un court passage underground

Les trois premières photographies sont prises près de la gare de Tokyo et à Kanda Sudachō tandis que les suivantes sont prises beaucoup plus loin à Kichijōji. Les maisons sur les quatrième et cinquième photos sont situées dans la même rue à proximité du parc Inokashira. Je les ai en fait déjà montré plusieurs sur ce blog. Celle bariolée de rouge et de blanc est la demeure du mangaka d’épouvante Kazuo Umezu, qui s’habille d’ailleurs lui-même toujours de cette même manière, de vêtements à rayures blanches et rouges. J’aime bien passer la voir de temps en temps lorsqu’on est de passage à Kichijōji. L’autre maison faite de béton est à l’abandon depuis un bon petit moment. Il s’agit pourtant d’une maison conçue par un architecte reconnu, Yōji Watanabe, à qui l’on doit notamment le fabuleux New Sky Building (ou Sky Building No. 3) à Shinjuku que j’avais visité en 2007. La maison Steamer Basket House construite en 1966 à Kichijōji n’est pas aussi impressionnante que le New Sky Building, mais il serait quand même dommage de la voir disparaître si elle ne trouvait pas d’acquéreur prochainement. Je n’avais pas marché seul dans les rues de Kichijōji depuis longtemps, faisant cette fois-ci le tour des petits disquaires que je connais sans but très précis. Lorsque je ne cherche rien de précis, je ne trouve en général rien de précis car je ne me lance que très rarement dans l’achat au hasard de CDs de groupes ou d’artistes que je ne connais pas.

Parmi les quelques découvertes musicales récentes, notons le groupe de rock indé bed avec deux morceaux intitulés Michael Mann et Kare Wa. Ces deux morceaux jouent sur les ambiances plutôt que d’avoir une composition musicale classique faite de couplets et de refrains. Je me demande si le titre du morceau Michael Mann est inspiré de l’ambiance de certains films du réalisateur américain, comme Heat (1995) qui est un film que j’aime particulièrement. Le morceau Kare Wa a un riff de guitare qui accroche immédiatement et comme sur le morceau Michael Mann, les rythmes de batterie et de basse sont des composantes importantes de la trame du morceau. La vidéo de Kare Wa est plutôt anxiogène mais l’ambiance générale est de toute façon assez sombre sur ces deux morceaux. Le morceau Kare Wa fait plus de six minutes et laisse cette ambiance répétitive de guitares s’imprégner dans notre cerveau. J’ai découvert ce groupe, notamment le morceau Kare Wa aux détours des internets il y a plusieurs mois mais je ne retrouve plus où exactement. Je pense que c’était sur le site et compte Instagram Sabukaru (pour Subculture) mais je ne retrouve plus l’article en question. Une courte vidéo sur le compte Twitter Angura (pour Underground) m’y rappelle. L’auteur intitule sa vidéo « the bed phenomenon: a revolution in Tokyo subculture ». La vidéo rend assez bien compte de l’ambiance électrique qui peut régner en concert, mais j’ai par défaut tendance à être assez dubitatif quant aux superlatifs excessifs car j’ai toujours l’impression qu’ils tentent de forcer une opinion à un auditoire sans laisser le choix de désapprouver ou d’avoir des réserves. Le site Sabukaru, que j’aime beaucoup par ailleurs, fonctionne également beaucoup comme ça dans les titrages de ses articles. J’ai parfois la crainte de faire la même chose dans les billets de ce blog lorsque je parle de musique. L’enthousiasme nous emporte parfois et c’est tout à fait naturel. Tout ceci n’enlève en rien l’intérêt d’avoir des sites traitant de la culture underground japonaise, du moins une facette bien précise vue d’un point de vue étranger. Et la musique du groupe indé japonais bed est particulièrement brillante bien que particulièrement sombre.

