空を自由に飛びたいなぁ

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Zoa adore ce petit personnage de Manga. Il s’agit de Doraemon, un chat robot bleu venu du futur (de 2112 pour être précis) et sans oreilles. A travers diverses aventures que l’on peut voir à la télévision le vendredi en soirée ou au cinéma dans des films d’animation, il vient en aide à Nobita, un petit garçon assez paresseux. Doraemon possède une poche magique sur son ventre et en fait sortir toute sorte d’objets mystérieux, comme une porte qui ouvre sur d’autres mondes (Dokodemo-doa), un hélicoptère portatif en bambou (take-kopta), une machine à remonter le temps (taimu-mashin) et des centaines d’autres objets extraordinaires. Zoa aime beaucoup ces objets imaginaires et je me suis pris au jeu en regardant quelques films d’animation avec lui. Doraemon a été créé par Fujiko – F – Fujio. On peut découvrir les oeuvres de ce mangaka au musée du même nom dans la banlieue de Kawasaki, à Noborito. Nous sommes donc allés au musée Fujiko F Fujio, ouvert en 2011. Il faut réserver à l’avance car il ne se vend pas de billets à l’entrée. Comme pour le Sky Tree, c’est un bon moyen de réguler les entrées pour ne pas se retrouver dans la foule à l’intérieur. Il y a beaucoup de monde quand même. Le musée Ghibli à Mitaka fonctionne aussi de cette façon, mais je n’y suis pas encore allé (Zoa ne s’intéresse pas encore trop au monde Miyazaki, ça viendra peut être). Le bâtiment du musée est agréable, il a été conçu par Nihon Sekkei.

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Dans cette série de 20 photos, 2 triennales: celle d’architecture à Tokyo et celle d’art à Yokohama. Je découvre une petite partie de ces deux triennales un peu par hasard. La triennale d’architecture se déroulait du 25 septembre au 1 octobre. Il s’agissait du UIA2011 Tokyo, le 24ème congrès mondial d’architecture. Quelques événements satellites se déroulaient à Marunouchi et Nishi Shinjuku (et peut être ailleurs également). A Marunouchi, on pouvait voir notamment quelques visions pour Tokyo en 2050: Tokyo2050 // 12 visions for the Metropolis. J’y découvre une version mise à jour du Tokyo FiberCity de Hidetoshi OHNO: fibercity / Tokyo 2050 version 2. Et une nouvelle utopie sur la baie de Tokyo (plutôt autour) de Hajime YATSUKA Lab avec son Tokyo plan 2010. Au passage d’ailleurs, je n’ai pas manqué l’exposition à Roppongi Hills: METABOLISM, THE CITY OF THE FUTURE: Dreams and Visions of Reconstruction in Postwar and Present-Day Japan, très intéressante notamment pour la mise en animation en trois dimensions des chefs d’oeuvre d’anticipation de Kenzo Tange, Kisho Kurokawa, Arata Isozaki ou Kiyonori Kikutake. C’est jusqu’au 15 janvier 2012. Dans la tour Shinjuku Park Tower (celle du Park Hyatt), un espace est consacré aux maisons individuelles et on pouvait voir quelques maquettes dont deux en photos ci-dessus: Crossed House de Etsuyasu Hirano et Roofbath de Mario del Mare à Numazu.

L’autre triennale est celle de Yokohama 2011 (jusqu’au 6 novembre): Our Magic Hour. Elle se déroulait dans 2-3 musées, halls d’exposition à Minato Mirai. Je suis passé devant le Yokohama Art Museum mais finalement poussé la promenade jusqu’au vieil entrepôt BankART Studio NYK. Je n’ai pas spécialement été captivé par ce que j’ai pu y voir. Rien de renversant à part cet arbre penché occupant toute une pièce de l’entrepôt.

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A Tokyo, on ne peut jamais décréter qu’on a fait le tour du sujet, mais c’est un peu le sentiment que j’ai en ce moment du côté de la photographie. J’ai le sentiment d’avoir fait le tour de « mon » sujet, photographier mon environnement. Je fais souvent les mêmes déplacements ces derniers temps, même le week end, ce qui a développé mon désintérêt progressif mais certain pour la photo. Dans ces cas là, qui m’arrive régulièrement par cycles, je me tourne vers l’argentique, ce que je fais depuis 2 semaines avec 2 pellicules couleur, mais je ne suis pas pressé de les faire développer. En même temps, cet acharnement à prendre des photos pour les mettre sur un blog est un peu vain. Je me demande même ce que ça m’apporte vraiment. Je n’arriverais jamais à faire tarir mon envie de création, mais je me demande s’il ne serait pas temps de diriger cette envie vers d’autres sujets (sans aucune relation internet). Mari me conseille de pratiquer l’ikebana. Je ne sais pas d’où sort cette proposition, mais pourquoi pas. A réfléchir.

