ギャラリーのなんかさ、コインランドリーのなんかね

J’aime beaucoup passer devant la petite galerie d’art ano-mise/ano-gallery à Jingumae pour voir sa devanture. Je n’y suis pas entré cette fois-ci car l’horaire était trop matinale. On y montre des illustrations de styles parfois très différents, comme c’était le cas ici, sous le nom de Ukiyo Tokyo (浮世東京). Cette appellation laisse penser qu’il s’agit d’une réinterprétation actualisée du style Ukiye. Sur la devanture, l’illustration de gauche de l’artiste Tatamipi prend un style kawaii tandis que celle de droite par l’illustrateur Nxhqt et le designer neybell est proche de styles à tendances horrifiques qui me rappellent dans l’esprit l’artiste Orihara (qui dessine Ado depuis ses débuts). Je continue ensuite ma marche jusqu’au carrefour d’Harajuku pour remonter ensuite en direction de Yoyogi, où je verrais le gymnase olympique de Kenzo Tange, montré dans le billet précédent.

Le Nokogiriyama Museum of Art, dont je parlais très rapidement dans le billet précédent, montrait une série de sculptures sur bois de l’artiste Gakou Kuwayama (桒山賀行). L’artiste né en 1948 est originaire de la ville de Tokoname (常滑), dans la préfecture d’Aichi. La sculpture noire placée devant un des murs de béton du musée à l’entrée de l’exposition est pour moi la plus marquante. Les expositions de l’artiste ont la particularité de permettre aux personnes malvoyantes de toucher les œuvres. Lors de notre visite, une personne touchait en effet chaque sculpture, les unes après les autres, ce qui m’a d’abord beaucoup surpris jusqu’à ce que je lise que c’était en fait autorisé par le sculpteur. A vrai dire, je ne me suis pas permis de toucher aux visages très expressifs des sculptures de Gakou Kuwayama. Cela reste inhabituel de toucher le corps des autres.

J’aurais pu regrouper les photographies de ce billet et du précédent de manière différente, par unité de lieu et de temps, mais une fois de plus, je préfère brouiller les pistes, en privilégiant des concordances qui me paraissaient plus adaptées.

Les soirs de semaine, il n’est pas rare que je m’endorme de fatigue devant la télévision assis derrière la table de la salle à manger. Je me réveille parfois en sursaut ou plus souvent en douceur comme cette soirée du Mercredi entre 22h et 23h. Sur la chaine Nihon Television (ニテレ ou NTV), on y montre un drama. A l’écran, je reconnais tout de suite l’actrice Hana Sugisaki (杉咲花) qui semble avoir le rôle principal. Elle me pousse à suivre l’histoire. Bien qu’il s’agisse du deuxième épisode de la série, j’arrive vite à comprendre qu’on y parle de rapports humains, de relations amoureuses pour lesquelles on se pose beaucoup de questions. Le rythme lent et introspectif, l’attitude des personnages à l’écran me plait assez vite car tout cela me rappelle le style narratif du réalisateur Rikiya Imaizumi (今泉力哉) dont j’ai déjà parlé dans un précédent billet intitulé GTW (Green Train to Wakabayashi) au sujet de deux de ses films qui m’ont marqué. Je n’ai pas été très surpris de voir son nom apparaître au générique de fin et même assez satisfait d’avoir reconnu son style, certes aux antipodes de ce qu’on peut voir d’habitude dans la plupart des drama télévisés. Une fois l’épisode terminé, je me dirige pour voir sur Netflix si la série y est incluse, ce qui est assez souvent le cas pour les drama en cours. C’est bien le cas ce qui me donne l’occasion de regarder le premier épisode, initialement diffusé le 14 janvier 2026 sur NTV. Le drama s’intitule Fuyu no nanka sa, Haru no nanka ne (冬のなんかさ、春のなんかね), qui apparaît également sur Netflix sous le titre francisé Les murmures de l’hiver. On pourrait traduire par « ce quelque chose de l’hiver, puis ce quelque chose du printemps », mais ce titre donne avant tout l’idée d’une discussion un peu hésitante et presque nonchalante de quelqu’un qui cherche ses mots plutôt que de nommer les choses clairement. Ce titre résume bien l’esprit du drama, du moins les deux épisodes que j’en ai vu pour l’instant, évoquant des relations amoureuses hésitantes et parfois maladroites.

