in a series of small square

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Lors d’une courte promenade à Ginza, je découvre un nouveau building de verre en construction (3ème photo) tout près d’un autre bâtiment de verre, la Maison Hermès par Renzo Piano (1ère et 2ème photos), tout en petits carrés de verre comme des pixels. L’immeuble en construction sera un grand espace commercial et ouvrira en Automne cette année. Le design des vitres est intéressant, il prend apparemment pour influence le style Edo kiriko, une technique traditionelle japonaise de sculpture du verre. L’architecture est de Nikken Sekkei pour Tokyu. Au 6ème étage (sur 11 étages), il y aura une grande terrasse couverte qui semble assez agréable. Ce projet s’appelle Ginza 5 Chome Project.

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Je continue mes formes organico-futuristes, ou futuro-organiques (au choix) avec un troisième dessin en format A3 « véritable ». La vingtaine de dessins précédents était sur un format A3 légèrement sur-dimensioné, ce que j’ai découvert un peu tard. Ce format ne permet pas de le scanner facilement car trop grand pour les scanners standards. J’aime beaucoup le papier A3 que j’utilise actuellement, il est assez épais (1mm) et lisse. C’est le modèle S KMK Kent Board de Muse Paper. on peut le trouver au magasin Sekaido à Shinjuku. Pour le dessin à l’encre noire, j’ai maintenant pris mes marques avec le modèle 4600 For Drawing Technical Pen de Marvy Uchida, dont la pointe 0.1 est très fiable. Je complémente aussi avec des tailles plus petites comme le pigment liner 0.05 de Staedtler. J’avais un Rotring Isograph quand j’étais plus jeune en France, mais je ne le retrouve pas malheureusement. Pour la mise en couleur, je fais d’abord une première passe au Copic Marker Sketch. Les markers sont de bonne qualité avec une énorme palette, mais assez chers (environ 380 yens le marker…). Je construis donc ma collection de markers Copic petit à petit, en piochant dans la palette de couleur. J’utilise ensuite les crayons de couleur pour la dernière passe pour créer les reliefs, principalement des Faber Castell Polychromos et des crayons Karisma Color, plus tendres. Comme j’achète également les crayons à l’unité, j’ai un bon mélange de marque et de catégories. Le dessin ci-dessous s’inscrit dans la continuité de mes dessins précédents. Je ne me lasse pas de suivre cette piste depuis maintenant un an. Le style évolue petit à petit, mais je me laisse le temps de le construire. On verra où ça m’amènera.

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Lorsque l’on passe au Department Store Seibu de Shibuya, je m’arrête souvent voir la petite galerie au dernier étage d’un des deux bâtiments, au 8ème étage de l’Annexe B pour être précis. J’avais découvert les dessins tout en détails de l’artiste Yasuo Sasada l’année dernière, ce qui m’avait beaucoup plu pour le travail du détail et l’ambiance qui se dégage de ses dessins. La galerie montre actuellement des oeuvres digitales ainsi que d’étranges QR codes (qui fonctionnent vraiment) par l’artiste graphique japonais Houxo Que Seibu. Ces representations pixelisées me rappellent l’époque des jeux video 8 bits.

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En parlant de jeux video 8bits, j’ai depuis quelques temps une certaine nostalgie des jeux video de mon enfance et adolescence, les jeux de la Nintendo NES et un peu après de la Super Nintendo. Nous avons à la maison une Nintendo Wii U depuis plusieurs mois maintenant. Achetée principalement pour jouer à deux avec Zoa, il préfère finalement sa Nintendo 3DS et les jeux que les petits garçons de son âge adorent ici en ce moment, les Youkai Watch (je finis moi-même par bien connaitre les petits monstres de cette série car Zoa m’en parle très régulièrement). Je suis donc devenu par la force des choses, mais sans trop me forcer, le principal utilisateur de cette Wii U. Je choisis assez naturellement les jeux parmi les séries que j’ai vu naitre sur la NES. J’admire chez les jeux phares de Nintendo l’inventivité sans cesse renouvelée et apprécie le confort de retrouver des ambiances familières par la présence de nombreux éléments des premiers épisodes sur les consoles d’antan. Jouer à Super Mario 3D World ou New Super Mario Wii U mélange nostalgie et nouveauté. Cette sensation va d’ailleurs être exacerbée par la sortie prochaine de Super Mario Maker, que j’attends impatiemment, où l’on pourra créer soi-même des niveaux de jeux sur différentes versions du jeu Super Mario.

