images sans paroles (δ)

Peut-être un dernier billet pour cette série de photographies sans commentaires, prises à Tokyo lors de ces derniers mois. Je pensais initialement avoir un rythme de publication beaucoup plus calme pendant l’été, mais il s’avère que j’ai déjà publié dix billets depuis le mois d’Août. Il m’arrive parfois de vouloir activer le rythme pour publier toutes les photographies que je n’avais pas encore montré et qui sont en attente depuis longtemps sur des billets en cours de préparation. Mais les photographies publiées en appellent des nouvelles, dans un éternel recommencement. J’aimerais parfois complètement épuiser mon stock de photographies à montrer pour pouvoir me dire que j’ai la possibilité de passer à autre chose.

Écouter le morceau Serpentskirt de Cocteau Twins et Faye Wong (王菲), que je mentionnais dans un billet récent, m’a donné envie de revenir vers les albums de Faye Wong. J’avais en tête son neuvième album studio en cantonais Di-Dar sorti en 1995, que l’on m’avait également conseillé dans les commentaires d’un autre billet. Cet album marque un tournant artistique pour Faye Wong, évoluant vers le son plus alternatif qu’on lui connaît sur quelques uns de ses albums suivants. Cet album est en fait hybride, car on y trouve des ballades de cantopop classique et d’autres morceaux de pop alternative ayant une approche parfois Dream pop voire même avant-gardiste. La moitié de l’album composée de ces ballades romantiques conventionnelles ne m’intéressent pas du tout, et sont à priori là pour rassurer son public par rapport à ses productions précédentes. Par contre, je trouve cinq morceaux, sur les dix de l’album, qui sont complètement fascinant de beauté et de mystère, et beaucoup plus audacieux. J’aime vraiment l’esthétique alternative qu’elle recherche personnellement et vers laquelle elle essaie d’orienter en douceur son large public. Les pépites de cet album sont pour moi le deuxième morceau Vacation (假期) qui nous ramène vers les ambiances Dream Pop et Shoegaze de Cocteau Twins, puis le troisième Stray (迷路). J’adore ensuite le sixième morceau I Think (我想), puis les deux derniers Untitled (無題) et Comet (流星). Les morceaux I Think (我想) et Untitled (無題), en particulier, atteignent des sommets émotionnels. La tension et la maîtrise vocale de Faye sur I Think est absolument fabuleuse. La musicalité pleine de dramaturgie mystérieuse sur Untitled (無題) me rappelle l’univers musical de Susumu Hirasawa, sans pourtant y trouver une référence claire. Le morceau est également sublime, peut-être même le pic de l’album, et contraste complètement avec les balades cantopop qu’on peut trouver sur ce même album. Comme souvent sur les albums de Faye Wong, à part Fuzao, je sélectionne seulement certains morceaux (les cinq mentionnés ci-dessus) et je les écoute pratiquement en boucle depuis quelques jours. La beauté de cette musique et de la voix de Faye Wong me perturbe même un peu.

images sans paroles (γ)

Il y aurait bien des choses à dire sur quelques unes de ces images, mais je préfère une fois encore les laisser vierges de tout commentaire de ma part. Je dois cependant fortement me retenir car elles me poussent à écrire rien qu’en les regardant, écrire par exemple sur le contraste du béton blanc d’un ancien bâtiment qui semble résister aux façades de verre envahissantes des immeubles tout autour.

Côté musique, j’écoute bien sûr le nouveau single de Sheena Ringo qui est décidément très active ces derniers mois. Après son single under experiment (実験中) sorti en digital au mois de Juillet dont j’ai déjà parlé dans un précédent billet, voici le deuxième intitulé Hakujitsu no moto (白日のもと) sorti le 6 Août 2025, tous les deux regroupés sur un CD double face A sorti ce même jour. Je suis bien sûr allé l’acheter le jour de sa sortie au Tower Records le plus proche, celui de Shibuya en l’occurence. Tout comme under experiment, ce deuxième single Hakujitsu no moto garde un esprit rock très marqué bien que moins bruitiste que le premier (quoique). Ce single est dans la lignée directe du single A Life Supreme (至上人生) sorti il y a dix ans, notamment dans son approche vocale, sans pourtant être aussi marquant. C’est un morceau tout à fait convaincant et j’adore entendre Ringo reprendre clairement le chemin des guitares. Ce single a été composé comme thème de fin du film Kinki chihō no aru basho ni tsuite (近畿地方のある場所について) réalisé par Kōji Shiraishi (白石晃士) et sorti le 8 août 2025. Il s’agit d’un film d’horreur réalisé par un spécialiste du genre. La vidéo réalisée par Yuichi Kodama accompagnant le single ne reprend pas d’images liées au film, mais est d’une ’coolitude’ remarquable, tout à fait à l’image du morceau.

