INIAD HUB-1 et WELLB HUB-2

Il y a plusieurs semaines, je découvrais par hasard des immeubles étranges près de la station d’Akabane dans l’arrondissement de Itabashi. Il s’agit de deux bâtiments du campus de Akabanedai de l’Université Toyo, nommés INIAD HUB-1 et WELLB HUB-2, tous les deux conçus par Kengo Kuma. Leurs compositions inhabituelles interpellent bien qu’elles ne soient pas particulièrement élégantes. Seules les petites plaques de couleur bois disposées sur le premier bâtiment INIAD HUB-1 (sur les photos 1, 3 et 4) construit en 2017 nous font penser au style de Kengo Kuma. Le nom de ce département de l’école signifie Information Networking for Innovation and Design, et est dédié à l’informatique ubiquitaire (ubiquitous computing), celle que l’on trouve embarquée dans les petits appareils recevant des données par internet (l’IoT ou Internet of Things) comme les smartphones. L’agencement de la façade d’apparence désordonnée veut représenter le sentiment de liberté que l’on trouve de l’architecture ouverte de l’internet des objets. Les plaques disposées aléatoirement ne sont pas faites de bois mais d’aluminium recouvert d’une impression de motif bois. Ces plaques servent à contrôler la lumière du soleil et à cacher les ventilations. L’autre immeuble en escalier inversé est plus récent et date de 2021. Il constitue la deuxième phase du projet de Kengo Kuma pour ce campus de l’Université Toyo.

新宿から中目黒へ

Les photographies de ce billet mélangent Shinjuku et Naka Meguro. On reconnaît Shinjuku sur les trois premières photographies. Sur la première photo, j’aime prendre la sortie Sud de la gare de Shinjuku pour l’affiche publicitaire géante du Department Store Lumine et ses messages parfois mystérieux. Cette fois-ci, on y voit la jeune actrice de 19 ans originaire de Fukuoka, Hinako Kikuchi, accompagnée du message: « 泣いたのは、わたし。泣き止んだのも、わたし。 » qui veut dire « C’est moi qui ai pleuré. C’est moi qui ai arrêté de pleurer ». Je ne connais pas la raison exacte de l’utilisation de ces phrases dans ce message publicitaire mais le caractère émotionnel me rappelle le mot Emoi (エモい) beaucoup utilisé par la jeunesse japonaise ces derniers temps. En fait, cette photographie et la vidéo qui l’accompagne entendent représenter la force de vaincre ses propres faiblesses et ses peurs à travers des gestes simples de la vie quotidienne, comme par exemple manger des ramens. Autrement dit, l’image est d’encourager à prendre conscience de sa propre personnalité à travers des choses simples, sans exagération. Il s’agit apparemment du message publicitaire de Lumine à travers cette campagne Hiver 2021. La photographie suivante est prise devant le magasin d’électronique Yodobashi Camera au niveau de la sortie Est de la station de Shinjuku. Les panneaux lumineux d’une autre époque sont populaires auprès des photographes sur Instagram qui répètent d’ailleurs à peu près tous la même photo, surtout après la pluie quand les lumières des panneaux lumineux se reflètent dans les flaques d’eau. Il y a un autre spot connu des photographes sur Instagram pas très loin, une entrée de métro qu’il faut prendre de nuit pour que les lumières se détachent bien du reste. je suis passé volontairement devant cette devanture du Yodobashi Camera car j’avais oublié à quoi elle ressemblait et je me suis demandé si les photos que j’avais vu sur Instagram n’exagéraient pas un peu l’aspect dramatique du lieu. En y regardant de plus près, c’est vrai que cette devanture est très photogénique. Sur la troisième photographie du billet, je reviens encore une fois volontairement vers l’Oeil de Shinjuku (新宿の目) de Yoshiko Miyashita. Je ne suis pas sûr d’être passé le voir depuis son apparition dans la vidéo de Niwatori to Hebi to Buta (鶏と蛇と豚 – Gate of Living) de Sheena Ringo. Dans la vidéo, cet oeil agissait comme une sorte de passage emprunté par le personnage ailé de Sheena Ringo. Enfin, c’est l’impression qu’on pouvait avoir avec une bonne dose d’imagination. Il y a en tout cas un caractère très énigmatique à cet art de rue et on lui imaginerait facilement des vertus magiques. Les quatre photographies suivent sont prises depuis la station de Naka-Meguro en remontant la pente en direction de Kami-Meguro. Des petites choses attirent parfois mon regard comme cette multitude de petites figurines de Peko chan accrochées derrière la vitre d’une maison, mais je recherche toujours l’architecture. Celle en béton brut aux ouvertures de tailles aléatoires sur la dernière photographie m’attire beaucoup, notamment dans la manière où la plante grimpante parvient à y trouver matière pour y vivre. L’association entre le béton brut et la nature envahissante prend parfois des airs poétiques.