Les premières scènes se déroulent dans une laverie automatique pendant une nuit d’hiver. Ayana Tsuchida interprétée par Hana Sugisaki (杉咲花) y est seule, affalée sur la table au centre de la pièce, écouteurs dans les oreilles écoutant une musique rock. Ayana est une jeune romancière hésitante, personnage central de l’histoire. Un jeune homme entre en scène, venant vérifier si sa lessive est terminée. Il s’assoit à la même table, et on voit qu’il est, comme nous, intrigué par la musique rock qui émane des écouteurs de la jeune fille. Il la regarde puis détourne le regard, puis finit par lui demander si c’est Michelle qu’elle écoute? Une discussion amicale démarre ensuite, pleine de petits silences et de maladresses, typiques du cinéma de Rikiya Imaizumi. Ayana possède une machine à laver chez elle mais aime volontairement laver son linge dans cette laverie automatique. L’homme qui s’appelle Yukio, interprété par Ryō Narita (成田凌), est coiffeur de profession et est venu dans cette laverie car la machine de son salon est en panne. Je vais aussi dans les laveries automatiques, enfin rarement mais au moins une fois par an pour laver les rideaux. Je comprends assez bien l’attirance d’Ayana pour ces endroits, du moins lorsque qu’ils ne sont pas trop étroits et délabrés. J’y vois un moment réservé comme bloqué dans le temps. J’ai écrit plusieurs billets de ce blog dans des laveries. Tiens, je devrais peut-être à l’avenir mentionner où sont écrits mes billets à la fin de ceux-ci comme à la fin d’une lettre écrite (« À la laverie automatique de Yoyogi Uehara »).

Mais qui est le groupe Michelle qu’Ayana écoute très fort dans la laverie automatique? Bon, on comprend immédiatement qu’il s’agit du groupe Thee Michelle Gun Elephant (ミッシェル・ガン・エレファント), souvent abrégé en TMGE ou seulement Michelle (ミッシェル) comme dans le drama. Michelle était un groupe garage punk originaire de Tokyo, fondé en 1991 puis dissout en 2003. Il se composait du leader Yusuke Chiba (チバユウスケ) au chant et à la guitare, Futoshi Abe (アベフトシ) à la guitare, Kōji Ueno (ウエノコウジ) à la basse et Kazuyuki Kuhara (クハラカズユキ) à la batterie. Yusuke Chiba et Futoshi Abe ne sont plus de ce monde, emportés par des maladies. Thee Michelle Gun Elephant est un groupe important de la scène rock japonaise mais je ne m’étais à vrai dire jamais penché sur leurs albums jusqu’à maintenant, après avoir vu le premier épisode du drama. Il m’a d’abord fallu découvrir quel morceau du groupe Ayana écoutait dans la laverie. Quelques recherches m’amènent vers le morceau Blue nylon shirts (from bathroom) de leur deuxième album High Time sorti en 1996. Les commentaires sur la page YouTube du morceau me confirment que je ne suis pas le seul à avoir suivi ce chemin jusqu’à ce morceau de Michelle. J’aime déjà beaucoup le morceau ce qui me pousse à écouter l’album High Time, dont j’ai maintenant du mal à me détacher tant son énergie est absorbante dès le premier morceau brand new stone. Les sons de guitares sont puissants et lourds mais possèdent en même temps un certain groove et des riffs qui m’attirent. La voix de Yusuke Chiba à tendance punk par son léger éraillement oscille entre chant et cris. Les morceaux de l’album, comme le deuxième Lily (リリィ) qui est peut-être le meilleur de l’album, sont enragés et sont joués dans l’urgence du moment, mais gardent un sens mélodique très marqué. Pour être clair, plus j’écoute l’album, plus j’ai envie de le réécouter. Il faut dire que les premiers morceaux s’enchaînent à un rythme effréné et le cinquième intitulé Chandelier (シャンデリヤ) en est en quelque sorte le pic. Le sixième morceau Blue nylon shirts (from bathroom) est celui utilisé dans le drama. Il apaise un peu l’album. Dans le drama, le personnage joué par Hana Sugisaki assise dans la laverie automatique montre en fait la pochette de l’album High Time sur son iPhone, ce qui a grandement facilité mes recherches. Cette photographie montrant un personnage masqué est étrange et même un peu inquiétante. Elle a dû être prise dans un supermarché ou un drugstore américain car cet album a été enregistré aux États Unis. Sur la page Wikipedia japonaise du groupe (la française est déjà bien documenté), je lis que Thee Michelle Gun Elephant était actif à la même période que BLANKEY JET CITY et ont partagé l’affiche du Fuji Rock Festival de l’année 2000 comme représentants majeurs du rock japonais. On dit que les deux groupes entretenaient des relations amicales. C’est vrai qu’ils évoluent dans des styles rock sans concession assez similaire. Mon attirance soudaine envers la musique de Michelle va très certainement me pousser vers d’autres albums de leur discographie. Je suis en tout cas très impressionné par l’album High Time, et reconnaissant envers le réalisateur Rikiya Imaizumi et l’actrice Hana Sugisaki de me l’avoir fait découvrir dans d’excellentes conditions.

