Over black and white buildings

over-black-white-building

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Je m’inspire d’une série précédente basée sur deux immeubles associés à des couleurs complémentaires. Les deux photos ci-dessus entrent en contraste par leurs surfaces intenses noire et blanche.

Date: octobre 9, 2008 - Categorie(s): Computer Graphics, Tokyo

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urbano-végétal (23) and an escape to the sea

urbano-vegetal-23

Et pourquoi pas un appartement dans les airs avec vue imprenable sur le pacifique. C’est ce que m’inspire cette composition urbano-végétale. Les baies vitrées géantes donnent une vue panoramique sur l’horizon bleu. On ouvre les voiles et on part en mer pour l’après midi sous un ciel ensoleillé.

sputnik

Je l’ai laissé reposer pendant plus d’une année et me suis enfin décidé à lire Sputnik Sweetheart de Haruki Murakami. Bien entendu, c’est très beau, pleins de mystères irrésolus et de thèmes récurrents chez Murakami: la solitude des personnages et leur impossibilité à aimer, des disparitions inexpliquées et des tendances schizophréniques comme on pourrait en voir chez Lynch. Ensuite, je vais peut être lire Hard-Boiled Wonderland and the End of the World

matsuri

Un mikoshi passe à toute vitesse dans un éclat de lumière, dans des petites rues de banlieue avant que la pluie ne vienne perturber le spectacle. C’était il y a quelques semaines pour le matsuri d’automne.

wheel

Je me pose encore ce dilemme épineux de l’utilisation ou non de flickr. Bien qu’y ayant créé un compte il y a de cela un petit bout de temps, j’en étais toujours resté à l’écart. Flickr m’apparaissait comme une masse inégale faite du pire et du meilleur et je n’en retenais que cet effet général de confusion et la difficulté d’y trouver les choses intéressantes. En peu de temps, on peu facilement trouver de belles photos sur flickr, mais celles qui dégagent une émotion sont plus difficiles à trouver. Je pense que c’est dû notamment à la mise en page neutre et identique pour chaque utilisateur. J’ai tendance à considérer l’environnement autour de la photographie comme participatif à l’émotion que ça soit le titrage, les textes ou l’environnement graphique personnel d’une page web. Sous Flickr, chaque photo est noyée dans la masse et on passe les photos d’une manière presque automatique sans s’attarder assez parce qu’il y a un trop plein à voir.

Mais voila que je rencontre, il y a de cela quelques semaines, cette troupe de photobloggers talentueux qui utilisent tous sans exception flickr, et je recommence à me poser des questions, d’autant que des photobloggers amis fredox et MP se sont également lancés sur flickr (sans que je m’en rende compte) en plus de leurs sites personnels. Et là le doute commence à pointer son nez une nouvelle fois: to be or not to be on flickr? Plus qu’une envie, je le ressens comme une nécessité. J’ai toujours mené Made in Tokyo d’une manière indépendante, en m’efforçant à ne pas subir d’influences externes pour garder ma liberté individuelle et ma ligne directrice. Le désavantage de cela est une certaine isolation. Flickr fonctionne par le réseau, par la présence de groupes qui permettent de faire des traits d’union entre des photobloggers de style similaire ou d’approche convergente. La rencontre avec les photobloggers du groupe Tokyo-Ga/Inside m’a permis de rencontrer des styles très intéressants et personnels, et ça m’a fait beaucoup de bien de rencontrer des gens avec cette même envie de représenter ce que nous inspire cette ville par la photographie. Pour garder la liaison avec le groupe, il me faudrait utiliser intensément Flickr.

Plusieurs problèmes se posent cependant. Je tiens à conserver et faire vivre Made in Tokyo. Après 5 ans de vie, je ne peux m’en détacher. Maintenir deux sites, Made in Tokyo et une page Flickr, et les faire vivre à plein me prendrait un temps important que je ne peux m’allouer. Egalement, je ne sens pas vraiment photographe. Mon envie, ma spécificité, sont les compositions, assez loin de la photographie pure que l’on trouve dans le groupe pré-cité. La photographie seule ne me suffit pas et ma ligne directrice s’appuit sur un mélange d’images et de textes. J’aime agencer les choses et le photobook, d’ailleurs, a été un très bon exercice dans ce sens. Pour ces deux raisons, je ne suis pas sûr que Flickr soit adéquat pour moi.