サンシャインエナジーは無限だよ

La pluie compromet quelque peu ma capacité à prendre des photographies car je ne suis pas très habile pour à la fois tenir un parapluie d’une main et cadrer avec mon lourd appareil photo reflex de l’autre, tout en le gardant au sec. Mais on n’a parfois pas le choix que de sortir même sous la pluie lorsque le stock de photographies montrables sur ce blog commence à franchement diminuer. Les photographies que l’on prend s’associe dans notre mémoire aux conditions auxquelles on les a pris. Cette réflexion me ramène à un petit texte du photographe urbain Lukasz Palka qui se trouve être une bonne critique, un brin émotionnelle, des ’photographes’ ayant recourt à l’intelligence artificielle pour créer des belles images se voulant artistiques, mais qui sont complètement vides de sens et de contextes. À chaque fois que je vois des images créées ou modifiées par de l’AI montrées sur Instagram, je me demande qu’elle peut bien en être l’interêt. Mais ces images sans profondeur émotionnelle correspondent bien à l’esprit de l’instantané qui qualifie les réseaux sociaux: montrer des photographies qui accrochent tout de suite le regard mais sur lesquelles on ne s’attardera pas longtemps et qu’on oubliera rapidement parce qu’il faut passer à autre chose sur notre timeline d’Instagram ou de Twitter.

Dans mes photos sous la pluie près d’Harajuku, je remarque entre autres quelques posters en grand format pour une marque de vêtements, que je montre sur la troisième photographie du billet. Parmi les visages, on reconnaît à droite le musicien TENDRE dont j’entends justement à la radio un morceau intitulé Document, qui est une version récente sorti le 5 Avril 2023 d’un morceau plus ancien. Au chant, il est accompagné par AAAMYYY dont on entend volontairement à peine la voix mais qui est tout de même immédiatement reconnaissable et même indispensable. J’aime beaucoup la voix apaisante de TENDRE même si le morceau est relativement rythmé mais la nonchalance certainement involontaire de la voix d’AAAMYYY m’attire à chaque fois. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’associent au chant. Ce morceau est inclu sur un EP intitulé Beginning.

Le même programme radio d’Interfm me fait découvrir un nouveau morceau du groupe SHERBETS de Kenichi Asai (浅井健一). Ce single intitulé Shiranai Michi (知らない道) est sorti le 11 Avril 2023 sur leur EP Midnight Chocolate qui sortira un peu plus tard, le 26 Avril. Aimant beaucoup Blankey Jet City, je n’avais pas de raison particulière d’être étonné par la qualité de ce nouveau morceau, mais je l’étais quand même inconsciemment un peu car je ne me doutais pas que Kenichi Asai continuait à être autant inspiré. Il va falloir maintenant que j’écoute la musique de SHERBETS auquel je n’avais pas particulièrement porté attention jusqu’à maintenant, me concentrant plutôt sur Blankey. J’aime beaucoup l’impression d’espace que donne le son des guitares sur ce morceau et la voix de Kenichi Asai est inimitable, même quand elle est plus posée comme sur ce morceau. J’adore le final, dont les paroles m’inspirent d’ailleurs le titre de ce billet (l’énergie solaire est infinie), après quelques phrases parlées par Kenichi Asai. Rien que le charme de cette voix sur ces quatre petites phrases vaut le détour (OK そっちにするわ、OK そっちがいいよ、そっちを信じるわ、ごちゃごちゃ考えるな).

Dans un tout autre style, la même émission de radio me fait décidément découvrir beaucoup de belles musiques avec un morceau intitulé Eden par un duo appelé Hikari & Daichi love SOIL& »PIMP »SESSIONS. Il s’agit en fait d’Hikari Mitsushima (満島ひかり) et Daichi Miura (三浦大知) au chant accompagné par le groupe jazz SOIL& »PIMP »SESSIONS que les amateurs de Sheena Ringo connaissent bien. J’aime beaucoup cette musique jazz posée et la complicité vocale du duo. Cette complicité se retrouve également dans la vidéo accompagnant le morceau. Il faut dire que Daichi Miura et Hikari Mitsushima se connaissent depuis longtemps car ils ont commencé ensemble dans un groupe pop appelé Folder composé de cinq filles dont Hikari et de deux garçons dont Daichi. Les deux garçons ont cependant rapidement quitté le groupe qui s’est renommé Folder 5 et a fait ses débuts en l’an 2000. L’autre grand intérêt est de voir Hikari et Daichi s’amuser en dansant dans un endroit qui m’est très familier car il s’agit du KAIT Plaza conçu par Junya Ishigami. Après la vidéo du morceau Zutto de BISH, c’est la deuxième fois que je vois une vidéo musicale se dérouler à cet endroit. Je comprends tout à fait l’intérêt conceptuel et artistique que l’on peut trouver à cet endroit tellement particulier.

