Yasukuni

On parle régulièrement du sanctuaire Yasukuni aux informations. Les visites annuelles de Mr Koizumi déclenchent automatiquement les foudres des voisins asiatiques. Profitant toujours de ma journée paisible de congé, je passe faire un petit tour du côté de ce sanctuaire pour une série de deux photos l’air de rien: le bâtiment principal du sanctuaire et un emblème impérial sur deux portes de bois impressionnantes.

Makoto Sei Watanabe

Je profite d’une journée de congé aujourd’hui pour faire un tour du côté de Iidabashi. Je suis parti avec un but dans la tête, trouver une sortie de métro, celle de la ligne Oedo. Je suis en fait à la recherche d’une création futuriste de l’architecte Makoto Sei Watanabe (Architects’ Office). Je connaissais déjà une de ces oeuvres, l’école Aoyama Technical College, pour l’avoir vu dans une petite rue perdue près de Shibuya. Cette école est asez difficile à trouver car en dehors des grands axes de circulations. J’avais pris une première photo en argentique noir et blanc à l’époque, je reviens régulièrement devant ce vaisseau de science fiction type Gundam, je ne me lasse jamais de le prendre en photo sans jamais vraiment trouver un angle satisfaisant.

Pour revenir à Iidabashi, j’ai cherché pendant un moment la sortie de métro Oedo où se trouve la création de Watanabe. Après avoir essayé toute les sorties de la station, pris les escalators dans tous les sens, j’ai finalement trouvé cette forme d’insecte à la sortie C3. La sculpture architecturale presque florale se trouve encore une fois à l’écart des grandes rues, dans une petite rue étroite à l’abris des regards. J’aime ce côté ludique de recherche au trésor.

Hong Kong et Macao

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De retour de Hong Kong où nous avons passé quelques journées en compagnie de Thierry et de Junko. Nous logions chez eux sur l’île de Hong Kong, c’était vraiment parfait. Le séjour a été rapide car les journées étaient bien occupées à hummer l’air et l’ambiance des rues de Hong Kong et de Macao.

La première journée, nous faisons nos premiers repérages des lieux dans Central. Le bouquet de grattes-ciel nous fait tourner la tête, des tours dans tous les sens et de toutes les formes. La grande tour de la Banque de Chine se fait remarquer par ses angles pointus. Le design de la ville suit les principes du Feng Shui. La tour de la Banque de Chine concue par I.M. Pei (créteur de la pyramide du Louvre) serait cependant légèrement divergente de ces principes.

Nous nous écartons à pied pour commencer à gravir la colline. De rues en rues, nous traversons les boutiques en plein air jusqu’à Hollywood Road. Dans ce coin de ville règne un joyeux bazard assez différent du postmodernisme lisse de Central. Après un longue ballade vers le quartier de Soho, l’oeil attiré par les couleurs dans tous les coins, nous redescendons par escalator géant vers les bords du port, du côté de l’énorme centre commercial IFC2 (International Finance Center) dominé par la tour la plus haute de la ville. La pause café chez Bernardaud est salvatrice, un interlude exotique entre les séries de repas locaux chinois, sélectionnés avec précision par Junko et Mari. On se régale de Dim Sum, de tranches de porc facon barbecue, et de pleins d’autres petits plats que l’on fait tourner sur la table.

Pour la deuxième journée, nous prenons le large pour Macao et son ambiance portugaise. Munis de notre passeport, nous prenons le ferry pour une heure de voyage entre deux ports. On évite la tentation du casino (apparemment un sport national ici) pour les rues de la vieille ville. Après ravitaillement en soupe de nouilles Wan-Tan, nous arpentons les rues montantes en prêtant l’oeil par ci par là sur les intérieurs de monuments, les devantures de magasins de mode chinoise et les boutiques d’antiquité bon marché (à moins que ce ne soit pas vraiment de l’antiquité authentique). Les rues sont étroites et chargées de détails. Je me demande au passage comment tout ne se casse pas la gueule. C’est une réflexion tokyoite de toujours réfléchir à ce que les immeubles deviendront en cas de tremblements de terre. La région ne doit pas présenter ce genre d’inquiétude. Après quelques erreurs de navigation, nous arrivons finalement vers la facade de la cathédrale Saint Paul, des ruines conservées, un héritage mondial Unesco. Le monument est placé en haut d’une colline, on profite pendant quelques minutes de la vue sur la ville surchargée avant de reprendre la route (et le taxi) pour le temple Ma Kok Miu.

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Le temple Ma Kok Miu est à l’autre bout de la presqu’île de Macao et aurait donné le nom à la ville. Il est situé en bord de ville et de mer, construit sur le roc et dans la végétation. Les couleurs sont rouges auxquelles on doit ajouter le jaune des tourbillons d’encens. Je gravis les escaliers jusqu’à cette statue d’une déesse aux billets au pied d’un immense rocher gravé. Il se fait un peu tard malheureusement, nous regagnons le port pour prendre le ferry du retour, et admirant les deux ponts se perdant vers l’horizon. Ils joignent Macao à l’île de Taipa.

Macao est bien différente de Hong Kong, du fait de son passé portugais, mais présente la même caractéristique d’un gap tranchant entre les nouvelles constructions modernes, propres et carrés et les immeubles d’habitation tout autour, dupliqués à l’identique, souvent à l’apparence sale ou douteuse, mais bourré de vie dans tous les coins.

