie (pour l’instant) de son album From Destruction through Transcendence into Reconstruction. Je ne me lancerais pas dans une explication philosophique, notamment nietzschéenne, du titre de son album car AVYSS l’a déjà fait en notant une composition de l’album en trois phases, de la destruction, au franchissement des limites et à la reconstruction, comme le mouvement même de la vie. Pour être très honnête, je ne suis pas en mesure de retrouver ces concepts clairement dans les morceaux que j’écoute de l’album, mais ça n’a pas beaucoup d’importance. J’écoute pour l’instant trois morceaux Face the Mystery of Being, I’m Your Pet, Anime Girl et Thanatophilia qui ont la qualité indéniable de m’hypnotiser. La voix fortement pitchée de type lolicore d’aymk se mélange aux sons électroniques répétitifs et agressifs comme un instrument. On ne comprend pas exactement les paroles en japonais et anglais, mais ça n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui importe est la sensation que l’on ressent lorsqu’on se laisse envahir par cette musique. J’avouerais que je ne suis pas rentrer tout de suite dans cette musique, mais j’ai eu à chaque écoute une envie irrésistible d’y revenir. Je pense qu’il faut tout de même avoir une oreille avertie pour ce genre de sons, car cette musique est sombre. Si on pense au titre du morceau Thanatophilia, il désigne une attirance profonde pour la mort. Il n’empêche que ce morceau est l’un de ceux que je préfère. La vidéo est très intéressante, elle a été tournée dans le palace abandonné Marugen à Atami, que j’ai reconnu pour l’avoir vu en photo sur le blog de Jordy Meow dédié, entre beaucoup d’autres choses, à l’exploration d’édifices abandonnés (qu’on appelle Haikyo). Le lieu à mi-chemin entre grandeur décadente et destruction convient en tout cas assez bien à l’esprit de l’album d’aymk.

Pour terminer cette sélection avec une musique un peu plus légère, je découvre le dernier single Puni (ぷに) de la rappeuse Valknee, dont j’ai déjà parlé plusieurs fois sur les pages (nombreuses) de Made in Tokyo. Je ne suis pas très précisément sa carrière, mais il y a quelques années, je suivais assez assidûment son podcast vidéo. Puni est un morceau très ludique relayé par une vidéo très dynamique qui correspond bien au rythme du phrasé rapide de Valknee. Le morceau teinté d’un humour du quotidien assez typique de Valknee est assez court mais ne prend pas de pause, et file dans le paysage urbain comme une petite comète. C’est une petite bombe irrésistible lancée dans nos oreilles. Le morceau est sorti le 7 Janvier 2026, et il va très certainement avoir du succès.

images sans paroles (ε)

Le titre de cette série de billets impose que je ne parle pas des photographies que je montre mais comme d’habitude, je finis par me fatiguer moi-même de mes propres règles et j’aime m’en affranchir. Ces photographies ont été prises à plusieurs endroits de Tokyo, mais quelques unes d’entre elles proviennent de Ginza, dont l’iconique tour du Shizuoka Press and Broadcasting Center, construite en 1967 par Kenzo Tange. Ce bâtiment constitue la première concrétisation spatiale des idées métabolistes de Tange sur la croissance structurelle d’inspiration organique. La première photographie montre la superbe façade du Ginza Place conçu par Klein Dytham Architecture (KDa) et construit en 2016 à l’angle du carrefour de Ginza 4-Chōme. La façade de ce bâtiment de onze étages est composée de 5,315 panneaux préfabriqués en aluminium inspirés du sukashibori (透かし彫り). Le sukashibori est une technique artisanale japonaise de sculpture qui consiste en un travail de découpe créant des motifs ouverts dans une matière. Ces motifs laissent passer la lumière et l’air produisant des jeux d’ombre et de transparence. Ils sont souvent floraux, végétaux ou géométriques comme pour cette architecture contemporaine. Toujours à Ginza, j’avais déjà vu les chats astronautes de l’artiste Kenji Yanobe flottant avec leur vaisseau spatial faisant référence à la Tour du Soleil de Taro Okamoto au milieu du grand atrium central de Ginza Six. Cette installation intitulée BIG CAT BANG sera apparemment exposée jusqu’à la fin de l’été 2025. Je n’avais par contre pas remarqué une autre sculpture de chat à l’entrée du grand magasin. Ça aurait été dommage de la manquer. Je me demande bien ce que vont devenir ces chats voyageurs de l’espace après la fin de l’exposition de Ginza Six. Ils mériteraient une exposition permanente.