Je découvre ensuite un tout nouveau morceau du groupe Awesome City Club (ACC), intitulé Iolite (アイオライト). ACC s’est fait connaître du grand public en 2021 grâce au single Wasurena (勿忘) qui a eu beaucoup de succès. À vrai dire, j’ai fini par aimer ce single à force de l’entendre à toutes les émissions de télévision de fin d’année, y compris Kōhaku. Le morceau Iolite sorti le 18 Avril est le thème d’un drama télévisé dont j’ai oublié le nom. Seule PORIN(ポリン), qui a retrouvé les cheveux bleus qui lui vont si bien, chante sur ce morceau. La composition musicale n’est pas particulièrement originale mais le chant de PORIN me plait beaucoup. Depuis que je l’ai entendu sur le morceau CRYPT de Mondo Grosso, j’ai complètement reconsidéré ses qualités vocales. Ce morceau correspond à un style de musique pop que j’ai envie d’écouter en ce moment. C’est peut-être dû à l’arrivée du printemps.

Et pour finir cette petite sélection, j’aime aussi vraiment beaucoup le nouveau morceau de DAOKO intitulé Abon (あぼーん) sorti le 12 Avril 2023. Je le découvre par hazard sur une playlist, de Spotify peut-être bien que je n’y sois pas abonné. Il y a un contraste sur ce morceau entre le rythme électro soutenu et la voix flottante de DAOKO, comme un hip-hop qui ne serait pas agressif. DAOKO nous fait également la surprise d’annoncer qu’elle évoluera dorénavant dans un nouveau groupe de cinq membres nommé QUBIT (キュービット) avec elle-même au chant, Seiichi Nagai (永井聖一) à la guitare, Makoto Suzuki (鈴木正人) à la basse, Shōhei Amimori (網守将平) aux claviers et Kazuya Ōi (大井一彌) à la batterie. C’est amusant de voir DAOKO suivre les traces de Sheena Ringo en créant un groupe après des débuts en solo. J’ai lu plusieurs fois ce type de commentaires sur Twitter. Il faut aussi noter que Seiichi Nagai est également guitariste du groupe Sōtaisei Riron (相対性理論) dans lequel chante Etsuko Yakushimaru (やくしまるえつこ), qui a une voix un peu similaire à DAOKO et que j’aime aussi beaucoup. J’en parle d’ailleurs assez régulièrement sur ces pages. Seiichi Nagai jouait déjà en support de DAOKO lorsqu’elle se produisait en solo, et a supporté et participé aux albums de quelques autres artistes renommés, comme Yukihiro Takahashi, Tomoyasu Hotei et, tiens donc, Awesome City Club. Comme quoi, il y a une logique certaine dans mes choix musicaux. Le group QUBIT sortira son premier single le 21 Juin 2023 et il s’intitulera G.A.D. Je suis très curieux de voir la direction qu’il va prendre, DAOKO ayant évolué dans des styles assez différents. Ça me semble être plutôt à tendance rock vu la composition du groupe. Dieu merci, le rock est toujours vivant et bien portant au Japon.