Ce retour marqué vers les guitares électriques sur ses deux derniers singles fait comme écho à un article du magazine web Ongaku Natalie (音楽ナタリー), publié le 25 juillet 2025, dans lequel il est demandé à plusieurs musiciens d’évoquer une chanson marquante du groupe Blankey Jet City. Cet article est en fait consacré à deux groupes, Blankey Jet City et Thee Michelle Gun Elephant, qui même après leur dissolution il y a plus de vingt ans, continuent d’exercer une influence importante sur la scène musicale rock japonaise actuelle. Sheena Ringo y évoque un morceau marquant de Blankey Jet City, un maxi-single en fait, qui a eu pour elle un impact émotionnel profond. Elle choisit le maxi-single Gasoline no Yurekata (ガソリンの揺れかた) sorti en 1997 et voici ce qu’elle nous en dit:

このマキシシングルには、鮮烈な表題曲のみならず、嫌われ者、ピンクの若いブタという、危ないセッションが収められています。しらふのつもりが、いつの間にかガンギマリにされます。お三方だけがもたらしてくれる効き目の強いこと、そして長いこと。ひとたび聴けば、言葉を介する意味は独りでに失せ、感受性が毛羽立って来ます。たとえば「ロックとはなんぞや」そんな愚問へは黙って本作を挙げればよいのです。

Ce maxi-single contient non seulement un titre principal saisissant, mais aussi des sessions dangereuses telles que Kiraware mono (嫌われ者) et Pink no Wakai Buta (ピンクの若い豚). On croit demeurer lucide, et pourtant, sans s’en apercevoir, on se retrouve submergé, totalement possédé. L’effet puissant et durable que seuls ces trois musiciens peuvent susciter est saisissant. Dès la première écoute, le sens des mots s’évanouit de lui-même, et la sensibilité s’éveille, hérissée. Ainsi, face à la question naïve « Qu’est-ce que le rock ? », il suffit simplement de désigner cette œuvre, en silence.

そもそもである。彼らの眩しい作品群から、たった一曲のみ選べだなんて。私含む音楽屋にとってこんなむごい仕打ちがあるだろうか、いやない。BLANKEY JET CITYに曝露された時期がまだ少女期だった自分は、いまなお体が蝕まれている。そう感じます。私のアイデンティティは浅井健一氏の描く女性像により仕上げられました。命の根幹たる場所へ浪漫を据える姿勢、そのためなら枝葉を切り落とすのも辞さぬ勇気です。

Dès le départ, demander de ne choisir qu’un seul morceau dans l’éblouissant répertoire de ce groupe… Peut-on imaginer pire cruauté pour nous, gens de musique ? Non, certainement pas. Exposée à Blankey Jet City alors que j’étais encore une adolescente, je ressens encore aujourd’hui l’empreinte profonde qu’ils ont laissée en moi. C’est ce que je ressens au plus profond. Mon identité s’est façonnée à travers la figure féminine telle que dépeinte par Kenichi Asai (浅井健一). Son attitude consistant à ancrer le romantisme au cœur même de l’existence, et le courage qu’il montre, prêt à sacrifier le superflu pour cela, m’ont profondément marquée.

Le choix de Sheena Ringo de ce maxi single n’est pas une surprise, notamment pour le morceau Pink no Wakai Buta (ピンクの若い豚). On en avait longuement discuté dans les commentaires très pointus du billet intitulé se perdre dans un vert profond, le vert profond étant celui de Fukamidori (深緑) d’Ajico. Je ne reviendrais donc pas sur l’admiration profonde de Ringo pour Blankey et Kenichi Asai. On ne peut qu’être d’accord sur son choix et sur la difficulté de trouver un titre préféré de la vaste discographie du groupe. J’aime en tout cas beaucoup ces trois morceaux, dont Gasoline no Yurekata présent sur l’album Love Flash Fever de 1997. En ce qui me concerne, je pense que c’est le morceau D.I.J. Pistol (D.I.J.のピストル) de C.B.Jim (1993) qui m’a d’abord attiré vers la musique du groupe. Je n’ai pas encore tous les albums de Blankey Jet City, de son groupe Sherbets ou en solo, mais je pioche régulièrement dans sa vaste discographie, sans malheureusement prendre toujours le temps d’en parler ici. Le dernier CD que j’ai acheté au Disk Union du coin est l’album solo CHELSEA sorti en 2007, pendant de l’album Red Snake Shock Service sorti en même temps. Sur CHELSEA, rien que le premier long morceau Ai Shiteru (愛してる) a une beauté profonde, qui nous laisse vulnérable (裸で生まれて裸で死んでゆく).