Au détour d’une rue d’Hiroo, j’aperçois une caméra de surveillance tombée au sol. Je regarde en l’air mais je ne vois pas de mur et de poteau desquels elle aurait pu tomber. Cela restera un mystère. On les remarque à peine mais si on fait un peu attention, on s’aperçoit très vite qu’on est filmé en permanence dans tous les coins de Tokyo. J’ai un peu de mal à comprendre que ce type de dispositif ne soit pas généralisé dans certains pays ayant en ce moment des soucis de sécurité intérieure. Les fameuses toilettes de l’arrondissement de Shibuya sont en ce moment recouverte de photographies d’elles-mêmes, pour une drôle de « mise en abîme ». Cette expression tellement utilisée dans le language des critiques littéraires et cinématographiques m’agacent un peu sans que je sache vraiment pourquoi. Enfin cette expression ne m’agace pas autant que le mot familier « dinguerie » qu’on entend de plus en plus, ou le fait d’utiliser la préposition « sur » au lieu de « à » pour des lieux (par exemple, j’habite sur Kyoto). Cette utilisation incorrecte donne l’impression d’une domination, ou d’un contrôle qui n’a pas leu d’être, sur l’espace, de suggérer une présence active plutôt que passive.

La dernière photographie montre une affiche du dernier single de Daoko intitulé Zense ha Busho (前世は武将). Elle montrait sur son compte Instagram une photo de cette affiche placée sur un mur temporaire d’un site de construction. J’ai vite reconnu le lieu à Shibuya, dans le quartier à Udagawachō, près du disquaire Manhattan Records. Je connais bien cette rue car j’aime venir vérifier si des nouvelles fresques ont été dessinées sur une des façades de ce disquaire. Je l’ai souvent prise en photo. Cette fois-ci, un petit groupe d’une dizaine de personnes se tenaient debout devant la fresque et j’ai remarqué une caméra. J’imagine qu’on était en train d’y tourner une scène d’émission télévisée, mais le tournage semblait être en pause. Parmi eux, je reconnais Noritake Kinashi (木梨 憲武) du duo comique Tunnels (ザ・トンネルズ). Il regarde dans ma direction de l’autre côté de la rue. J’hésite à lui faire un bonjour de la main, car je pense qu’il regardait plutôt dans le vide devant lui. Le single Zense ha Busho de Daoko est sympathique mais est loin d’être mon préféré de l’artiste. L’aspect kawaii de la voix de Daoko sur ce morceau et le jeu de guitare de Seiichi Nagai (永井聖一), guitariste du groupe Sōtaisei Riron (相対性理論) et membre de son groupe QUBIT, ne sont pas désagréable et finissent par convaincre après plusieurs écoutes. Comme elle le dit elle-même, ce morceau a un côté Pop espiègle au goût kitsch post-Shibuya-kei. Après avoir écouté ce morceau, YouTube me propose un autre single de Daoko, Rinko (燐光) sorti il y a trois ans en 2022. Ce morceau n’est pas présent sur un album et je ne le connaissais pas. Je suis beaucoup plus convaincu par la beauté orchestrale majestueuse de ce morceau fort d’une émotion mélancolique. Il a été composé par Shōhei Amimori (網守将平). Ce n’est pas toujours facile de suivre Daoko dans toutes ses activités musicales car elle est très active, notamment en collaboration avec d’autres musiciens et musiciennes.