GTW (Green Train to Wakabayashi)

Ma destination était la station de Wakabayashi (若林) dans l’arrondissement de Setagaya, mais je m’arrête à la station suivante Shōin-Jinjamae (松陰神社前) pour profiter pendant quelques minutes supplémentaires du petit train de la ligne Tōkyū Setagaya (東急世田谷線) reliant Sangenjaya (三軒茶屋) à Shimo-Takaido (下高井戸). Je voulais également passer voir le sanctuaire Shōin car il avait l’air d’avoir une taille assez importante sur Google Map. Je me rends compte beaucoup plus tard en écrivant ce billet que j’y suis déjà passé il y a longtemps avec Mari. On avait encore vingt ans lors de cette visite des quartiers au delà de Sangenjaya. Je ne me souvenais plus d’abord visité ce sanctuaire, mais je garde tout de même un souvenir précieux de cet après-midi et début de soirée. J’avais pris quelques photographies analogiques en noir et blanc que j’avais montré dans un billet de Novembre 2004.

Je suis venu pour redécouvrir ce quartier et l’ancienne petite ligne ferroviaire datant de 1969, mais également pour partir à la recherche d’une maison brute de béton que Joël m’avait, une fois encore, indiqué par e-mail en m’envoyant une photo. Je ne connaissais ni le nom ni l’architecte de cette maison, mais montrer les quelques photos que j’avais pris ce jour-là sur mon compte Instagram m’a permis de le découvrir. Un de mes Followers sur Instagram, JapanPropertyCentral, connaissait sans surprise le nom de l’architecte de cette maison et a eu la gentillesse de me l’indiquer en commentaire. Cette maison particulière de béton s’appelle donc WKB et a été conçue par Niizeki Studio (Kenichiro Niizeki 新関謙一郎). Ces formes en blocs de béton sont posées les unes au dessus des autres sans qu’on arrive à bien comprendre l’organisation et le nombre d’étages de cette maison. Un site d’architecture m’apprend qu’il y a 4 étages et montre quelques photos de l’intérieur. WKB date de 2014 mais paraît plus ancienne car le béton semble déjà imprimé par le temps, ce qui renforce l’effet brutaliste de l’ensemble. Ce que j’aime aussi beaucoup dans cette maison, c’est le mélange du béton avec la végétation qui envahit les murs. Je pense que cette nature qui déborde sur l’architecture, comme on le commentait sur cette photo sur Instagram, fait partie du concept initial de fondre la maison dans son environnement, car elle est située au bord d’une rue piétonne bordée d’arbres. De Niizeki Studio, je connaissais en fait déjà une maison aperçue il y a plusieurs années à Yoyogi-Uehara. Cette maison nommée House in Yoyogi-Uehara est également très particulière car on n’en aperçoit de l’extérieur qu’un immense mur de béton bordant une grande porte noire.

