氷川御嶽巡り

Je pourrais peut-être démarrer un inventaire des sanctuaires et temples du Kantō, tellement nous en avons visité. Celui ci-dessus se trouve à Ōmiya, dans la préfecture de Saitama. Il s’agit du grand sanctuaire Musashi Ichinomiya Hikawa (武蔵一宮 氷川神社). On y accède par une longue et agréable allée boisée qui démarre au niveau de la station, bien que son entrée en soit assez éloignée. Au moment de notre visite, pendant une belle journée du mois d’octobre, il se déroulait dans le sanctuaire un mariage. Les enfants en kimono étaient également nombreux pour les festivités du Shichi-go-san (七五三), célébrant les enfants de trois ans, les garçons de cinq ans et les filles de sept ans. Chaque enfant et sa famille semblaient être accompagnés d’un ou d’une photographe professionnel, ce qui est apparemment une nouvelle norme qui n’existait pas il y a une dizaine d’années.

Le petit pavillon au centre de l’enceinte du sanctuaire me rappelle beaucoup celui du grand sanctuaire Tsurugaoka Hachimangū de Kamakura. Je me demande s’il est également utilisé pour les cérémonies de mariage. Ça ne semblait pas être le cas lors de la journée de notre visite. Dans un recoin de l’espace boisé entourant le sanctuaire, on trouve le petit « étang du serpent ». On ne peut pas l’approcher de près. Le serpent a dû pourtant disparaître depuis longtemps. Le sanctuaire Hikawa est situé en pleine ville, mais on a le sentiment, comme souvent pour les sanctuaires et temples urbains, d’entrer dans un monde à part, préservé du bruit ambiant. C’est certainement ce qui me plaît dans ce genre d’endroits : un sentiment d’évasion éphémère.

J’avais aperçu il y a plusieurs mois ce sanctuaire dans le drama Glass Heart, diffusé sur Netflix. Cette histoire d’un groupe de rock mené par l’acteur Takeru Satō (佐藤健) n’a rien d’extraordinaire et est un peu fleur bleue, mais je me suis quand même laissé entraîner, car j’aime beaucoup la présence de l’acteur — surjouée, bien sûr — et les thèmes musicaux qui m’attirent toujours.

Toujours à Saitama mais un peu plus au Sud en direction d’Urawa, nous voulions également voir le sanctuaire Ontake. Il n’était pas facile à localiser car il y a plusieurs sanctuaire Ontake à Saitama, en lien avec la montagne sacrée du même nom. Celui que nous recherchions est à Tajima (田島御嶽神社). Il a la particularité d’être très coloré, notamment le bâtiment principal haiden coloré de rouge et de blanc. On y trouve au dessus du seau d’offrandes un fantastique dragon blanc sculpté. Le voir était la raison principale de notre déplacement, mais le sanctuaire est rempli de détails, notamment une imposante statue d’oiseau placée près d’une des portes torii. Il s’agit d’un sanctuaire de quartier qui n’a rien de touristique. On est quand même surpris par la richesse visuelle des lieux. La grande porte torii principale rouge à l’entrée du sanctuaire a par exemple la particularité d’être recouverte par un petit toit. Le plafond du pavillon couvrant le bassin d’eau où on se purifie les mains à l’entrée du sanctuaire est également ornée d’une magnifique sculpture de dragon, que l’on pourrait presque manquer si on ne levait pas les yeux. Bref, beaucoup de choses à contempler dans un relativement petit espace.