tokyo子

Les traits de visage simples mais très expressifs des personnages majoritairement féminins dessinés par le mangaka et illustrateur Hisashi Eguchi (江口寿史) ne laissent pas indifférent. Je me suis empressé d’aller voir l’exposition solo qui lui est consacré en ce moment et jusqu’au 23 Avril 2023 dans le BASE Q Hall au sixième étage de Tokyo Mid-Town Hibiya (東京ミッドタウン日比谷). L’exposition prend le titre de Tokyo Kanojo (東京彼女). Le point qui est particulièrement intéressant pour moi est que de nombreuses illustrations d’Hisashi Eguchi ont été utilisées pour des pochettes d’albums musicaux ou ont des inspirations musicales, même s’il ne s’agit pas malheureusement de musiques que j’écoute beaucoup. On peut y voir notamment l’illustration de couverture de l’album MUTEKI (2017) de Seiko Ōmori, celle de l’album Kimi to Boku no Dai-3 jisekaitaisen-teki renai kakumei (君と僕の第三次世界大戦的恋愛革命) [Young Alive in Love] (2005) de Ging Nang Boyz (銀杏BOYZ), d’albums du groupe d’idoles hip-hop Lyrical School, entre autres. Plusieurs illustrations très connues ont également été utilisées pour des albums d’un groupe pop appelé Shiggy Jr dont je n’avais jamais entendu parlé. L’exposition montre de nombreuses œuvres dans plusieurs grandes pièces. En entrant dans l’espace d’exposition, on entre tout d’un coup dans un univers pop plein d’insouciance. J’aime beaucoup les séries dessinées à la toute fin des années 90 car j’y reconnais certaines modes vestimentaires. Je crois même reconnaître certaines chanteuses ou personnalités de l’époque mais leurs noms ne sont pas énoncés. Je pense qu’Hisashi Eguchi à dû librement s’inspirer pour ses personnages des stars de l’époque. Il a pour sûr un génie certain pour réussir à retranscrire aussi bien des expressions faciales ou corporelles. Une boutique au bout de l’espace d’exposition permet d’acheter des livres d’illustrations, des t-shirts et autres objets, mais je me contenterais de quatre cartes postales. Depuis que j’habite au Japon, je m’assure de conserver tous les flyers des expositions que je vais voir. Je les conserve dans des classeurs noirs que j’aime réouvrir régulièrement. Je viens d’ailleurs de terminer le troisième classeur. C’est un petit trésor que je conserve précieusement. Le flyer de l’exposition d’Hisashi Eguchi contient l’illustration montré en grand au milieu du grand hall de Hibiya Mid-Town.

Je suis rarement et même jamais déçu par les nouveaux morceaux d’a子. Elle vient de sortir un nouveau single intitulé Sinister (シニスター). a子 est de ses artistes dont j’achète les singles en digital avant même de les avoir écouté une première fois. Ce nouveau single est dans l’esprit de ses morceaux récents, tournés vers la pop, mais la voix d’a子 et les arrangements musicaux nous font toujours remettre un pied dans l’indé. Je pense qu’elle a trouvé un bon équilibre et je suis pressé d’écouter tous ces morceaux en live à la fin Juin. Ce nouveau single comme tous les autres devient très vite accrocheur mais ne force pourtant pas l’oreille. Ça doit être sa manière de chanter qui donne un flot naturel qu’on accueille très volontiers dans les méandres de notre cerveau. Le morceau est accompagné d’une vidéo animée par une artiste ukrainienne basée à Paris nommée Mary Yanko. Je pense qu’elle doit avoir également illustré la couverture du single que je montre ci-dessus. a子 fait régulièrement appel à des artistes de différents horizons pour ses vidéos. La vidéo du morceau Jōcho (情緒) sur son EP Anti Blue a par exemple été créée par l’équipe d’animation taïwanaise Ninzai. Peut-être que Hisashi Eguchi dessinera un jour a子 sur la couverture d’un prochain single…