En continuant ma marche dans Setagaya en direction de Shimo-Kitazawa, je passe près de la station de Setagaya-Daita et découvre aux hasards des coins de rues une petite maison entourée d’arbres digne de l’univers de Hayao Miyazaki. Une pâtisserie se trouve au rez-de-chaussée et est spécialisée dans les choux à la crème à l’effigie de Totoro. A l’intérieur de la pâtisserie, on trouve de nombreux posters et objets Ghibli. Cette pâtisserie s’appelle Shiro-Hige Cream Puff Factory (白髭のシュークリーム工房). Je ne résiste pas à l’envie de ramener quelques Totoro avec moi. Ils m’accompagneront sur le chemin et seront délicieux.

Le troisième vaccin m’a mis par terre pendant tout le week-end, mais ça m’a donné le temps et l’occasion de regarder des films sur Netflix. Je me décide sans raison très particulière à regarder un film datant de 2021 du réalisateur Rikiya Imaizumi (今泉力哉) intitulé Over The Town (街の上で). En fait, je ne voulais pas m’embarquer dans un film à l’action débordante ou au suspense haletant qui me fatiguerait plus que nécessaire. Je me suis donc dirigé vers ce film qui me semblait être une histoire de romance entre jeunes gens. Je ne pensais pas aimer autant ce film. Il s’agit en effet d’une histoire d’amour qui ne se passe pas comme le protagoniste principal le voudrait, mais l’important et l’intéressant dans le film ne vient pas de l’histoire principale mais plutôt des multiples petites histoires et apartés qui viennent perturber sa vie. Le protagoniste du film est un jeune homme de 27 ans appelé Ao Arakawa (Ryuya Wakaba) prenant la vie comme elle vient, travaillant dans une petite boutique de fringues d’occasion à Shimokitazawa. Sa petite amie Yuki Kawase (Moeka Hoshi) le quitte pour un autre mais il ne perd pas vraiment espoir et s’accroche à son souvenir. Il vit sa vie tranquillement en lisant des livres achetés dans la petite librairie d’à côté tenue par une jeune vendeuse appelée Fuyuko Tanabe (Kotone Furukawa) qui semble également l’attirer (sans que ça soit vraiment très clair), en attendant les clients dans sa petite boutique. Il va le soir au comptoir du même bar tenu par un ami et au même café le midi. Sa vie change un peu d’horizon lorsqu’une étudiante en cinéma, Machiko Takahashi (Minori Hagiwara) lui demande de jouer un personnage secondaire dans le film qu’elle prépare. Ao y rencontrera la costumière du film Iha Jojo (Seina Nakata) avec qui il devient ami. L’interêt du film vient dans les dialogues. Ao a un don pour poser les mauvaises questions au mauvais moment et le film joue beaucoup sur ces situations de gêne et d’incompréhension. Ça en devient particulièrement intéressant car la direction des conversations reste imprévisible. Le film n’hésite pas à introduire des personnages bizarres ou étonnants, comme un policier arrêtant Ao et Yuki à des moments différents du film pour leur raconter la même histoire improbable de son amour secret inavouable. Les personnages se croisent et leurs histoires se rejoignent, comme si ils évoluaient tous dans un petit microcosme, celui de ce quartier de Shimokitazawa. J’aime aussi beaucoup ce film car je connais bien le quartier. J’ai par exemple été plusieurs fois dans la petite librairie, située juste à côté du Disk Union, où Ao va acheter ses livres. Les quatre personnages féminins mènent les histoires du film et Ao, n’ayant pas de but très précis dans sa vie, se laisse emmener par les histoires qui se créent devant lui. Mais comme c’est un personnage sympathique, il devient attachant. Il me rappelle un peu les personnages d’Haruki Murakami qui passent leur temps à lire, vivant dans leur monde en n’ayant besoin de personne, et qui n’agissent que passivement quand la situation le demande. Le monde bouge autour de lui et il s’adapte en fonction. Le film tourne beaucoup autour de l’amour non dit ou qui prend du temps à se déclarer. Voir ce film m’a aussitôt donner envie d’en voir d’autre du même réalisateur.