Je pense que je vais bientôt supprimer, ou du moins enlever de mes liens, la page Tumblr Daydream Number 5 que j’avais créé avec des liens vers des vidéos YouTube, tout simplement parce que je ne l’ai pas mis à jour depuis très longtemps. Je préfère maintenant créer une playlist publique directement sur YouTube avec une sélection de morceaux que j’aime. Cette playlist YouTube sobrement intitulée pour l’instant « made in tokyo playlist » est loin d’être exhaustive. Elle comprend quelques morceaux que j’aime beaucoup de divers artistes ou groupes. J’essaie de ne pas mettre trop de morceaux du même groupe ou artiste et j’essaie également dans la mesure du possible de ne mettre que des vidéos provenant de comptes officiels. Il doit également y avoir une vidéo plutôt qu’une image fixe accompagnant la musique. Parmi la soixantaine de morceaux de cette playlist, il y en a trois dont je n’ai pas encore parlé ici. Il y a un nouveau morceau de Vaundy intitulé Naki Jizō (泣き地蔵) à l’approche très pop-rock qui ressemblerait presque à du [Alexandros] à un moment particulier. Le morceau est court mais très dense et accrocheur. Je parle régulièrement de Vaundy ici car il me redonne envie d’écouter de la pop. L’image ci-dessus est tirée de la vidéo. J’écoute également le très beau morceau de Kiki Vivi Lily intitulé New Day. Je l’ai découvert à la radio dans l’émission du dimanche après-midi de J-Wave en conduisant. La partition musicale est très belle, très accentuée en basse. C’est un morceau qui pousse à la tranquillité ce qui m’avait bien convenu lorsque je l’ai entendu pour la première fois ce dimanche là. Cette émission de radio me faisait également découvrir un morceau plus rock aux allures indé de Kūhaku Gokko (空白ごっこ) intitulé Playbutton. Les guitares du début et la voix de la chanteuse me rappellent tout de suite le style mélancolique de Kinoko Teikoku (きのこ帝国) à leurs débuts. Le morceau n’est pas aussi puissant émotionnellement que ce que peut jouer Kinoko Teikoku, mais il est tout de même très beau. Dans ma playlist YouTube, je mets d’ailleurs volontiers le morceau Umi to Hanataba (海と花束) de Kinoko Teikoku qui est vraiment très beau. Construire cette playlist me rappelle vers certains EPs ou albums que j’avais évoqué sur ce blog il y à longtemps mais que je n’avais pas écouté depuis de nombreux mois ou années: c’est le cas du sublime morceau Luminous de MINAKEKKE ou le morceau que je préfère de Seiko Ōmori, Tokyo Black Hole. Je me remets d’ailleurs à beaucoup écouter cet album Tokyo Black Hole de Seiko Ōmori (大森靖子) lors de mes promenades urbaines. Je suis surpris moi-même d’avoir envie de réécouter encore et encore cet album mais je le redécouvre maintenant. Le morceau Tokyo Black Hole m’avait d’ailleurs inspirer le titre d’un billet récent Tokiga Kita Ima (時が来た今).