Pour la dernière journée de vacances, nous sommes de retour vers Hong Kong, dans les quartiers de Kowloon, un quartier animé et vivant. Les rues se croisent et se ressemblent, on se perdrait bien vite. L’odeur de bouffe chinoise est omniprésente. Pendant que Mari et Junko se font lisser les pieds chez un practicien chinois, je me perd volontairement dans les dédales pour prendre les lignes de trams en photo. Le soir tombe déjà, tant mieux la multitude de pancartes et panneaux d’affichage commencent à s’éclairer. Si l’on s’efforce à faire abstraction du bruit du traffic, on entend le bruit grépitant des néons fatigués.

Hong Kong est une ville dense, nous nous sommes efforcé de la pratiquer par tous les moyens de locomotion possibles, à pieds principalement en passant par le métro MTR dans la foule de la station Central, en taxi à peine vitesse dans les rues sinueuses de colline vers Happy Valley, ou en bus à deux étages à la place avant, en raz-plafond dans le tunnel Hong Kong – Kowloon. Le dernier soir, un peu de tourisme vers le Pic Victoria, la vue y est splendide le soir, les immeubles illuminés font la compétition de la hauteur. Vue d’ici, IFC2 est toujours le plus haut.

Merci à Thierry et Junko encore une fois pour l’accueil plus que chaleureux et pour le guidage d’expert.

De retour à la maison, je me repasse le film Made In Hong Kong de Fruit Chan pour boucler la boucle. J’avais choisi le titre de mon weblog en référence au titre de ce film.



Dual Tone

Ci-dessus, la composition Dual Tone, objet coloré non identifié flottant au dessus de Shibuya. Si on devait y coller une bande son, j’y mettrais volontiers le titre 40 -Forty- de Boom Boom Satellites, groupe japonais électro-rock. Le morceau est choisi certainement pour l’ambiance de science fiction de la pochette de l’album Photon (pas de liens iTunes, car ils sont chez Sony. A quand la discothèque Sony sur iTunes …?).

Que faire quand on est obligé de passer un week end pluvieux? Rien de grandiose en fait. On se contente d’aller faire un tour au Bunkamura pour l’exposition de Gustave Moreau, deux billets gratuits en poche (une fois de plus). Son oeuvre présentée reprend des éléments de la mythologie grecque. Chaque tableau est souvent accompagné d’études crayonnées, ce qui nous donne une idée des étapes de la création. Je n’y ai pas trouvé d’oeuvres qui m’ont réellement marquées, chaque tableau donne l’idée d’inachêvement comme s’il s’agissait seulement d’une étude (visages non représentés ou seulement crayonnés). Cette idée de non accomplissement définitif est intéressante en fait.

On passe de Department Store en magasins de rue en fuyant les gouttes de pluie pour finalement attérir au HIS de Shibuya, histoire de prévoir d’un peu plus près notre bref voyage d’agrément à Hong Kong et notre futur voyage de noces à Mexico (après presque 2 ans de discussions). A propos, une adresse pour trouver des hotels et consulter les tarifs sur GTA Travel.

En bande sonore du week end, on se passe la très bonne chanson hip-hop rock Palmas Rock feat. UZI-ONE de Dragon Ash du nouvel album Rio de Emocion. Le vendredi soir tard sur TV Asahi, Mr Tamori, adepte des bizarreries musicales dans son émission Tamori Club que nous suivons régulièrement, nous présente la cithare électrique. C’est la première fois que je vois un instrument pareil. Le maître de cithare japonais fait quelques demonstrations, on voyage en Inde en quelques notes. Il terminera avec les premières notes de Love You To des Beatles sur Revolver. C’est intéressant la cithare, ca me rappelle que je n’ai toujours pas essayé la cythare classique gigantesque que Mari a ramené d’Inde. A penser également, faire réparer ma Gibson, et reprendre mes expérimentations sonores (je ne joue aucun air connu…).

Pour changer un peu de Tokyo, nous allons voir en ce lundi ferié du côté de Yokohama. Il pleut toujours malheureusement mais par intermitence. Nous débarquons du côté des polders de Sakuragicho, la station au pied de la grande tour Landmark dans la zone Minato-Mirai. Cela fait bien un an que je ne suis pas venu par ici et c’est le première fois que je mets les pieds aux hangars rouges au delà de la grande roue et du parc d’amusement. Ces batiments rouges plus ou moins préservés des années 1910, entrefois des entrpots près du port, sont reconvertis en centre culturel et commercial. Entre autres festivités du moment, un festival de la bière attirait les foules. On passe assez rapidement vers l’exposition vente de voitures importées: de la Lamborghini jaune (17 millions de Yens) au 4×4 extra large Hummer (8 millions de Yens), très à la mode en ce moment dans le paysage montagneux et escarpé de Tokyo. On y trouve également des automobiles moins extrêmes, rassurons nous.

La pluie commence a être forte, on repasse devant la grande roue pour se perdre dans l’immense centre commercial Queen’s Square.

Reconstitution d’époque

Aoyama, Reconstitution improbable d’une toiture d’époque. Le toit a été posé directement au dessus de ce petit immeuble moderne. Par contre, l’architecte n’assure pas la bonne tenue de la toiture en cas de tremblements de terre.

Petit détail lié au site, les liens auparavant présents sur la droite de la page index sont maintenant tous sur la page des Liens du Web. La page étant en plein chantier, merci d’excuser le travail en plan, les descriptions pour chaque site à peine commencée, la site de liens à updater et la présentation mal présentée …