Et en parlant de l’activité de Sheena Ringo en ce moment, évoquons également la très intéressante vidéo, toujours réalisée par Yuichi Kodama, pour la Face B Este Nuevo Problema (松に鶴) de son single La velada legendaria (芒に月). L’acteur Hamao Noritaka (濱尾ノリタカ) en est le principal protagoniste mais une mini-Ringo le poursuit dans ses moindres mouvements dans le très beau décor de l’hôtel Botanical Pool Club à Chiba.

Et en parlant de film d’horreur japonais, évoquons également les deux saisons de la série Gannibal (ガンニバル) réalisée par Shinzo Katayama et basée sur un manga du même nom de Masaaki Ninomiya, jouée entre autres par Yuya Yagira, Riho Yoshioka et Show Kasamatsu. Cette histoire à la fois passionnante et effrayante se déroule dans un village isolé cachant des sombres secrets liés à d’anciennes pratiques et révélés après la mystérieuse disparition d’un habitant sur laquelle enquête un officier nouvellement en poste.

images sans paroles (β)

Quelques images parlant d’elles-mêmes et sur lesquelles il n’est pas non plus nécessaire de s’exprimer. Elles me chuchotent bien quelques mots à l’oreille mais je fais semblant de ne pas les entendre. Coté musique, rock cette fois-ci, je reviens très volontiers vers le nouveau single de N-Feni (ん・フェニ) intitulé Spark Spark. Je suis toujours étonné par l’approche pleine d’évidence de ses morceaux. Elle saisit toute l’énergie du rock alternatif US qu’elle semble dérouler sans efforts avec une sensibilité qui lui est propre. La vidéo du morceau a été réalisée par la photographe et cinéaste Mana Hiraki (平木希奈), dont je parle assez régulièrement sur ces pages. J’écoute également le nouveau single du groupe Cö shu Nie intitulé MAISIE sorti en Avril 2025. C’est une collaboration musicale inattendue avec Hyde du groupe L’Arc~en~Ciel, groupe que j’écoutais beaucoup il y a une vingtaine d’années lors de mes premières années japonaises. Hyde est co-auteur des paroles et de la composition, et chante également dans les chœurs d’une manière étonnamment discrète. Le morceau est principalement mené par Miku et j’aurais aimé un peu plus de présence vocale de Hyde, dont la voix est normalement très marquante (qu’on l’apprécie ou pas).

Écouter l’accompagnement vocal de Hyde à la fin de ce morceau me donne d’ailleurs envie de réécouter quelques morceaux de l’album Heart de 1998 par lequel j’avais découvert L’Arc~en~Ciel en 1999. J’aime notamment beaucoup les deux premiers morceaux de cet album Loreley et Winter Fall. Ce dernier est sorti le 28 Janvier 1998. Comme il est sorti au cœur de l’hiver et portait un titre de saison, il a été grandement diffusé à la radio et à la télévision à ce moment-là, et a remporté un très gros succès. J’avais en fait découvert Winter Fall en 1998, avant la sortie de l’album et avant mon départ pour Tokyo car je le retrouve dans une compilation fait maison que j’avais intitulé Before Tokyo 99. Il n’est pas rare de voir et d’entendre des singles prenant un thème hivernal et sortant en hiver. L’année suivante, j’avais même acheté le single single Winter, Again de GLAY, sorti le 3 février 1999. Le format était un CD de 8cm que j’écoutais sur mon lecteur CD portable SONY car le digital n’existait pas encore à cette époque. En y repensant, le packaging cartonné de ces mini-CDs était quand même très plaisant. Le morceau Winter, Again eu également un gros succès au Japon et est un des morceaux marquants du groupe, peut-être même le single le plus vendu de GLAY à ce jour. Je regrette encore maintenant de ne pas avoir dit à Takuro que ce morceau avait accompagné mes premiers mois à Tokyo, lorsque nous l’avions rencontré chez des amis une certaine journée de Mai 2010.