Sur la Wii U, la nostalgie ne s’arrange pas vraiment avec la Virtual Console qui permet d’acheter des anciens jeux pour y jouer sur écran de télévision ou directement sur le pad, ce qui est très pratique car je peux rarement monopoliser l’écran de télévision. J’y redécouvre certains de mes classiques sur Super Nintendo comme le shoot’em Up Axelay, le jeu d’action Contra III: The Alien Wars ou Super Mario World évidemment. Le manque de temps ne me permettra pas de redécouvrir les RPG comme Zelda 3 ou Secret of Mana, mais de toute façon le Nintendo e-Shop ne propose bien évidemment que les versions japonaises, et je ne pense pas que l’on puisse changer de pays sur le Nintendo e-Shop (comme pourrait le proposer Apple sur iTunes). J’utile également sur mon iMac l’émulateur multi-platforme Open Emu, qui fonctionne vraiment très bien à condition de télécharger les bons modules pour chaque console et les roms. On peut configurer très facilement un pad USB (J’ai une version USB de celui de la Super Nintendo / Super Famicom), ce qui rend l’expérience de jeu très similaire à ce que j’avais connu il y a des dizaines d’années. Je préfère quand même l’expérience sur la Wii U à l’émulateur, et j’essaie en ce moment quelques jeux que je ne connaissais pas comme Metroid Zero sur GBA. L’ambiance sonore y est superbe, et me rappelle les heures passées sur Super Metroid à l’époque.

En fait, je me rends compte maintenant que mon goût se porte principalement pour la 2D. D’ailleurs, pour faire un parallèle avec le dessin, je pense plutôt en 2D lorsque je dessine mes formes futuro-organiques. Je possédais les 8 bits NES et Gameboy et ensuite la 16 bits Super Nintendo, mais je ne suis pas passer par Sega (sauf à jouer chez des amis). J’ai toujours rêvé de NEC PC Engine / Turbographx ou de SNK Neo Geo. A cette période, je me nourrissais de magazines video ludiques que je lisais de la première à la dernière page. L’époque 16 bits était mon apogée. J’ai suivi l’évolution 32 bits avec la Playstation, mais le coeur y était déjà moins (malgré quelques classiques comme Wipeout 2097), ayant un peu de mal avec cette 3D balbutiante et de qualité moyenne. Ensuite, à mon arrivée au japon, assez contradictoirement, mon intérêt pour les jeux video s’est un peu tassé. Je suis passé à côté de la N64, pour me rattraper quand même sur la GameCube. Je suis tout de même passé par la PS2 et l’excellente Sega Dreamcast, qui a fait renaitre en moi une certaine flamme (genre aller acheter la console à la sortie en magasins). A vrai dire, les productions de cette époque n’avaient pas ce supplément d’âme qui nous fait y revenir avec nostalgie. Après la mort de la Dreamcast, j’ai complètement arrêté les jeux video et je suis resté complètement indifférent aux PS3, PS4, Xbox, Call of Duty, GTA. Jusqu’à la Wii U.

Au hazard d’Instagram et de ses liens, je découvre le podcast de The North American Rétro Collective, que je suis avec beaucoup d’intérêt, de nostalgie et amusement. Ce podcast me fait découvrir une communauté de collectionneurs (principalement de jeux NES) et me fait réaliser toute la valeur de cette culture populaire. C’est ce que je réalise également en me rendant au National Art Center Tokyo (superbe musée dessiné par Kisho Kurokawa). On y montrait jusqu’au 31 août une exposition sur la culture Manga, Anime et Jeux Video de 1989 à nos jours. J’étais loin d’imaginer qu’on puisse exposer un jour dans un musée des anciennes consoles de jeux video.