Comme certains me remercient en commentaire de leur avoir fait découvrir Autechre, je continue d’annoncer ici le fruit de mes découvertes. Je rythme même la fréquence de mes billets au nombre de morceaux écoutés dans la période (plus d’une vingtaine cette fois-ci quand même). Je commence par l’écoute des eps de la série Quadrange, très sombres et industriels mais très beaux, comme Perlence Losid 2 sur Quaristice.c9Pn.ep.ae. On se croirait dans une salle machine mais la douceur des sons mécaniques qui composent la mélodie sont très beaux. J’aime toujours alterner les ambiances, en passant de l’atmosphérique vers des morceaux plus complexes comme ceux de Move of Ten, M62 ou Rew(1) cette fois-ci. La musique d’Autechre est intemporelle, on peut difficilement deviner que certains des morceaux ont été composés il y a 15 ans. Ce qui est amusant, c’est qu’un morceau comme M62 avec un son volontairement effacé sonne plus ancien, alors que Move of Ten est un ep de 2010. Pour revenir au son atmosphérique, Perlence subrange 6-36, le morceau unique du ep Quaristice.Quadrange.ep.ae, est une exception dans la discographie que j’ai pu découvrir pour le moment d’Autechre. Ce morceau unique dure 58 minutes et se compose seulement d’un motif sonore qui se répète pour donner une ambiance sombre comme souvent chez Autechre. Contrairement à la plupart des autres morceaux du groupe, celui-ci, vu la longueur, ne requiert pas une écoute attentive de tous les instants et ne suscite pas l’utilisation entière de sa cpu cérébrale pendant l’écoute. Bref, on peut penser à autre chose en écoutant cette longue trame, et on se met à réfléchir à différentes choses tandis que le motif sonore s’installe inconsciemment et tranquillement au fond du cerveau. La première fois que l’on écoute ce morceau, on est persuadé qu’un rebondissement va venir bousculer ce rythme tranquille mais il n’en est rien. Au bout de 20 minutes, on comprend qu’il s’agira seulement de variations de nuances.

J’aime revenir vers le ep Envane, cette fois-ci avec les morceaux Draun Quarter et Latent Quarter, pour l’inspiration architecturale de la pochette, comme je le mentionnais auparavant, une représentation de Falling Water de Frank Lloyd Wright. Je disais que l’image de cette maison me poursuit: elle apparait même en ce moment en toile de fond d’une publicité japonaise pour de la mayonnaise, allez savoir quel lien il y a entre les deux. J’ai toujours pensé en écoutant Autechre à une dimension architecturale, et j’ai été assez amusé, et d’une certaine manière satisfait, de constater que l’un des compositeurs du duo, Rob Brown, a étudié l’architecture. Comme il l’explique brièvement dans une interview sur le site de la BBC, il n’y a pas une inspiration directe entre l’architecture et leurs compositions, mais une même dimension de l’espace certainement. J’ajouterais que les morceaux d’Autechre fonctionnent comme des constructions qui forment des structures parfois très minutieuses.

