才能があふれる

Une rangée de taxis attend le début d’une course devant la gare de Ebisu. Ces vétérans de la conduite urbaine sont surentrainés et savent déjouer les pièges de la circulation dense pour attraper le client à tout prix. A l’arrière des taxis, les pilotes revoient leur technique d’arrêt d’urgence, de queue de poisson sur deux voies et d’accélération fulgurante au feu déjà rouge. Quel talent !

En complément, voici une photo en oeil de poisson noir et blanc du château restaurant salon de thé francais de Ebisu Garden Place.

Car Crash

Une vielle voiture usée par une non-utilisation au bord d’une rue résidentielle de Kamakura Yama, fait echo à cette photo d’une vielle américaine prise à Aoyama. C’est assez étrange de trouver une épave pareille dans un quartier résidentiel propre et net.

En revoyant les similitudes entre cette photo à Kamakura et celle de Aoyama, il me manque une troisième photo pour composer un triptyque. Un certain nombre de photos que j’au pu pendre durant ces deux dernières années semblent se faire echo pour constituer des pairs (par exemple les deux compositions: Shiro et Kuro Hana), il me resterait à trouver l’élément manquant.

L’été joue les prolongations aujourd’hui dimanche, le ciel bleu est plus que jamais bleu en haut des collines de Kamakura. Cet arbre est au point culminant de la colline que nous visitons aujourd’hui. Il y avait très certainement une maison ici autrefois, mais il n’en reste que des herbes mortes vivant sur les murets de la propriété. D’ici, nous voyons loin, jusqu’à la presqu’île de Enoshima presque dissimulée par les nuages et les collines. Pourquoi pas une maison de vacances ici? Je m’imagine sur la terrasse à fixer la mer jusqu’à la rendre floue. Ca se sera pour bien plus tard, peut être…

Au bords des routes du Kamakura champêtre, une petite fleur pointe son nez et chatouille le mien.

Pour revenir à la mer floue, il s’agit d’une des photos de Hiroshi Sugimoto présentées à l’exposition Hiroshi Sugimoto End of Time au Mori Art Museum. L’exposition présente également les photos de ces théatres pris en très longue exposition, le temps de la durée du spectacle; une longue exposition gommant tous les détails et préservant les effets lumineux. A voir, très certainement.

Nagasaki à Tokyo

A ma grande surprise, j’ai rencontré cette semaine ma famille de Nagasaki, celle avec laquelle j’ai fait mes premiers pas au Japon et qui m’a donné l’envie d’y retourner. Je ne les avais pas vu depuis environ 3 années, faute de ne pas être allé là bas. La rencontre fut émouvante, mélancolique, et déjà l’envie de retourner à Nagasaki se fait sentir.

iTunes me fait entendre que la dernière chanson de dEUS 7 Days, 7 Weeks (Pocket Revolution) est très bonne, très dEUS dans la mélancolie de la voix, mais sans atteindre les sommets de Instant Street.

En composition, Allé/Retour. dEUS me rappelle toujours mes allés et retours en avion de Tokyo-Paris-Tokyo.

Nova

Ebisu Garden Place et cartier

Dimanche, c’est une journée de typhon annoncée mais qui n’est en fin de compte jamais arrivée. Tant mieux, nous allons nous adonner ajourd’hui à une de nos occupations favorites ces derniers temps, la promenade à moto sans carte. C’est assez simple, on part sur une rue connue et on s’égare volontairement dans des petites rues adjacentes. Dans quelques temps, nous aurons certainement quadrillé toutes les rues de Tokyo…

En se retrouvant, on passe notamment devant le nouvel immeuble Cartier dans les quartiers d’Omotesando, juste en face le Prada. Il n’est pas encore terminé.

On se gare finalement près de l’entrée de Yebisu Garden Place sous un ciel en phase de dégagement, les éclaircies pointent leur nez. Des airs de Bossa Nova se jouent sur l’esplanade ouverte de Garden Place pour une série de concerts en plein air pour l’automne: Tokyo Bossa Nova 2005. Le groupe Cinnabom (Label 333) est en scène. Le vent fort gène un peu la voix de la chanteuse du groupe, mais elle s’en sort finalement bien avec sourire et énergie.

Energy Void

Aujourd’hui est la deuxième journée de congé de cette semaine assez spéciale où les jours travaillés sont en minorité. Cela nous donne un peu de temps libre pour aller au MOT. MOT est le diminutif pour Museum of Contemporary Art Tokyo, le cousin du MOMA de New York en quelques sortes. L’exposition du moment est celle de Isamu Noguchi, artiste touche à tout.

Isami Noguchi Enegy Void

L’exposition célèbre l’ouverture du dernier projet de Noguchi, le Parc Moerenuma à Hokkaido, ouvert en Juillet 2005, et regroupe un grand nombre d’oeuvres sur le thème du terrain de jeu. L’oeuvre majeure et la plus impressionante est Energy Void, une énorme sculpture symbolique en granite lissé (17 tonnes), déplacée pour la première fois hors du Isamu Noguchi Garden Museum. La sculpture est magnifique et fascinante, elle est particulièrement bien à sa place dans le grand espace ouvert du MOT. (les photos ci-dessus sont tirées du site officiel de Isamu Noguchi).

Le Musée propose également une salle de repos à l’ambiance tamisée avec du mobilier (sofa) et des lampes Akari concues par Isamu Noguchi. Nous sommes très fans des lampes Akari. Nous terminons la visite par les couloirs en admirant le design des murs.

On continue la journée avec la Shita Machi de Monzen Nakachou, un quartier populaire près de Kiba. La rue principale est bordée par un porche rouge et déssert une kyriade de petits magasins, beaucoup de vendeurs de gâteaux japonais. Nous avancons jusqu’au temple boudhiste au bout de la rue. Il est accueillant, presque trop, il invite les gens à le visiter gratuitement. Le lieu est étrange, principalement en l’honneur d’une divinitée boudhiste que je ne connais pas. Etrange quand l’on voit une des salles remplies de dizaines d’effigies de la divinitée sur papier fluo jaune et violet sous un plafond etoilée et une musique shamanique. Nous resortons très vite après cette vision assez grotesque.

La moto aidant, nous arrivons rapidement sur le front de rivière de Tsukishima. Dans ce coude de la rivière Sumida, les immeubles géants de résidences ont grandi comme des champignons. Ce sont des logements très prisés et chers en raison de la proximité et la vue sur la rivière. Ce lieu m’avait choqué l’oeil lors de notre passage un peu plus tôt dans la journée.

Sur la rivière Sumida passe un bateau mouche assez particulier, très futuriste. Il s’appelle Himiko. C’est le bateau designé par le mangaka Leiji MATSUMOTO. L’objet flottant est fabuleux.

On termine ce billet avec deux compositions basées sur des photos du week end dernier.

Hokaiji, le temple à Kamakura. A l’entrée du temple, on amène l’encens à soi pour se purifier.

Femme et la Tour.