photos d’un été

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En cette fin d’été qui approche très vite, je reviens en photos sur les deux derniers mois, pas forcément très prolifiques en terme de photographiques mais assez pour un billet en 18 photos numérotées. (1) Sur la première photo, cette affiche publicitaire pour Orangina en version japonaise est assez bizarre car elle mélange beaucoup de références sans aucun lien: une référence à la France avec le petit drapeau, une autre référence à une série de films populaires japonais sans aucun lien a part celui de transposer l’atmosphère du film orignal japonais en version francisante avec l’utilisation du mot « Monsieur ». On comprend assez mal par contre l’utilisation de Richard Gere comme personnage principal de cette série. Bien que le sujet ne m’intéresse pas énormément, je suis quand même assez curieux du sens que les publicitaires ont voulu donner à cette scène sur papier ou aux spots télévisés. (2) Sur la deuxième photo, il s’agit d’un bolide japonais qui va peut être devenir un modèle rare car il ne se fabrique plus depuis avril 2014. Il s’agit du Orochi du constructeur Mitsuoka. On pouvait la voir devant le Mitsukoshi de Nihonbashi il y a de cela quelques mois. J’avais découvert ce modèle pour la première fois au Salon automobile de Tokyo en 2007. (3) Sur la troisième photo nous sommes sur la baie de Yokohama et on aperçoit le Bay Bridge au loin qui approche doucement. Le bateau accostera à Osanbashi que l’on verra sur une autre photo. (4) Le petit garçon qui réfléchit sur la table de la salle à manger de cette maison imaginaire se trouve dans une représentation de la maison du futur que l’on peut découvrir en maquette au Musée National des Sciences et de l’Innovation (Miraikan). (5) Le grand espace devant la gare de Tokyo est, on dirait, en train d’être réaménager. J’ai l’impression que cet espace est vacant depuis plusieurs années et qu’il n’a jamais été vraiment utilisé. On dirait même qu’on peine à lui trouver un aménagement adapté. (6 et 7) La mairie de Tokyo de Kenzo Tange. Tout comme la Park Hyatt pas très loin à Nishi Shinjuku, les photographies ne rendent pas bien la beauté des surfaces de ces immeubles. (8 et 9) Deux maisons dans Tokyo utilisant les espaces disponibles au mieux, que ça soit une courbe ou une surface en biseau. (10) Une des obligations de l’été quand il fait très chaud dehors même en pleine nuit est de se réchauffer encore un peu plus avec des feux d’artifice. Celui en photo est paisible, on allume la mèche par le bas et on attend que la flamme remonte tout doucement. Pendant l’ascension de la petite flamme, toute sorte de formes lumineuses éphémères se révèlent et me font penser à des hologrammes. Ces formes sont forcément très difficiles à prendre en photos. Il faut tenir la tige très délicatement et sans mouvement sinon le mécanisme fragile échoue. (11) Un parc aménagé dans un immeuble à Yokohama où l’on peut approcher et toucher de gros insectes, celui en photo doit être un kabuto mushi. On peut les prendre par les cornes et les promener de branches en branches. La seule interdiction est de ne pas créer de bagarre entre deux insectes. (12 et 13) Des immeubles à Sakuragicho à Yokohama, dont la Landmark Tower. Je suis assez intrigué par cet immeuble à hélice et par son utilisation possible. (14 et 15) Nous partons le soir en bateau depuis les bâtiments en briques rouges pour se promener sur la baie de Yokohama. Nous irons pratiquement jusqu’à Haneda en passant d’abord devant le Bay Bridge et le terminal maritime Osanbashi dont je parlais auparavant sur la photo 3. Je n’ai pas encore pu voir de près cet espace conçu par Foreign Office Architects (FOA – Alejandro Zaera-Polo, Farshid Moussavi), l’occasion ne s’est pas encore présentée. Cette promenade en bateau sur la baie est assez atypique car le lieu clé est une raffinerie et ses multiples lumières. Un livre de photographies étaient d’ailleurs sorti il y a quelques années, mais je ne rappelle plus l’auteur. (16) Au delà de cette porte rouge, on approche le quartier chinois à Yokohama avec une multitude de restaurants. (17 et 18) Zoa et son copain Jude ne miment pas tout à fait le robot basé sur un Shinkansen. Nous sommes au musée du chemin de fer à Omiya.