images sans paroles (α)

Quelques images de Tokyo qui se passent de paroles bien qu’on aurait pu en ajouter si l’inspiration s’était invitée d’elle même sur ce billet. Je l’ai un peu attendu mais finalement préféré démarrer sans elle. Et en musique, le single Make or Break (center: Mio Matono 的野美青) de Sakurazaka46 (櫻坂46). Je ne m’aventure pas souvent du côté des musiques des groupes d’idoles en 46, mais j’aime vraiment beaucoup ce morceau là, accompagné d’une très belle vidéo, notamment pour son environnement architectural. J’avais également beaucoup aimé il y a quelques années le morceau ごめんねFingers crossed (center: Sakura Endō 遠藤さくら) de Nogizaka46 (乃木坂46), époque Asuka Saitō (齋藤飛鳥), Erika Ikuta (生田絵梨花) et Mizuki Yamashita (山下美月). Rien que d’en reparler m’a fait réécouter le morceau cinq ou six fois de suite, tout en me demandant si les quatre mentionnées ci-dessus étaient bien au volant des superbes Ford Mustang Convertible carburant au NOS, Nissan GT-R R35, Toyota GR Supra ou autre Subaru WRX STI. Tout ceci est quand même beaucoup plus intéressant et évolué que la régression visuelle et musicale des groupes de Kawaii Lab.

les fleurs de lotus de l’étang Shinobazu

L’été est aussi la saison des fleurs de lotus (蓮の花). Leur période de floraison s’étend de la fin Juin au mois d’Août avec un pic de floraison en Juillet. Les fleurs du lotus ne s’ouvrent que le matin entre 6h et 9h du matin environ. Le grand étang de Shinobazu (不忍池) dans le parc d’Ueno en est recouvert et c’est un véritable spectacle de les regarder depuis le bord de l’étang. Nous sommes allés les observer un Dimanche matin de Juillet vers 8h du matin. C’est la première fois que nous venons ici exprès pour les fleurs de lotus. Dans une des courbures de l’étang, un petit pont nommé Hasumi Deck permet d’avancer sur l’étang entouré de part et d’autre par les lotus. Le pont est recouvert d’une toiture légère nous protégeant du soleil et portant suspendues une multitude de petites cloches de verre tintant au vent. Ces cloches appelées fūrin (風鈴) produisent un son léger et rafraîchissant pendant l’été. Mais lorsque le vent se lève, ce son s’intensifie grandement car toutes les cloches se mettent à tinter en même temps. Les cloches fūrin sont également censées éloigner les esprits malfaisants. C’est vrai que nous n’en avons aperçu aucun lors de notre visite de l’étang. Au centre de l’étang de Shinobazu se trouve la pagode Bentendō (不忍池弁天堂) placée au milieu de la petite île Benten (弁天島). Il s’agit d’un temple bouddhiste dédié à la déesse Benzaiten (弁才天) des arts et de l’apprentissage. Les lotus de l’étang ont été autrefois plantés pour des raisons notamment spirituelles. Le lotus est un symbole sacré dans le bouddhisme, représentant la pureté née de la boue, la plante poussant dans une eau stagnante. Elle est également symbole de renaissance et d’illumination. Elles ont été intentionnellement plantées par les moines bouddhistes pour créer un lien spirituel avec la Terre Pure (極楽浄土) des textes bouddhistes, comme c’est le cas dans de nombreux temples japonais.

En écrivant ces quelques lignes, j’écoute la voix claire de la musicienne et chanteuse mei ehara (江原茗一) sur son album Ampersands sorti en 2020. Deux morceaux attirent particulièrement mon attention, le cinquième intitulé Invisible (不確か) et le huitième Flocks (群れになって). J’ai découvert cette musicienne originaire de Nagoya en regardant sur Amazon Prime la diffusion en direct de certains concerts du festival Fuji Rock qui se déroulait les 25, 26 et 27 Juillet 2025. J’ai tout de suite accroché à ce rock indé prenant son temps. Il m’a semblé très bien s’accorder avec l’ambiance naturelle en bordure de forêts du site de Naeba où s’est déroulé le festival. Cette atmosphère bucolique me rappelle un peu la musique d’Ichiko Aoba dont j’ai malheureusement manqué le passage. J’aurais aimé écouter sur place cette musique, assis dans les herbes folles, mais ma condition physique du week-end ne l’aurait de toute façon pas permis. Enfin, écouter la musique assis dans l’herbe est une vue de l’esprit car il y avait apparemment foule devant les scènes du Fuji Rock. L’album Ampersands est très beau dans sa totalité. Il faut que je l’approfondisse un peu plus plus au delà des deux morceaux ci-cités, même si je l’ai déjà écouté plusieurs fois. Il faut dire que cette approche un peu « slow Life » convient très bien à la période estivale. mei ehara a également sorti le 9 Juillet un nouveau single intitulé Sad Driver (悲しい運転手), qui est dans le même esprit que l’album et qui me plait déjà beaucoup. Ecoutez l’album Ampersands, vous me remercierez plus tard.