L’envie de renouveler Made in Tokyo est tout de même présente et achever mon photobook m’a donné l’impression d’avoir tourné une page, d’avoir terminé un grand travail. Je me sens l’envie d’explorer de nouveaux terrains et peut être pousser plus vers la photographie argentique chère à de nombreux membres du groupe Tokyo-Ga. C’est vrai qu’en prenant dans les mains le Leica M3 de yo-scherzo, ça fait très envie de s’y essayer et d’oublier toutes les contraintes de l’argentique. Mes envies photographiques font un peu la girouette en ce moment. J’aimerais changer d’appareil photo, mon EOS10D a fait la guerre (fait 3 à 4 fois le tour du compteur, usé 3 batteries, … il est increvable et c’est un peu là le problème). Changer pour un reflex numérique est le choix raisonnable, mais la noblesse d’un bel appareil argentique m’attire énormément. C’est le deuxième dilemme de ce billet, des questions dont je n’ai pas encore la réponse et auxquelles je réfléchis en tâche de fond car après tout ce sont des préoccupations bien mineures parmi les soucis de la vie quotidienne.

Self portrait with the tigers

tigers

wolves

Des têtes de tigres et de loups imaginaires croisées avec des pattes de grenouilles ou d’ours polaire, ça fait peur pour rire et on peut voir ce spectacle inhabituel dans une devanture de magasin de l’immeuble Marunouchi. La devanture, c’est celle de HP France et les créations (à vendre pour certaines) sont de Kayo Sato. Kayo Sato doit d’ailleurs être très fortement inspirée par l’art d’Annette Messager, dont on a été justement voir l’exposition “The Messengers” le jour d’avant, samedi dernier, au Mori Art Museum. Très belle exposition pleine de surprises sur ce thème du mélange de figures liées à l’imaginaire de l’enfance mais triturées, mélangées pour créer des créatures mutantes extraordinaires. Tous ces objets bizarres sont accrochés au plafond, aux murs et sont parfois en mouvement grâce à des mécanismes aléatoires et maladroits. Zoa était fou de joie en voyant ça, c’était sa première exposition d’art. C’est quand même dommage que l’on ne puisse pas prendre de photos dans les salles de musée au Japon, car les installations d’Annette Messager sont toujours très surprenantes d’imagination mise en valeur par des jeux de lumières tamisées.

Date: octobre 3, 2008 - Categorie(s): Art et Expo, Tokyo

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En bas des buildings, regardons vers le ciel

tokyo

Autour du texte, 2 photos prises au EOS10, argentiques donc mais découpées au carré. Les photos n’ont rien d’exceptionnelles mais j’aime les regarder, peut être le charme discret de l’argentique. La première photo montre le superbe Octagon à Ebisu par Shin Takamatsu et le deuxième immeuble, blanc aux ouvertures aléatoires, est de Jun Aoki. En fait, j’aime la subtile ouverture entre les tubes muraux de l’Octagon et le délavage du ciel autour des buildings.

tokyo

En bas des buildings, regardons vers le ciel. Pour essayer de retrouver l’inspiration.

Date: octobre 2, 2008 - Categorie(s): Architecture, Argentique, Tokyo

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urbano-végétal (22) et le vert envahissant

urbano-vegetal

Le rythme de publication est plus qu’irrégulier ces derniers temps, ces derniers mois on pourrait dire. Je me bats contre le temps, pas tellement pour prendre les photos et les travailler, mais plutôt pour écrire les textes qui accompagneront les photos. Comme ça faisait longtemps, ci-dessus une composition urbano-végétale, numéro 22. Je n’ai pas encore décidé jusqu’où j’irais dans cette série, c’est mon fil rouge que j’essaie de maintenir en fur et à mesure des mois.

raitei-kamakurayama

raitei-kamakurayama

Le week end dernier, nous avons passé quelques jours au vert à Kamakura pour s’échapper un peu des villes. Le mauvais temps nous a quand même épargné une très belle journée sur les collines de Kamakura, dans la verdure de Kamakurayama au restaurant japonais Raitei. Plus que le restaurant, c’est le jardin autour qui vaut le détour. Assis sur le tatami de Raitei, on y mange des soba en regardant à l’extérieur. Les fenêtres de l’ancien bâtiment envahi de nature sont ouvertes et laissent entrer une brise rafraîchissante. Au loin, on voit presque l’océan. On resterait bien là des heures à rêver, mais le petit veut déjà courir dans toutes les directions …

Des couleurs dans les plats

Asseyons-nous quelques heures sur le tatami d’une pièce tamisée d’un restaurant japonais kaiseki à Shirogane. La lumière vient de la baie vitrée sur la gauche et nous dévoile un petit jardin de pierre recouvert en hauteur d’un damier de bambous. Dans cet espace, le jardin végétal minimaliste se compose d’une fougère grippante prenant appui sur les tiges de bambous. La pièce est légèrement sombre mais joyeuse car Zoa y fait des acrobaties comme à son habitude. Le repas est raffiné et le service attentionné, quoiqu’un peu maladroit aux dires de Mari. Moi, je n’y vois que du feu. Une des dames en kimono surveille d’un oeil le service de la plus jeune qu’elle corrige parfois discrètement. J’ai envie de prendre leurs kimonos en photo mais je me retiens. Le repas commence par une coupe de sake parfumé, suivi de couleurs dans les plats et se termine par un bol de thé vert matcha. On le fait tourner dans ses mains en profitant de ces quelques instants. Zoa pendant ce temps dort déjà tranquillement.