en traversant le pont Shōhei jusqu’à la ville électrique

Après être passé devant le M-Building dans le quartier d’Awajichō à Kanda, je continue ma marche en rejoignant l’avenue Sotobori qui me fait traverser un vieux pont appelé Shōheibashi au dessus de la rivière Kanda. La vue depuis ce pont, sur la première photographie du billet, est intéressante car on y voit la ligne de train Sōbu traverser la rivière Kanda sur un pont métallique pour rejoindre la ligne Chūō avant d’entrer dans la gare d’Ochanomizu. La vue en amont depuis la pont Hijiribashi près de la gare d’Ochanomizu, que l’on voit au fond sur la photo, est un point de vue très classique car on peut voir l’activité de la station d’Ochanomizu ouverte sur l’extérieur, la ligne de métro Marunouchi sortant d’un tunnel et les deux lignes Sōbu et Chūō. Je suis ensuite des yeux la ligne surélevée Sōbu qui m’amène jusqu’à la station d’Akihabara.

Je ne suis pas venu à Akihabara depuis plus de cinq ans, mais je n’ai pas l’impression que le paysage a beaucoup changé. Une différence quand même, il semble y avoir beaucoup plus de « maid café » qu’avant. Nombreuses étaient les jeunes filles habillées en serveuses de café se tenant debout au bord de la rue en faisant des signes de la main de manière automatique. Elles sont toutes placées à une égale distance les unes des autres et semblent sourire sous le masque même si je suis certain qu’elles doivent compter les heures. Pour alterner, je vois également une pancarte pour une Neko café. Le chat sur la pancarte a une bonne tête mais a bizarrement les yeux de deux couleurs différentes. Je bifurque ensuite jusqu’à la gare pour la traverser, en constatant qu’elle est toujours surnommée « Akihabara: The Electric Town ». A la toute fin des années 1990 et tout début des années 2000, je venais très souvent à Akihabara. J’y ai acheté mon ordinateur portable de l’époque sur lequel j’ai construit les premières pages de ce blog. C’était un ordinateur de la marque Gateway qui m’a bien servi pendant de longues années avant que je me tourne vers le monde Apple.

J’allais également souvent à Akihabara pour acheter des jeux vidéos sur la Sega Dreamcast et plus tard sur la Sony PlayStation 2. Je regrette maintenant de m’être débarrassé de la Dreamcast, de nombreuses années après son achat. Je l’avais pourtant attendu avec impatience et les jeux que j’avais dessus étaient excellents (je me souviens surtout de Soulcalibur, Shen Mue et Sega Rally). Je me souviens également de la publicité télévisée de l’époque mettant en scène le véritable directeur de Sega, Hidekazu Yukawa, dans des scènes de la vie quotidienne. Une des scènes le montrait face à des gamins critiquant l’image de Sega (qui était censée évoluer avec la Dreamcast). J’y repense maintenant car j’ai revu ces publicités lors d’une exposition dédiée au publicitaire Yasumichi Oka qui les a imaginé, à la galerie Spiral à Aoyama. Ces publicités étaient très populaires à l’époque et la Dreamcast était difficile à trouver lors de sa sortie car il n’y en avait pas assez pour tout le monde. Je ne me souviens plus si j’avais pu l’acheter à sa sortie mais j’en doute. J’ai pratiquement complètement arrêté de jouer aux jeux vidéos quelques années plus tard.

Je ne prenais pas beaucoup de photos à cette époque là, mais je retrouve celle ci-dessus à Akihabara datant d’Avril 1999. Je me souviens même de l’affiche publicitaire que l’on ne voit qu’à moitié sur la droite. Il s’agissait d’une publicité pour les ordinateurs NEC ValueStar et LaVie NX avec l’actrice Miho Nakayama. Je m’en souviens car fut une époque où j’avais (pour je ne sais quelle raison) une photo de cette actrice tirée d’une publicité de la marque de café UCC en fond écran sur mon portable Dell. Je ne retrouve malheureusement plus cette photo sur Internet. Je me souviens juste qu’elle portait une tasse de café à la main. Je pense que cette idée de se poser pendant quelques minutes pour prendre un café me plaisait bien. Cela reste encore maintenant un moment privilégié.