J’aime aussi beaucoup revenir sur Untilted, car les morceaux sont longs et se transforment sans cesse. Ils sont également exigeants et difficiles, dès les premières secondes. Augmatic Disport ne fait pas exception. EPS 1991-2002 est une compilation des Eps d’Autechre. Chez Autechre, un ep n’est pas un morceau jugé trop faible pour intégrer un album. Chaque ep a sa place entière dans la discographie du groupe et joue parfois des rôles de charnières entre les évolutions du son. Sur EPS 1991-2002, j’écoute Second Peng et Garbagemx, un morceau plein de tristesse. J’aime les morceaux mélancoliques mais en général pas vraiment ceux tristes. Garbagemx est très long (14 mins) et certains passages donnent le frisson. Pas autant que Dropp sur EP7 qui est je trouve d’une grande tristesse. Je n’étais d’ailleurs pas le seul à éprouver cela car la question leur a été posée sur ce morceau en particulier dans l’interview BBC mentionné auparavant. Ils indiquent que les sentiments transmis à travers leurs morceaux ne sont en rien liés à l’état d’esprit du groupe au moment de la création, c’est à dire qu’Autechre ne relie en aucun cas les émotions de leurs compositions avec leurs histoires personnelles. Elles sont construites sans contexte ce qui peut paraître assez inhabituel, mais donne finalement une dimension universelle à l’objet musical qui finalement se détache de l’identité des créateurs. Autechre parle très peu de ce qui les motive dans la création de leur musique. Il y a une grande part de non expliqué, aucune explication des concepts qu’ils construisent. Ca peut paraître assez décevant, car on aimerait comprendre ce qui se trame dans leurs cerveaux, on aimerait pouvoir décrypter tous ces signes et comprendre la logique. Je mets un peu ça en parallèle avec des réflexions que je suis justement en train de lire sur le vraiment excellent blog photographique La Pura Vida, sur le besoin ou non pour un photographe d’expliquer ses photographies avec un texte explicatif pour donner du contexte ou au contraire de ne pas s’embarrasser d’explications et de concepts et de laisser le résultat brut à toute interprétation de la personne qui visionnera les photos. Autechre pour la musique est clairement dans le deuxième cas. On cherche donc les explications nous même et c’est en fait ce qui motive mon envie de beaucoup écrire sur leur sujet. L’objet musical se détachant de l’identité des créateurs peut ainsi tendre vers une identité propre, voire un sentiment d’intelligence artificielle. Cette idée est omniprésente je trouve et peut être plus quand on ressent des dialogues dans les morceaux comme dans Lentic Catachresis sur Confield, quand la créature devient effrayante comme sur I O (Mons) sur le ep japonais de Quaristice ou mystérieuse sur Silverside sur Amber.

Amber est une valeur refuge quand on veut adoucir l’impact de certains morceaux de Chiastic Slide comme Calbruc, Nuane ou Cipater, très percutants dès les premières notes. J’alterne donc avec les très délicats Nine et Yulquen. Je termine aussi avec LP5 que j’ai désormais écouté en intégralité avec les brefs interludes Melve et Calipter Remote, puis 777 et surtout le très beau morceau final Drane2 (que je préfère nettement à Drane sur le ep Peel Session). Drane2 se compose d’un seul motif sonore, une petite mélodie triomphante mais un peu hésitante qui se répète sans arrêt pendant plus de 20 minutes. Mais autour de cette mélodie inarrêtable, la vie se construit et se transforme avec accalmies et accélérations jusqu’au silence vers la 14ème minute (le morceau est ensuite rempli de vide jusqu’au quelques sursauts finaux).

Je commence l’écoute du disque annexe de l’album Quaristice contenant des versions alternatives. On retrouve une composante de la série Perlence s’intitulant Perlence Range3. J’aime beaucoup cette version et le son de cette série qui se distribue en plusieurs volets distribués sur les eps Quadrange (dont la version Perlence de 58 minutes mentionnée ci-dessus). Peut être que tous ces éléments ( il y a des Perlence subrange 3, Range 7, Losid 2, subrange 6-36, Suns …) sont des pièces de puzzle d’un set Perlence de plusieurs heures… Sur ce disque de version alternative de Quaristice comme sur les eps, les titres sont similaires avec avec quelques lettres interchangées. Sur Quaristice.9T9P.ep.ae, on trouve Tkakanren, une meilleure version je trouve que le Tankakern de Quaristice. Altichyre sur Quaristice (Versions) serait une nouvelle version de Altibzz, mais elle est quand même assez différente. Il y a également d’autre versions sous des noms encore différents et on s’y perd un peu.

Le morceau VI Scose Poise sur Confield est encore une exception musicale par son aspect expérimental minimaliste. Ca ressemble au mouvement fragile d’un objet qui pourrait s’arrêter à tout moment mais qui continue. Une nappe atmosphérique vient ensuite accompagner ce mouvement perpétuel. C’est vraiment un son particulier comme ceux de P.:NTIL sur Draft 7.30. On croirait qu’Autechre construit sa musique sur les dysfonctionnements habilement agencés de vieilles machines électroniques. Il y a certainement de cela vu qu’ils aiment explorer toutes les possibilités des machines à leur disposition. Et puis mon écoute ne s’arrête pas là avec Rale sur Quaristice, le plus linéaire Outpt sur EP7, IV VV IV VV VIII sur Draft 7.30, Further sur Amber, The Plc sur Quaristice et Rpeg sur EP7. Jusqu’à un prochain épisode.