J’avais par exemple manqué ce très beau duo avec Seiko Ōmori (大森靖子) intitulé Chikyū Saigo no Futari (地球最後のふたり) sur l’album kitixxxgaia de Seiko Ōmori sorti en 2017. J’adore la fusion entre les styles des deux artistes, Daoko apportant une partie hip-hop qu’elle maîtrise très bien. Le piano accompagnant le refrain est excellent donnant une dynamique remarquable au morceau. Du coup, j’écoute quelques autres titres de cet album kitixxxgaia, notamment le puissant single Dogma Magma (ドグマ・マグマ), que je connais déjà depuis longtemps. Ce single contient toute l’essence artistique et la démesure de Seiko Ōmori. Les nombreux changements de tempo et d’intensité du morceau créent une atmosphère à la fois théâtrale et chaotique qui est tout à fait passionnante. L’énergie déborde également dans tous les sens sur le morceau suivant Hikokuminteki Hero (非国民的ヒーロー) qui est un duo vocal avec Noko (の子), le leader du groupe Shinsei Kamattechan (神聖かまってちゃん). Il y a un esprit de rébellion punk dans ce morceau mêlant rock alternatif et éléments électroniques. J’adore particulièrement le final du morceau où le chant de Seiko semble inarrêtable, emportée par son propre mouvement et par les cris de Noko. Comme sur le premier morceau, celui-ci est teinté de provocation, illustrant la lutte contre les attentes sociétales et la quête de liberté individuelle. De l’album, je n’apprécie pas tous les morceaux, mais je m’arrête sur le douzième intitulé Kimi ni Todoku na (君に届くな), avec une approche orchestrée beaucoup plus posée. Son style y reste tout à fait unique. Je change ensuite d’album pour écouter le single Zettai Kanojo (絶対彼女) de l’album Zettai Shōjo (絶対少女) sorti en 2013. Ce n’est pas un morceau que je découvre car je l’écoute de temps en temps. Ce morceau Pop est beaucoup structuré que ceux mentionnés précédemment et est immédiatement accrocheur. On y trouve toujours ces parties parlés où Seiko semble s’adresser à elle-même.

Le nouveau single KURU KURU HARAJUKU de Kyary Pamyu Pamyu (きゃりーぱみゅぱみゅ), sorti le 18 juillet 2025, est une excellente surprise. Il est bien entendu composé, écrit et produit par Yasutaka Nakata (中田ヤスタカ), producteur de longue date de Kyary. Ce nouveau single marque le retour de Kyary après une pause de plus d’un an marquée par une naissance. Ce morceau a une approche très électronique, très techno qui me rappelle un peu l’ambiance de l’excellent Dodonpa (どどんぱ) sur l’album CANDYRACER de 2021, atypique dans la discographie de Kyary. Je trouve que Yasutaka Nakata est particulièrement inspiré et offre à Kyary des morceaux différents qui lui vont bien car elle parvient à garder son identité très marquée. Je la suivrais volontiers si son prochain album est entièrement dans ce style. J’ai de toute façon un faible pour Kyary depuis ses débuts et l’album plus récent Japamyu (じゃぱみゅ) sorti en 2018. Yasutaka Nakata m’a complètement bluffé sur le morceau 88888888, sorti le 29 août 2025, du groupe d’idoles PiKi (ピキ) formé en 2025 sous le label KAWAII LAB fondé par Misa Kimura. PiKi est un duo composé d’un transfuge de deux groupes de KAWAII LAB, à savoir Karen Matsumoto (松本かれん) du groupe FRUITS ZIPPER et Haruka Sakuraba (桜庭遥花) de CUTIE STREET. Rien ne laissait présager un morceau intéressant sauf que Yasutaka Nakata a composé à sa manière, en les fait chanter en chuchotements sur une musique électronique Dark Pop à la limite du witch house. C’est tout à fait inattendu et le morceau est tout bonnement excellent. PiKi passait à l’émission télévisée Music Station le Vendredi 29 Août 2025. Alors que je m’étais assoupi devant la télé pendant une partie de l’émission, les sons electro sombres de 88888888 m’ont soudainement réveillé. Le morceau semble avoir un lien avec la fameuse sortie 8 (8番出口) qu’on arrive pas à trouver.