Du quartier d’Akihabara, j’ai encore maintenant l’image de la fatigue qui résultait des visites des magasins d’électronique, tous similaires avec leurs musiques entêtantes. Ça m’a en quelque sorte traumatisé et je n’ai maintenant aucune envie de rentrer à l’intérieur de ces magasins. Les quelques fois où j’y suis entré étaient pour accompagner des amis ou la famille de passage à Tokyo. Je traverse donc Akihabara tout en restant à l’extérieur des magasins en prenant en photo les devantures qui sont depuis de nombreuses années plutôt tournées vers l’univers du manga. Le bruit visuel urbain n’a pas beaucoup changé avec les années et c’est ce que j’étais venu voir cette fois-ci. Retourner dans le quartier de Kanda me replonge ensuite dans un calme qui serait presque reposant.

M-Building in Kanda par Toyo Ito

Une des raisons de mon passage dans le quartier de Kanda était de partir à la recherche du bâtiment M-Building par l’architecte Toyo Ito. Ce building de béton est ancien car il a été construit en 1987. Cet aspect massif et le design des ouvertures en triangle alternant le verre et les plaques d’acier sont visuellement très intéressants. J’essaie de trouver des symétries dans l’agencement des ouvertures mais je n’en trouve finalement pas. Le building est placé juste derrière l’ancienne pâtisserie japonaise Takemura, que je mentionnais dans mon billet évoquant les vieux bâtiments de l’époque Showa dans les années 1930, et devant un restaurant de soba réputé Kanda Yabusoba.

時が来た今

Les quelques photographies ci-dessus ont été prises au bord de l’océan pacifique sur la plage d’Oritsu dans le préfecture d’Ibaraki. Le soleil se couche de l’autre côté mais les couleurs légères qui se révèlent au dessus de l’horizon et en réflection sur les vagues nous paralysent pendant quelques instants. Depuis la plage, on aperçoit sur notre droite en direction de Chiba un groupe d’éoliennes qui prennent le vent. La longue plage de sable est entrecoupée de manière régulière par des digues faites de blocs et de tripods de béton qui viennent découper les vagues. Il est interdit de marcher sur ces blocs. On s’en approche quand même un peu car il ne semble pas y avoir de danger imminent.

Ce billet est le 2000ème que j’écris sur Made in Tokyo. Ce blog approche de ses 19 années d’existence mais le nombre de billets que j’ai écrit prend pour moi plus de signification que le nombre des années passées. J’aimerais avoir une idée du nombre d’heures passées à écrire ces billets. Je parle d’écriture plutôt que de photographies car c’est l’écriture des textes qui me consomme le plus de temps. Enfin, c’est l’impression que j’en ai. Disons que l’écriture des textes demande un effort, par rapport au développement des photographies numériques. L’effort est d’initier l’écriture, d’écrire les premiers mots et les premières phrases et de faire les quelques recherches préalables. Une fois la machine lancée, un texte de billet s’écrit assez rapidement, surtout quand je me laisse embarquer volontairement dans mes propres divagations. Cet espace personnel m’y autorise.