et bientôt 20 ans d’existence

Made in Tokyo aura 20 ans le 22 Mai 2023. Lorsque je regarde le nombre de mois et d’années listés sur la page des archives, je suis moi-même impressionné par la longévité de ce blog. A la création de Made in Tokyo en Mai 2003, j’étais loin de penser que j’allais être en mesure d’y apporter des billets et des photos tous les mois sans discontinuer pendant aussi longtemps. Les moments de doutes où on se demande quelle est la finalité de tous ces efforts sont nombreux bien sûr, mais n’ont jamais complètement remis en cause l’existence de ce blog. Il faut dire qu’il fait en quelque sorte partie de ma vie. J’ai toujours souhaité apporter ma vision personnelle et singulière de Tokyo en rapprochant mes photos de rues et d’architecture à la musique que j’aime. Je ne suis pas sûr d’y être parvenu car Made in Tokyo aurait sinon acquis une notoriété certaine après tant d’années d’existence, mais ma motivation pour continuer reste intacte dans l’espoir d’intéresser et de toucher quelques personnes.

J’avais lancé il y a quelques temps une petite enquête pour essayer d’un peu mieux connaître qui sont les visiteurs réguliers ou occasionnels qui viennent se perdre sur ses pages. A l’occasion des 20 ans prochains de Made in Tokyo, je souhaitais renouveler cette tentative. Je serais très heureux si les visiteurs qui apprécient ce blog pouvaient prendre quelques minutes pour laisser un message à propos de Made in Tokyo à l’occasion de ses 20 années d’existence (et sans doute de nombreuses autres à venir)! J’aimerais publier plus tard les messages reçus, si j’en reçois bien sûr mais il me reste à définir sous quel format.

Laissez un message à la page suivante Bientôt 20 ans!

そうだ、東北へ行こう!❽

Nous prenons quelques dernières photos des cerisiers du château Tsurugajō d’Aizu Wakamatsu et reprenons ensuite la route pour une dernière étape avant notre retour vers Tokyo. Il est déjà 16h30 et la lumière du soleil commence tranquillement à baisser. Nous descendons les petites routes de montagne de Minami Aizu jusqu’à Shimogō. On y trouve le village Ōuchi-juku (大内宿), préservé de l’époque Edo. On ne peut y accéder qu’en voiture ou en bus, car l’endroit est vraiment perdu dans les montagnes. En longeant la petite rivière qui accompagne la route sinueuse que nous empruntons, on s’est même demandé si un village, à priori touristique, se trouvait bien à cet endroit. Nous y sommes finalement arrivés vers 17h ce qui est déjà un peu tard car les activités de la rue principale du village étaient déjà pratiquement toutes terminées. Il n’y avait presque personne. En voyant ces maisons aux toits de chaume bordées méthodiquement la grande rue principale de terre, j’ai d’abord eu le sentiment qu’elles avaient été reconstituées mais ces maisons sont en fait authentiques. Ōuchi-juku était à l’époque Edo une station de poste de la route Aizu Nishi Kaidō (会津西街道), qui reliait sur 130 km la ville d’Imaichi dans l’actuel préfecture de Tochigi au château d’Aizu Wakamatsu. Ce petit village devait être très actif et prospère à cette époque. Ses habitants ont eu la bonne idée de préserver cette rue au fur et à mesure des années. Depuis le petit temple au fond du village, on a une belle vue d’ensemble. Il n’y a pas un bruit, tout est calme. Je garderais cette image sereine en tête pour notre long retour en voiture. Il ne faudra finalement que 3 heures et demi pour rentrer à Tokyo. Aucun embouteillage ne viendra perturber ce petit voyage dans le Tōhoku. Zoa voulait aller dans le Nord Est de Tokyo car nous allons souvent dans le Sud Ouest. Nous ne connaissons qu’assez peu les préfectures au delà de Saitama et Ibaraki, donc cette idée était bienvenue. Les montagnes du Tōhoku sont différentes du Sud Ouest du pays. Ce ne sont pas les montagnes qui manquent au Japon, mais nous avons vraiment été entourés à tout moment de notre voyage. Je ne pense pas avoir mentionné autant de fois des noms de montagnes et parcouru autant de routes sinueuses que pendant ce court séjour. On se sent petit parmi ces paysages. Après tout, toutes ces montagnes sont des dieux vivants.