Je continue donc avec un film sorti l’année d’avant en 2020 intitulé Mellow. Le personnage principal, Seiichi Natsume (Kei Tanaka), est floriste dans une petite boutique dont il est propriétaire. Il est célibataire et voit régulièrement la visite de la fille de sa sœur Saho (Tamaki Shiratori) quand celle-ci fait des siennes et ne veut pas aller à l’école. Natsume est une personne sensible qui ne laisse pas indifférent les gens qui l’entourent. Sa vie est paisible et sans encombre. Il semble lui aussi la prendre comme elle vient, sans forcer les choses. Il se rend tous le jours dans le même restaurant de ramen tenu par une jeune femme, Kiho Furukawa (Sae Okazaki). Le restaurant était tenu par le père de Kiho mais elle a été contrainte à prendre la suite après sa mort, laissant de côté temporairement ses rêves. On devine une proximité se créer entre Natsume et Kiho mais elle prend du temps à se déclarer. Le film nous amène plutôt vers des histoires secondaires qu’on prend plaisir à suivre. Dans ce film aussi, les personnages féminins sont nombreux autour du protagoniste principal et mènent à chaque fois l’intrigue. Et encore une fois, ce sont les situations et l’atmosphère générale du film qui m’intéressent beaucoup. Une des séquences particulièrement réussies fait intervenir le personnage de Mariko Aoki, interprété par Rie Tomosaka. Pour les références, je ne peux m’empêcher de noter que Sheena Ringo est une grande copine de Rie Tomosaka depuis ses débuts, et qu’elle a écrit pour elle quelques morceaux comme Shojō Robot et Cappucino (fin de la parenthèse). Natsume vient régulièrement décorer l’entrée de la maison des Aoki et Mariko apprécie tellement sa venue à chaque fois qu’elle finit par éprouver des sentiments pour lui. La situation pourrait être relativement classique mais Mariko préfère avouer ce sentiment franchement à son mari. Parce qu’il veut avant tout le bonheur de sa femme, le mari insiste pour que les trois personnes se rencontrent pour clarifier les sentiments de chacun. Cette situation est particulièrement gênante et inhabituelle, et en même temps savoureuse à l’écran. On imagine bien le malaise et l’envie de s’enfuir que doit procurer ce genre de situation improbable. Le film évoque beaucoup le thème de la confession d’un amour et la temporalité nécessaire pour franchir le pas. Observer les réactions des personnages face à ces confessions est particulièrement intéressant, comme si on était amené à analyser un comportement humain. Ces amours sont parfois, et même souvent, platoniques, mais la beauté du film vient du fait qu’il se concentre sur ces moments là, plein de délicatesse. Il n’y a rien de vraiment original dans ces histoires, mais c’est l’atmosphère et les interactions des personnages qui me plaisent beaucoup.

Et du même réalisateur, je regarde maintenant un autre film de 2018 intitulé Just Only Love (愛がなんだ?), se déroulant dans certains quartiers de Setagaya-Daita dont je parlais un peu plus haut. En parlant de ces deux films, je ne pense pas dévoiler beaucoup de l’intrigue, mais je suis en même temps persuadé que peu suivront mes conseils cinématographiques et s’aventureront vers ces films. Bon, ils ne sont pas forcément faciles d’accès car seulement en japonais et sur Netflix. Mais, en ce qui le concerne, ces deux ou trois films ont sauvé mon week-end.