風へ

Je continue ma série sur les éléments et forces naturelles et leurs interactions avec l’urbain. Cette série commence à bien s’étoffer. Après la neige 雪へ et les nuages 雲へ, voici le vent en trois compositions qui s’orientent petit à petit vers l’abstraction.

Côté musique, quelques belles découvertes comme ce morceau Ligth from the Mesa de Barn Owl. Le morceau se compose principalement d’une nappe de bruit sourd électrique qui surprend par sa force à la première écoute. Au dessus de ce plateau aride, cette Mesa, de bruits de guitares, vient se développer des mélodies hésitantes, des rayons de lumière, et des nuances de sons. C’est un morceau instrumental. Autre morceau plutôt bruitiste, Heavenward Grand Prix de Japandroids. On ressent une passion et authenticité dans les morceaux de ce groupe que je suis avec beaucoup d’intérêt depuis quelques mois.

En plus calme (quoique), car acoustique, je découvre également ce très bel instrumental Cross de James Blackshaw, une guitare au rythme inarrêtable sur plus de 8 minutes. C’est un morceau vraiment très beau, comme Snow de Lisa Germano, sur le même label Young God Records, qui propose ces deux morceaux en téléchargement gratuit. J’aime la présence du piano et les décrochement de rythmes sur ce morceau de Lisa Germano.

De Namikibashi à Hikawajinja, Aki Matsuri

Le week end dernier et notamment le dimanche 11 septembre, on pouvait voir se dérouler des matsuri d’automne, aki matsuri, un peu partout à Tokyo. Comme l’année dernière, nous allons voir celui de Hikawa, pas très loin d’où nous habitons. Je pars à la recherche de l’autel portatif, mikoshi. On doit certainement le porter dans les rues autour du sanctuaire Hikawa. Je le trouve en fait, au repos, sur l’avenue Meiji, au croisement de Namikibashi, proche de la gare de Shibuya. Les porteurs enthousiastes sont au repos autour du mikoshi et j’en profite pour approcher l’objet de près. A ce moment là, en plein après-midi, il y a en fait plus d’un mikoshi sur ce croisement. 3 groupes des quartiers limitrophes se sont reunis au croisement pour ce qui va ressembler à une petite cérémonie. La circulation sur l’avenue Meiji est stoppée pendant quelques minutes pour laisser place au cortège groupé des 3 mikoshi. Ils vont faire un tour en cercle autour du carrefour avant de repartir dans leurs quartiers respectifs. Je décide de suivre le cortège de Hikawa bien sûr qui termine sa journée de promenade pour rentrer vers la place devant le sanctuaire. En chemin, on rencontre quelques connaissances du quartier. On me propose même de m’inscrire l’année prochaine pour participer activement aux festivités et porter le mikoshi. Ils manquent apparemment de bras. J’ai toujours eu très envie de porter au moins une fois un mikoshi, tout en ayant le sentiment, comme non-japonais, d’être un peu déplacé dans ce cortège. A voir. Toujours est-il que j’aime beaucoup prendre les matsuri en photo. Zoa semblait fasciné par le rythme. Il portait son jimbei préféré et se montrait très doué déjà pour le tambour taiko. Il deviendra sans doute un grand amateur de matsuri.

Niki #3 「and the space in between」

En troisième partie de cette mini-série sur le Niki Club de Nasu-Shiobara, voici des photos du parc entourant les deux ailes du ryokan. Il s’agit d’un grand domaine de 14 hectares avec en son centre une rizière (3ème photo). L’atmosphère est donc bucolique. On pourrait presque se perdre en allant d’une aile du ryokan à l’autre. On suit un ruisseau, observe les libellules, cherche les champignons dans les bois. C’est vraiment un endroit très agréable.

Sur la photo ci-dessus, un espace scénique appelé Kagami, Miroir, conçu par Hiroshi Naito et Seigo Matsuoka. Il avait plu malheureusement le jour d’avant et de ce fait, le miroir n’était aussi éclatant que je le pensais. Bref, j’étais un peu déçu par cette scène, qui j’ai l’impression doit être assez peu utilisée, à part peut être pour des concerts en plein air ou des photos de mariage. Ces quelques photos concluent cette mini-série sur Niki Club. En espérant y retourner un jour.