On change de registre avec le nouveau single Crave de Minami Hoshikuma (星熊南巫) sorti le 16 Août 2025. Elle s’est échappée le temps d’un morceau de son groupe d’idoles alternatives Wagamama Rakia (我儘ラキア), mais ce n’est pas son premier single solo. La production du morceau est très lourde et intense en guitares donnant un ton sombre à l’ensemble. La voix comme toujours puissante de Minami arrive à s’en dégager pour apporter à l’ensemble quelque chose d’aérien. Et pour terminer cette excellente petite sélection, avouons-le, je découvre la musique solo de Yurina Hirate (平手友梨奈). Yurina Hirate était il y a quelques années la force motrice du feu-groupe d’idoles Keyakizaka46 (欅坂46), y apportant un style de performance intense très différent de l’image habituelle des idoles. Je n’ai jamais pu accrocher à un morceau du groupe mais j’imaginais bien un jour pouvoir apprécier la musique de Yurina Hirate. J’étais très distraitement attentif à ses sorties et tout à fait convaincu par son nouveau single. Le single I’m human est très beau avec une ambiance sombre et intense, et une dramaturgie renforcée par les images de la vidéo qui l’accompagne. Cette vidéo évoque la peur des comportements de masse et une certaine solitude humaine.

that’s a pretty long third gear in this car

Ce billet aurait très bien pu être le seizième épisode de ma série au long cours the streets mais je préfère lui donner un autre titre car j’ai réécouté récemment l’album Blonde de Frank Ocean et j’adore en particulier cet extrait des paroles du morceau Skyline To. Et en plus de cela, il y a des voitures dans ce billet. Ce billet est un mélange de plusieurs rues, celle de Komazawa et autour, celle de Kamurozaka où se trouve un Hôtel Vintage qui n’a rien de vintage mais qui prend tout de même ce nom. Le café au rez-de-chaussée est très agréable et calme. Des grandes fenêtres donnent sur la longue rue en pente Kamurozaka bordée de cerisiers qui étaient encore en fleurs au moment où cette photographie a été prise. On change ensuite de lieux pour le quartier chinois de Yokohama et un quartier de Kawasaki à l’écart de la gare. La dernière photographie a été prise au Tsutaya T-site de Daikanyama lors d’un petit festival célébrant les “subcultures” qui se déroulait les 19 et 20 Avril 2025. Dans l’ensemble, ce n’était pas le type de subculture qui m’intéressait vraiment car je n’ai pas trouvé d’intérêt à regarder des personnages déguisés, des Yuru-chara (ゆるキャラ), danser mollement devant une platine. J’ai même trouvé une certaine gêne à regarder les quelques admirateurs adultes postés autour de ce personnage rose appelé Iwashika-Chan (イワシカちゃん). Cela fait assez longtemps que je n’avais pas eu ce sentiment là. Le festival se composait en fait de petits stands. L’un d’entre eux vendait des t-shirt underground, parfois de films. J’y ai aperçu Tetsuo the Ironman de Shinya Tsukamoto. Il y avait également des stands réservés aux dédicaces notamment de mangaka, mais je suis malheureusement arrivé trop tard. J’aurais tout de même aimé passer à celui d’Eldo Yoshimizu (エルド吉水) car j’ai acheté il y a quelques temps le premier tome de son manga RYUKO (龍子). Eldo Yoshimizu est diplômé du département de sculpture de l’Université des Beaux-arts de Tokyo. Il n’a commencé sa carrière de mangaka qu’à l’âge de 45 ans. En demandant à Mari par tout hasard si elle connaissait cet artiste venant de la même école qu’elle, elle me répond à l’affirmative à mon grand étonnement. Eldo Yoshimizu était en fait un de ses professeurs en école préparatoire pour entrer aux Beaux-arts. C’est une coïncidence amusante et ça me ferait un sujet de discussion si jamais j’avais l’occasion de faire signer un jour mon exemplaire de RYUKO. Autre point intéressant, le manga est apparemment d’abord sorti aux éditions françaises du Lézard Noir en 2016, puis ensuite au Japon beaucoup plus tard en 2023 aux Éditions Leed Publishing.