Date: septembre 18, 2008 - Categorie(s): Tokyo

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Façade et musique en distortion

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Une surface particulière en noir et bleu sur un immeuble dans une rue parallèle à la rivière, à Naka Meguro. Je n’ai pas eu le temps de relever le nom de l’immeuble et je ne sais pas qui est l’architecte de cette façade en distortion, mais ça me fait penser à Peter Eisenman avec l’exemple japonais du Nunotani Building.

crystalcastles

J’aime définitivement les musiques chaotiques de Crystal Castles, dont la complexité intiale apparait d’abord dure à l’oreille. L’électronique low-res déglinguée et en distortion met un peu de temps a révéler sa logique. J’aime ce côté imprédictible. C’est peut être le style musical que je préfère en ce moment. J’avais déjà mentionné ce groupe et quelques unes de leurs chansons comme source de mon billet Résonance musicale. Il y a quelques jours je découvre Untrust Us et Reckless que je fais tourner en boucle. Et ces musiques prennent toutes leurs intensités à la sortie des gares ou des trains, là où la foule se presse, se serre, essaie de se dégager au plus vite en mouvements parfois désordonnés dans un flot fixe. Je monte toujours un peu le son à ce moment là…


Samedi soir, je retrouve Frederic Georgens aka Fredox que je n’avais pas vu depuis 1 an environ (la dernière fois, c’était avec MP). La rencontre se passe dans un izakaya sous les rails de JR à Ueno, où je vais assez peu souvent finalement, en compagnie également d’une petite dizaine de photographes passionnés, photobloggers japonais ou étrangers. C’est à vrai dire la première fois que j’assistais à un “meeting” de photographes bloggers, et je remercie fredox pour cette occasion. Parmi la liste des membres de ce petit groupe, je ne connaissais personne à part les photos de Max Hodges que j’avais déjà aperçu plusieurs fois. J’avais fait le tour des pages flickr de chacunes des personnes présentes avant de venir mais une fois sur place c’était dur de refaire le lien entre les photos et les personnes. Malgré cela, je me sentais en ambiance familière, bien entendu parce que nous avons tous cette passion pour la photographie mais également parce que l’on essaie tous de saisir cette ville, ses petites ou grandes choses, avec nos propres sensibilités. Et c’est franchement agréable de découvrir de nouvelles sensibilités photographiques: Koga sur Modern Classic (Organisateur de cette soirée), Thomas sur Wada Walker (beaucoup de ses photos sont superbes), Haru (elle m’a donné envie de créer des petites cartes de visite sur MOO), Toshiya Watanabe (et ses séries magnifiques dans un jardin botanique ou dans les zones d’infrastructures désertes de Ariake), yo-scherzo (avec qui j’ai pu un peu parler architecture, fait extrêmement rare, et qui fait également de belles photos au Leica M6) et également Fragment Scene, mifune*, d.sasaki, Ashura/Jon et “fredox34’s sister” pour cette petite discussion photo/musique.

Date: septembre 12, 2008 - Categorie(s): Internet IN/OUT, Musiques et media, Tokyo

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Save.Our.Souls. Artbook

Save.Our.Souls.

Je suis content et même assez fier d’avoir participer, pour la première fois, à un fanzine. C’est un monde étrange que je ne connais pas très bien, mais c’était un plaisir de répondre à la demande de l’organisatrice t3 [aka Spirit Of Shampoo], qui vient régulièrement visiter ce blog. Ce fanzine se nomme Save Our Souls et se définit comme un artbook autopublié de 44 pages couleurs, hétéroclite composé de BD, illustrations et photographies par un collectif de 13 artistes. Même si je ne suis pas “artiste”, j’ai contribué 2/3 compositions pour le recueil. J’ai assez hâte de recevoir ma copie du artbook pour voir le résultat final qui ne pourra être que réussi et superbe vu la séléction des contributeurs.

Cette publication “indie” (j’aime bien ce statut de publication) sera disponible à la vente au Festival de BD Delcourt à Paris Bercy Village le 13-14 septembre 2008. Il faut se rendre au stand SPIRIT OF SHAMPOO AND FRIENDS. Allez-y si vous êtes sur Paris. Moi, environ 10,000 kms m’empécheront malheureusement d’y arriver à temps…

Bon courage en tout cas à t3 et aux autres membres de la crew SOS qui dédicaceront les Artbooks.

Date: septembre 10, 2008 - Categorie(s): Art et Expo, France, Livres

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