En dernière note pour terminer ce long billet, j’ai créé récemment une page sur la communauté créative Behance. Je sentais le besoin de regrouper mes principales compositions graphiques sur un site externe pour tenter d’accroitre un petit peu la visibilité de mon travail. J’y regroupe pour l’instant mes compositions Urbano-végétales et les Megastruktur. J’aimerais y publier plus tard mes dessins futur-organiques. En fait, c’est un essai et tout dépendra de l’activité que j’en retire. Comme pour Flickr, il est fort possible que je me retire si je n’y trouve une motivation suffisante.

An ocean growing inside

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Sorti du train train ordinaire, j’aime à me dire que je vais prendre un peu de temps pour réfléchir un peu plus à ce site et aux directions que je devrais prendre, entre celles de la photographie, de la composition photographique et du dessin. Le dessin prend une plus grande place dans mon esprit depuis quelques mois, mais je réfléchis au meilleur moyen d’intégrer dessins et photographies dans des billets de ce blog. A vrai dire, j’aimerais transformer les pages de ce blog dans un format de carnet, comme un moleskine virtuel sur les pages duquel viendraient se coller dessins, photographies, écritures et compositions. Avec le dessin, j’ai repris le goût à la création « analogique », à la création sur papier plutôt que sur les pages virtuelles du blog. Je commence à réfléchir au concept de mon prochain « Book », et ce sera peut être sous le format d’un patchwork cette fois-ci.

Sorti du train train ordinaire, car nous sommes actuellement en vacances. Les photos du billet sont prises avant les vacances, dans Tokyo sous la chaleur et la pluie, avec un arc en ciel pointant son nez.

Le titre du billet est extrait de paroles de chanson, comme sur la plupart des derniers billets. Je suis fasciné par l’inventivité du dernier morceau de Tame Impala « Let it happen » dont est extrait ce quelques mots du titre.

Flying around for a while

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Je reviens sur ce billet avec quelques photos déjà publiées sur mon compte Instagram. Les deux premières photos montrent les annexes A et B de Hillside Terrace à Daikanyama, par Fumihiko Maki. Autour du papillon central, deux dessins récents en format A3. J’ai changé de papier pour le deuxième dessin pour une vraie taille A3 sur un papier plus épais. Mes dessins jusqu’à maintenant n’étaient pas exactement sur un format A3 (un peu plus grand), ce qui ne permettait pas de les scanner facilement. Je continue toujours sur ma lancée et mon inspiration avec ces étranges machines à la fois futuristes et organiques. Je ne sais pas vraiment le sens profond de tout cela et je reçois assez peu d’avis sur mon travail, mais je continue, comme une addiction. Un dessin terminé en appelle immédiatement un autre, et j’en suis maintenant à une vingtaine de dessins grand format.

Send the moon through the skylight

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Parmi les photographies de ce billet, on retrouve la boite entrouverte du magasin Miu Miu par les architectes Herzog et De Meuron, juste en face de l’immeuble Prada aux faces de verres du même duo d’architectes. Sur le magasin de vêtements agnès b. les graffitis sur les parois vitrées sont organisées et changent un peu tous les jours. Ils ont finalement été complètement effacés aujourd’hui.

Je me replonge intensément dans la musique rock alternative de Sonic Youth en ce moment. Je me suis rendu compte que je ne connaissais bien que quelques albums comme Daydream Nation, Goo, Dirty, Experimental Jet Set, Trash and No Star que j’avais découvert au début des années 90 et que je continuais à écouter très régulièrement depuis, et Sonic Nurse un peu plus tard. Mais je connais assez peu le reste de l’immense discographie du groupe. Je comble ce manque petit à petit en découvrant Evol, Murray Street et quelques chansons de rather Ripped, notamment Reena avec Kim Gordon au chant. C’est un peu une « re »-révélation de ré-écouter la musique de Sonic Youth. Depuis ma première découverte du groupe, je me reprends de passion pour cette musique 25 ans plus tard. Et pendant que j’écoute cette musique, je dessine …