Par souci d’augmenter un peu mon audience web, je me décide à montrer des photos de chats. C’est une recette bien connue pour attirer les visiteurs. C’est en fait une coïncidence que j’écoute en ce moment des artistes ou groupes utilisant des images de chats comme couverture de leur single. Ceux de Hoshikuma Minami (星熊南巫) sont cyberpunk, une race de chat que je ne connaissais pas. En recherchant d’autres collaborations de Rinahamu (苺りなはむ) avec des artistes que j’apprécie, je note qu’elle a également sorti un single avec Hoshikuma Minami au chant et KOTONOHOUSE à la composition. Ce single intitulé d∞r est sorti le 18 Janvier 2025. La composition musicale de KOTONOHOUSE n’hésite pas triturer le morceau ce qui apporte à chaque fois un contraste intéressant avec la voix un peu éthérée de Rinahamu. Hoshikuma Minami a par contre une voix plus puissante et agressive, qui m’amène vers trois de ses singles solo PAINKILLER sorti en 2024, puis Demigod Chan et Shinra DARKPOP (新羅DARKPOP) tous les deux sortis en 2023. L’ambiance y est beaucoup plus sombre et les sons électroniques plus disruptifs. Les trois morceaux sont assez courts et s’enchainent comme des petites bombes sonores dans ma playlist. Mon préféré des trois est Demigod Chan qui est dans l’ensemble plus apaisé mais pleins de glitches. Shinra DARKPOP s’enfonce par contre dans les bas-fonds et Hoshikuma Minami chante au bord des cris. Les petits chats à priori mignons des images de couverture de ces singles ne nous laisse en fait pas vraiment imaginer l’ambiance que se cache à l’intérieur. Ecouter ces trois morceaux m’a donné l’occasion de revenir vers le groupe Wagamama Rakia (我儘ラキア) dont elle fait partie. Je découvre le morceau New World sur l’album éponyme sorti en 2020 et je suis tout de suite accroché. Je pense que c’est mon préféré du groupe. En plus des passages rappés toujours excellents de MIRI, le petit plus du morceau est d’entendre Hoshikuma Minami rouler les ‘R’ à certains moments du morceau. Bite Off!!!! sur le EP ONYX sorti en 2022 a un coté K-Pop, mais qui serait dynamité par des guitares métal. J’écoute ensuite le single GR4VITY G4ME sorti en 2022, qui est plus classique dans leur discographie mais également très bon. On est assez loin du son des musiques d’idoles, bien que les quatre filles de Wagamama Rakia fassent officiellement partie de cette catégorisation musicale. J’écoute également le nouveau single de Yeule intitulé Dudu, montrant en couverture un gros chat blanc flottant au dessus de la compositrice et interprète. Son titre Dudu est étrange. Il ne s’agit pourtant pas du nom du chat de Yeule qui s’appelle Miso et a un pelage très différent. Le single a une approche Pop rock inhabituellement lumineuse et sera présent sur son prochain album Evangelic Girl is a Gun, qui s’annonce décidément très bon et qu’on pourra écouter en entier à partir du 30 Mai 2025. Le style musical diffère avec les chats dessinés de la quatrième couverture. Il s’agit du single mild days de Hitsuji Bungaku (羊文学) sorti le 13 Mai 2025. Il démarre à la guitare acoustique et je lui trouve tout de suite un petit air américain ce qui normal car sa sortie marque en quelques sortes le retour du groupe de leur tournée américaine. Le morceau est très beau, mais Hitsuji Bungaku fait de toute façon un sans-faute musicalement depuis le début de leur carrière.