J’aimerais aussi avoir une idée du nombre de mots que j’ai pu écrire sur ce blog. Les billets au tout début de Made in Tokyo étaient courts et sans beaucoup de recherches, alors que les billets que j’écris depuis de nombreuses années maintenant sont beaucoup plus longs et développés. J’aime bien comparer ce blog à une forêt dense où on pourrait facilement se perdre. Mon intention de ne pas créer de table des matières très explicite est toujours intacte. Je préfère écrire au fur et à mesure sans regrouper mes billets et en mélangeant différents sujets dans un même billet. Il y a bien les catégories inscrites en haut des billets qui sont sensées permettre une organisation du contenu, mais elles sont désormais beaucoup trop vagues et je dirais même inutiles car la plupart des billets que j’écris sont systématiquement taggés dans les catégories ‘Tokyo’, ‘Architecture’ et ‘Musiques’. Je préfère faire des liens entre mes billets, vers des billets plus anciens. La plupart des billets que j’écris ont un ou plusieurs liens vers des billets précédents. Se forme ainsi un réseau de liens internes qui permettent de se déplacer entre les billets comme dans un labyrinthe ou comme dans une forêt dense où tous les arbres se ressemblent mais sont pourtant bien uniques. Je parle souvent de liens au sujet de la musique que j’écoute et apprécie. Je suis fasciné par cette idée de liens entre les choses, le musubi (結び). Les coïncidences sont aussi à mon avis des formes de liens.

J’ai toujours entre 40 et 50 visites par jour, mais j’ai toujours beaucoup de mal à connaître mes lecteurs. C’était beaucoup plus clair pour moi dans les premières années du blog car les lecteurs se manifestaient beaucoup à cette époque où les réseaux sociaux n’existaient pas encore ou n’en étaient qu’à leurs débuts. Je sais que les billets parlant uniquement d’architecture sont régulièrement recherchés, notamment ceux sur Sou Fujimoto, Kazuyo Sejima, Ryue Nishizawa, SANAA ou Tadao Ando, ce qui me fait dire que les amateurs d’architecture ou les étudiants en architecture sont toujours une partie importante des lecteurs. J’y pense toujours lorsque j’écris mes billets sur l’architecture tokyoïte. Mais je ne suis pas architecte, ni photographe d’ailleurs, ni spécialiste de musique ou d’art contemporain. Je n’ai pas d’autorité particulière à part le fait d’avoir écrit 2000 billets sur ces sujets. J’aimerais en tout cas avoir une meilleure idée de qui sont les visiteurs réguliers de Made in Tokyo. J’avais mis en place il n’y a pas très longtemps une enquête qui ne m’a apporté qu’une vingtaine de réponses, mais je l’ai malheureusement désactivé après le premier spam. Je sais qu’il y a aussi quelques lecteurs de très longue date qui ont dû lire les billets petit à petit au rythme des publications. Je m’amuse parfois à imaginer un nouveau lecteur qui, s’il apprécie mes billets, se lancerait dans leur lecture complète. J’ai du mal à imaginer le temps qui serait nécessaire pour lire et regarder tous les billets de Made in Tokyo. Ce nouveau lecteur hypothétique se rendrait certainement compte que je me répète souvent. Je me relis de temps en temps quand je manque d’inspiration. Je prends par exemple un mois au hasard dans les archives et je relis quelques anciens billets avec une certaine nostalgie. J’avais une nostalgie des années vécues en France, je l’ai toujours, mais je développe maintenant une nostalgie de mes années vécues à Tokyo. C’est un sentiment que je chérie et les 2000 billets de ce modeste blog contribuent au moins à cela.

Les images de ce billet s’accompagnent dans mes oreilles par les trois nouveaux morceaux de la compositrice de musique électronique et interprète Noah sur son EP intitulé Etoile. Ces trois morceaux sont d’une grande délicatesse et la subtilité de l’ensemble me plait vraiment beaucoup, notamment la balance parfaite entre les instruments classiques comme le piano et les sons électroniques. L’ambiance est assez différente de l’atmosphère urbaine de son album précédent Thirty dont j’avais également parlé dans un billet sur ce blog, mais on y trouve toujours cette impression d’écouter la représentation sonore d’un rêve éveillé. Cette expression n’est pas la mienne car elle est mentionnée sur la page Bandcamp de l’excellent label Flau qui distribue la musique de Noah (entre autres excellentes musiques). Toujours est il que l’impression vaporeuse qui pourrait être celle d’un rêve est bien présente dans cette musique dans la manière de chanter de Noah et dans le léger décalage de la partition musicale. Cette musique accompagne également très bien la légère nostalgie que j’évoque dans le paragraphe précédent.