J’ai regardé beaucoup de concerts en direct du festival Fuji Rock, souvent de manière décousue, en commençant par Suchmos le Vendredi soir, que je ne connais pas très bien à part quelques morceaux. J’étais également très curieux de voir Ohzora Kimishima (君島大空) le Samedi. Ohzora Kimishima est un excellent guitariste en plus d’être un compositeur innovant. En plus de cela, il était très bien entouré, car outre son guitariste habituel Shūta Nishida (西田修大), Kazuki Arai (新井和輝) de King Gnu assurait la basse et Shun Ishiwaka (石若駿) était derrière la batterie. J’étais bien sûr bluffé par l’aisance du quartet, mais j’ai aussi beaucoup apprécié voir la joie de jouer ensemble qui s’affichait sur les visages des quatre musiciens. Je n’ai malheureusement pas pu regarder en entier la plupart des prestations à part NEWDAD en fin de journée, puis Four Tet la nuit de Samedi. J’étais également assez curieux de voir le groupe rock alternatif downy dont je ne connaissais qu’un seul morceau puis le compositeur électronique STUTS entouré de plusieurs rappeurs dont Yo-Sea originaire d’Okinawa. Je n’ai pas non plus manqué James Blake que je n’avais pas écouté depuis son album Overgrown de 2013. Il a d’ailleurs interprété le sublime morceau Retrograde de cet album.

Le Dimanche, je découvre un groupe rock coréen nommé Silica Gel, dont j’apprécie le style très passionné sur scène. J’aperçois qu’ils viennent de sortir un single avec Michelle Zauner de Japanese Breakfast intitulé NamgungFEFERE (南宮FEFERE) qui est très bon. Le groupe post-punk anglais English Teacher était une excellente surprise sur scène, notamment pour le chant très marqué de sa chanteuse Lily Fontaine. J’avais déjà parlé du single intitulé The World Biggest Paving Slab que j’avais découvert à la radio, mais je suis cette fois-ci épaté par la version live de leur premier single R&B. En fin d’après-midi, j’écoute ensuite d’une oreille distraite Creepy Nuts et Radwimps, ce dernier ayant une approche plus rock que ce à quoi je m’attendais. Je ne voulais ensuite pas manquer Hitsuji Bungaku (羊文学) programmé à 20h10. Le groupe ne m’a pas déçu, mais ne m’a pas surpris non plus car c’était la troisième fois qu’elles se produisaient au Fuji Rock. Je me souviens encore bien de la première fois en 2021 qui m’avait convaincu de suivre le groupe de près. Finalement, j’étais assez curieux de voir les new-yorkais de Vampire Weekend. Je suis loin d’être fanatique du groupe mais j’avais écouté quelques morceaux de leur premier album éponyme à l’époque de sa sortie en 2008. Leur single Classical sur leur dernier album Only God Was Above Us sorti l’année dernière est excellent, ce qui avait ravivé mon intérêt pour le groupe. J’aime quelques autres morceaux de cet album comme le premier Ice Cream Piano et le septième Gen-X Cops. Une surprise était de voir Ezra Koening interprété sur la scène du Fuji Rock le single New Dorp. New York qui est en fait un morceau de SBTRKT sur lequel il est invité. Ce morceau est présent sur l’album Wonder Where We Land sorti en 2014. Je me suis demandé en l’écoutant si le public fan de Vampire Weekend connaissait ce morceau de SBTRKT. L’album Wonder Where We Land, que j’avais acheté à l’époque, est assez étrange et désorientant. Le morceau Look Away avec Caroline Polachek en est un bon exemple. Mais la voix de Sampha chez SBTRKT fait en tout cas toujours son effet.