keep me comin’ home again

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A Akihabara, à Uehara, devant le musée « quadripode » Edo Tokyo, devant la foule du dôme de Tokyo Dome, de la station de Yurakucho jusqu’à Yokohama en bateau, sur une place à Shinjuku ou entre les mains menaçantes de Sangoku… Des lieux variés que l’on retrouve sur beaucoup de mes photographies format horizontal ces derniers temps. Une petite différence peut être, c’est qu’on y voit plus de foule. Tokyo ne serait donc pas une ville vide, comme pourrait éventuellement le penser le visiteur assidu de Made in Tokyo. A Akihabara, les façades de grands magasins d’électronique ou de culture Manga sont pratiquement aussi encombrés d’affichage que les rues de passants à Shinjuku ou à Yurakucho un jour de week end. Cette foule se concentre en certains lieux mais ne va pas beaucoup s’aventurer dans les petits rues à l’arrière des buildings, celles que je recherche le plus souvent avec mon appareil photo. Outre la foule en photo, ce qui est assez inhabituel sur ce site, c’est la présence manga. Des vieux souvenirs d’il y a plus de 20 ans quand la culture manga démarrait en France se rappellent à moi: le choc de Akira au cinéma, la découverte du fanzine Tsunami de la feu-librairie Tonkam, tout Masamune Shirow, et un peu plus tard les premiers episodes de Evangelion sur je ne sais plus quelle chaine satellite de Canal. Tous ces souvenirs semblent très loin, mais me reviennent cet après midi de Juin alors que je parcours les rues de Akihabara.

we will wade in the tides of the summer every summer

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J’ai beaucoup parcouru les rues de Uehara ces derniers mois, mais je découvre toujours des choses intéressantes comme cette maison individuelle avec fenêtres affutées disposées de manière apparemment aléatoire sur les façades. Les photographies de ce billet proviennent de lieux très différents à Tokyo et Yokohama. De la fresque de Taro Okamoto dans la gare de Shibuya en passant par la gare de Yurakuchou jusqu’au quartier chinois de Yokohama, et d’autres lieux encore.

an empty space in consciousness

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Nous sommes ici en quelques photographies entre les stations de Tachiaigawa et Aomono-Yokochō. Comme d’habitude pour mes promenades urbaines, je marche au hasard des rues en essayant de trouver des choses particulières, comme ces têtes d’éléphants aux portes d’un temple. En parlant d’univers particulier, je viens de voir le fascinant film de Quentin Dupieux Réalité, vraiment bizarre et passionnant. Je viens de le regarder deux fois de suite et le range parmi les films cultes. Je connaissais Quentin Dupieux à travers sa musique électronique sous le nom de Mr Oiso et quelques très bons morceaux comme Positif ou Steroids, mais j’apprécie encore plus son cinéma.

The space I’m in is fading

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Je fais un tour au hasard des petites rues de Futago Tamagawa jusqu’à Kaminoge. J’avais pour but de retrouver les blocs blancs de la résidence Kaminoge House par l’architecte Naoya Kawabe. Je trouve l’ensemble résidentiel assez facilement pas très loin de l’université d’art Tamabi, de l’autre côté de l’axe Kanpachi, mais il est malheureusement encastré parmi d’autres immeubles d’habitation. Il est difficile d’entrevoir l’agencement des blocs. Je me contenterais donc d’une photo de la façade principale donnant sur la rue. L’ensemble me fait penser à Moriyama House mais en plus condensé et moins ouvert sur l’extérieur.

Je continue ma marche vers Noge. Je suis attiré par les blocs de béton lisse comme d’habitude, mais j’aperçois également une vieille église catholique en bois attirant mon attention, ainsi que d’autres maisons individuelles avec des toitures de toutes formes. Je me remets pour quelques pellicules à la photo agentique en couleur, l’envie me reprend régulièrement .