« ハート ハート ハート1個 頂戴 ベイビー » Donnes moi un cœur, nous répète Yu-ri (ゆーり) sur le single Heart111 (ハート111) composé par le musicien électronique Sasuke Haraguchi (原口沙輔), dont je parle de plus en plus souvent sur ses pages. Le morceau super drôle et charmant à l’écoute, même addictif dans une certaine mesure, n’est pas récent car il date d’Avril 2024, mais il me vient en tête alors que l’on fête aujourd’hui les 22 ans de Made in Tokyo. Je passerais sur mon propre étonnement d’une si longue vie et d’une inspiration continue qui me fait ne jamais m’arrêter à écrire des histoires, montrer des photographies de rues et d’architecture, d’évoquer les musiques que j’aime, divaguer parfois vers des terres irréelles (quoique), essayer de transmettre tous les intérêts culturels que je peux trouver dans cette ville et ce pays, le tout avec une sensibilité et une poésie discrète (si possible). Je suis en même temps tout à fait conscient de ne pas être sur la même longueur d’onde que les autres contenus sur le Japon (ah, je n’aime pas ce terme générique de créateur de contenu), mais je n’ai pas non plus l’intention de montrer un autre Tokyo ou un Japon différent. Après autant d’années de vie ici, ces concepts là n’ont plus beaucoup de sens et ne valent que pour ceux qui croient vivre une vie extraordinaire. La mienne est celle de mon quotidien. Elle n’est pas celle d’un voyageur bien que je me l’autorise de temps en temps sur quelques billets de vacances. Je continue tant que je trouve la volonté et la nécessité d’ouvrir mon notepad pour écrire mes impressions, avec toujours dans l’idée le partage gratuit. Mais je ne suis pas contre recevoir de temps en temps en échange un petit cœur de la part des visiteurs. « ココロを下サイ » nous répète encore Yūri sur Heart 111.

黒く踊る世界

Nous ne sommes pas montés dans cet énorme bateau de croisière accosté au port de Daikoku à Yokohama, mais nous avons apprécié pendant quelques minutes sa grandeur par rapport à tout ce qui l’entourait. J’en ai pris de nombreuses photographies mais je retiens seulement celle-ci prise de face comme une immense barre d’immeuble. Je reconnais un lien visuel avec la photographie qui suit de la barre d’immeuble posée au dessus d’un garage de bus entre les stations d’Ebisu et de Shibuya. Les deux photographies ne convoquent par contre pas tout à fait le même imaginaire. On se téléporte ensuite à l’intérieur de la grande tour du Prince Hotel du parc de Shiba. Cette tour est relativement banale vue de l’extérieur mais est assez impressionnante de l’intérieur depuis le rez-de-chaussée car elle comporte un large espace vide dans lequel circulent le vent et les ascenseurs. Ces ascenseurs sont des points lumineux montant et descendant le long des murs intérieurs. Une passerelle est située au premier étage et traverse cet espace. À chaque fois que je vois cet espace vide un peu futuriste, je pense à la scène de l’Empire contre-attaque sur l’Étoile de la Mort où Dark Vador annonce à Luke Skywalker qu’il est son père (spoiler alerte prescrite). Les deux photographies suivantes sont des scènes très classiques de destruction et de reconstruction, qui laissent parfois penser qu’un ouragan dévastateur vient de traverser la ville. Cette scène contraste avec la simplicité visuelle presque conceptuelle du canal d’aération de la dernière photographie dont j’ai déjà oublié l’emplacement précis. Peut-être était-ce la station de Yokohama.

