This day at the sea

Après Autechre, j’ai eu comme un blanc musical jusqu’à la découverte assez récente d’une branche de la musique électronique que je n’avais pas encore bien exploré. Je me suis d’abord dirigé vers le dubstep tout en réalisant assez vite que ça ne me passionnait pas beaucoup et j’ai donc creusé un peu plus profond vers une musique électronique plus minimale, abstraite et sombre qu’on appelle « dark techno ». La liste des morceaux ci-dessous reprend ce style tout en se mélangeant avec de la musique électronique plus minimale, parfois plus spatiale, atmosphérique, industrielle et même délicate. Attention, c’est de la techno avec tout ce que comporte de progressions lente et rythmes répétitifs, parfois doux et ascendants ou d’autres fois agressifs comme un martèlement. Sur la liste ci-dessous de morceaux, on trouvera le lien iTunes et un lien vers une vidéo Youtube (pas toujours/souvent officielle). Bon et en parallèle de cette musique, je me mets à écouter divers morceaux au piano (ça sera certainement une prochaine liste).

Tension (Monad V) par Perc
M66 (Leo Triplet – EP) par Inn-R
Descending (Ember – EP) par Function
Nautical Dub (Biokinetics) par Porter Ricks
Porcelain (Porcelain – Single) par ASC
Insanity (Insanity – EP) par Gabeen
Sleep Paralysis (Neurotoxicity – EP) par Riotbot
Meaning Matters (Light In the Dark) par Luke Hess
Montage (Bricolage – EP) par Mike Dehnert
Phylyps Trak (Phylyps Trak – EP) par Basic Channel
Point (Demiurge) par emptyset
Dawning (Dawning / Deadman Watches the Clock – Single) par Marcel Dettmann & Ben Klock
Mutate (Monad III) par Xhin
Kakeru (Monad VII) par Go Hiyama
Supraventricular (Monad IV) par Pfirter
Triad (Monad X – EP) par Lucy
Inductance (Perfused) par Fluxion
Mnd-Sng01 (Monad IX) par Aoki Takamasa
Falling the Same Way (Feed Forward) par Sandwell District
Translation One (Translation – EP) – Marcel Dettmann
Fields and Axioms (States of Space) par Another Electronic Musician
The Occultation of 3C 273 – 1 (UL8) par Mark Fell

En photos: une plage de Numazu, Shizuoka.

In Storms

La musique de Jesse Ruins, mentionné dans le billet précédent, me passionne en ce moment et m’inspire photographiquement. J’écoute maintenant Shatter the Jewel. C’est toujours aussi mystérieux, la voix de « Nah » et les paroles pratiquement inaudibles y sont pour beaucoup. Il y a d’ailleurs une video non-officielle pour ce morceau qui est vraiment bien (pas sûr qu’elle aille vraiment bien avec le morceau cependant). Pour les photographies – Compositions ci-dessus, je reprends un style essayé auparavant, notamment dans le photobook In Shadows, et que j’appelais Shoegazing Photography.

Glass Montains

Peut être vous souvenez vous du duo electro-alternatif japonais à ambiance shoegazing Jesse Ruins dont je parlais en mai 2011 pour deux morceaux Sofija et Dream Analysis. Je viens de découvrir tout récemment qu’ils ont réalisé leur premier album Dream Analysis en février 2012. La page iTunes nous donne d’ailleurs un peu plus d’information sur ce groupe si mystérieux. J’aime beaucoup les morceaux Lust & Fame, I knew it et Bookshelf Sinks Into The Sand. Je retrouve cette ambiance floue et vaporeuse, avec une pincée d’industriel sur le troisième morceau. Ca me ramène au nuage shoegaze intemporel de My Blood Valentine. J’en profite d’ailleurs pour re-télécharger les morceaux sur iTunes car l’album Loveless est désormais disponible en version Remastered.

Sinon, modification légère du blog, les tags, catégories et liens commentaires n’apparaissent plus sur la page principale du blog. Il faut cliquer sur l’article pour commenter ou voir les tags. Et le nouveau morceau ci-dessus sur SoundClound, s’intitule Glass Montains.

Entre Jingu et Kitasando en format vertical

Je reviens en photographies grand format vertical sur la série prise il y a quelques mois dans les rues de Shibuya-ku depuis Jingu jusqu’à la GA Gallery de l’architecte Makoto Suzuki + AMS. Parmi la série de photos, j’en montre trois de la Villa Fresca (1974) de Junzo Sakakura. Je n’avais pas montré auparavant cette villa blanche accentuée par des parties de murs cachés de couleur jaune, un peu comme la ville du même architecte juste à côté, la villa Serena. Je reviens également en version large sur les fissures du Sunwell Muse (2008) de Takato Tamagami et Tsutomu Hasegawa, et du Wedge (1989) de Edward Suzuki. En première photo, la forêt couronnée du Tokyu Plaza Omotesando de Hiroshi Nakamura & NAP Architects, vient d’ouvrir à Harajuku.

Kuria Memo

Mon inspiration musicale ne tarit pas en ce moment au détriment de mon inspiration photographique. Pour ce nouveau morceau intitulé Kuria Memo, j’essaie un nouvel instrument Sunrizer et dans une moindre mesure DM1. Je mélange les sons de ces deux instruments avec les désormais classiques (en ce qui me concerne) iMS20, Animoog et iKaossilator. Je suis content de pouvoir tenir ce rythme de création. A vrai dire, dès que termine un morceau que je publie sur SoundCloud, j’en commence un nouveau de suite (ou après quelques jours). A pour accompagner la création de ce morceau, j’avais en tête et en images les créations de Lee Bul.

Je suis allé voir vendredi soir dernier l’exposition de l’artiste coréenne Lee Bul au Mori Art Museum de Roppongi Hills. L’exposition s’appelle « From Me, Belongs to You Only » et on peut la voir jusqu’au 27 mai 2012. Je vous recommande très vivement. J’ai beaucoup aimé cette exposition, son oeuvre est fascinante, mélange de rêves, de représentations futuristes parfois humaines et monstrueuses et quelques formes architecturales désorientées. J’aime beaucoup ce paragraphe écrit sur un des murs de l’exposition:

I actually think this is an inherent condition of utopia – to always give us the feeling that it’s getting closer. So human beings are always fated to dream of it and to plan it. And yet we’re also fated to be disappointed by those inevitable realization that it’s unreachable. Still we dream. I’m fascinated by those failures, as well as the dreams that the dreamers know could never materialize.

Dans une des salles, une version de l’atelier de Lee Bul est reconstitué. On y voit de nombreux sketches et maquettes de futures oeuvres, les nombreuses étapes et essais avant d’arriver à la sculpture finale. C’est très intéressant de pouvoir retracer le processus créatif de l’artiste. L’atelier est au milieu du parcours et on y revient volontiers. J’ai acheté le bouquin de l’exposition pour me plonger un peu plus dans cet univers.