Je ne connaissais que la carrière solo de Minami Hoshikuma (星熊南巫) mais elle évolue également dans un groupe de filles nommé Wagamama Rakia (我儘ラキア) dont je découvre le single intitulé Rain, qui n’est pas récent car sorti en 2020. Wagamama Rakia n’a apparemment pas sorti de nouveaux morceaux récemment mais elles sont en ce moment en tournée jusqu’à Hong Kong. Minami Hoshikuma est une des fondatrices du groupe qui reprend le principe des groupes d’idoles car il a été construit par un producteur, Ryo Koyama (小山亮), et a changé plusieurs fois de composition. Le groupe a été créé en 2016 à Osaka et se compose actuellement et depuis 2019 de quatre membres dont Hoshikuma Minami (星熊南巫), Rin Kaine (海羽凜), MIRI et L. Hoshikuma Minami est la chanteuse principale du groupe. Elle écrit également les paroles et compose la musique. MIRI (櫻井未莉) est une rappeuse originaire de Shizuoka. Avant de rejoindre Wagamama Rakia en 2019, elle faisait partie d’autres formations d’idoles et a ensuite participé plusieurs fois à des batailles d’improvisation hip-hop, qu’on appelle MC BATTLE ROYALE, notamment à la Sengoku MC Battle (戦極MC BATTLE). J’ai du coup regardé quelques MC Battle auxquelles elle avait participé. Ce genre de bataille peut devenir de véritables confrontations verbales, comme avec le rappeur Dahi (だーひー), ou des associations habiles, comme avec le rappeur BATTLE Shuriken (BATTLE手裏剣). Tout dépend du respect que ces rappeurs ont entre eux. MIRI attaque assez facilement, car elle se fait souvent attaquer sur son passé d’idole, mais contre BATTLE Shuriken, c’était très différent. Lors d’une longue improvisation inspirée par la disparition soudaine d’un compétiteur qu’elle a dû soudainement remplacer, MIRI vient habilement placer quelques mots (知らない) complétant le flot très maîtrisé de Shuriken, ce qui soulève la foule et pousse son compétiteur au respect. Ce passage est particulièrement savoureux et je ne peux m’empêcher de le regarder en boucle. Les battle royales de Sengoku MC BATTLE sont mixtes, mais il existe également d’autres batailles hip-hop uniquement féminines auxquelles MIRI a également participé allant jusqu’en finale contre Akko Gorilla (あっこゴリラ), une rappeuse dont j’ai déjà parlé quelques fois sur ces pages. MIRI apporte donc ce phrasé et cette puissance hip-hop dans les morceaux de Wagamama Rakia et notamment sur ce morceau Rain. La musique de Wagamama Rakia est basé sur des sons de guitares très métal mais l’ambiance est très versatile avec un démarrage très mélodique au piano puis des incursions rap agressives. Le chant de Minami Hoshikuma, accompagné par Rin Kaine et L, est dans l’ensemble très mélodique. Ce style musical me rappelle à chaque fois le morceau Going under d’Evanescence pour son approche brute des guitares et mélodique du chant d’Amy Lee, mais sans les parties rappées. J’aime beaucoup la dynamique du morceau Rain, ce qui m’engage à en écouter d’autres du groupe comme Survive et Why? qui prennent une atmosphère similaire.

Sur mon billet du concert d’4s4ki, je mentionnais que Minami Hoshikuma et 4s4ki devaient être proches, les ayant vu ensemble plusieurs fois en photo sur Instagram, notamment la photo ci-dessus. Je n’avais pas réalisé qu’elles avaient chanté ensemble et que cette photo avait été prise à l’occasion de leur collaboration. Le morceau qui les a réuni est un single sorti en 2024 intitulé To be like Thriller de Takeru (武瑠). Ce morceau fait également intervenir une quatrième voix, celle de IKE. Je ne connaissais pas IKE et Takeru, mais je comprends que ce dernier était le chanteur du groupe rock Visual Kei SuG qui s’est dissout en 2017. To be like Thriller évolue dans des atmosphères similaires, bien qu’un peu gothiques, à ce que j’ai pu écouter chez Wagamama Rakia, mélangeant le hip-hop et des passages plus mélodiques. Je les écoute donc à la suite dans ma petite playlist du mois d’Avril.