Archive pour ‘Architecture’

Niki #3 「and the space in between」

Mardi, septembre 14th, 2010

En troisième partie de cette mini-série sur le Niki Club de Nasu-Shiobara, voici des photos du parc entourant les deux ailes du ryokan. Il s’agit d’un grand domaine de 14 hectares avec en son centre une rizière (3ème photo). L’atmosphère est donc bucolique. On pourrait presque se perdre en allant d’une aile du ryokan à l’autre. On suit un ruisseau, observe les libellules, cherche les champignons dans les bois. C’est vraiment un endroit très agréable.

Sur la photo ci-dessus, un espace scénique appelé Kagami, Miroir, conçu par Hiroshi Naito et Seigo Matsuoka. Il avait plu malheureusement le jour d’avant et de ce fait, le miroir n’était aussi éclatant que je le pensais. Bref, j’étais un peu déçu par cette scène, qui j’ai l’impression doit être assez peu utilisée, à part peut être pour des concerts en plein air ou des photos de mariage. Ces quelques photos concluent cette mini-série sur Niki Club. En espérant y retourner un jour.

Niki #2 「NIKI CLUB EAST(東館)」

Mercredi, septembre 8th, 2010

A l’est du bâtiment honkan du ryokan Niki Club à Nasu Shiobara, une annexe a été créée plus récemment dans les années 2000. Le concept du honkan est identique dans cette partie récente, c’est à dire une série de pavillons externes et un bâtiment principal pour la réception, restaurant, onsen… L’ensemble est d’un aspect moins formel que le honkan, je préfère personnellement le honkan, plus marqué par le temps (les années et le climat). Ce nouvel ensemble fut conçu par Conran & Partners, société de Sir Terence Conran. Les 24 pavillions, certains avec mezzanine, s’organisent en cercle autour d’une petite place et à proximité du bâtiment principal.

L’intégration du bâtit avec l’environnement naturel, les 14 hectares du parc du ryokan, est ici encore un élément clé qui fait tout le charme de cet endroit.

Les deux photos ci-dessous montrent le bâtiment principal en béton avec grandes baies vitrées, donnant un espace intérieur ouvert sur la parc. Sur la photo ci-dessus, c’est Zoa qui court comme un fou.

Pour comprendre un peu mieux comment l’ensemble s’organise, voici ci-dessus une petite carte: à gauche la partie plus ancienne de 1986 et 1997 (honkan) présentée dans le billet Niki #1 et à droite la partie récente (l’aile Est) présentée dans ce billet Niki #2. Dans l’espace central, entre les deux ailes, on trouve une rizière et des espaces forestiers que je montrerais en photos dans le prochain billet, Niki #3 donc.

Niki #1 「にき倶楽部1986(本館)」

Dimanche, septembre 5th, 2010

Le samedi 15 août vers 3h de l’après midi, un chauffeur iranien nous conduit en 4×4 à travers les bois et collines de Nasu dans la préfecture de Tochigi. Ce chauffeur est en fait propriétaire et chef d’un restaurant atypique, Pershia no Kaze: un chalet alpin servant de la cuisine perse. Nous étions arrivés à la gare de Nasu Shiobara quelques heures auparavant. En direction d’un parc animalier où nous n’irons finalement pas pour cause de pluie inattendue, nous essayons par hasard ce restaurant perse, sans savoir à quoi s’attendre, ne connaissant pas du tout la cuisine iranienne. C’est en fait très bon et le couple-propriétaires, lui iranien et elle japonaise, sont très sympathiques et accueillant. Pendant notre déjeuner, il nous a montré des videos de paysages iraniens et fait écouter de la musique traditionnelle. Plutôt qu’un restaurant, il s’agit plus d’une chambre d’hôte avec le sens de l’accueil qui va avec. Le restaurant n’est ouvert que le week-end. Le propriétaire, en semaine, est apparemment journaliste. Nous étions un peu gênés, mais il a absolument tenu à nous amener en voiture jusqu’à notre hôtel vu que la pluie commençait à tomber.

Je dis hôtel, mais il s’agit plutôt d’un ryokan. Pas tellement dans la forme, mais plutôt dans l’esprit, le sens de l’accueil et de l’hospitalité que l’on appelle omotenashi. Niki Club est donc un ryokan moderne renommé. Pour mon anniversaire, nous avions décidé à la dernière minute, d’y passer une nuit et deux jours à Nasu.

Le ryokan est situé dans un parc forestier et se divise en deux parties: le honkan, ryokan « historique » datant de 1986 et l’aile Est, une partie plus récente datant des années 2000 à 10 minutes à pieds. Nous logions au honkan, dans une des petites maisonnettes placées en ligne sur une pente le long d’une petite rivière. Chaque petite maisonnette est de plein pied. L’entrée des chambres est à l’extérieur. Le bâtiment marquant, le symbole, est la bâtiment à l’entrée et en photo ci-dessus (deux premières photos) longeant un petit étang artificiel bordé de petits galets.

Akira Watanabe en est l’architecte. Ce bâtiment de 1986 est fait de pierre de Otani, provenant des carrières de la même préfecture de Tochigi. Cette pierre prend toute sa beauté avec l’âge, elle s’accorde avec l’humidité des lieux, avec l’environnement végétal débordant tout autour. Chaque mur de pierre semble surgir derrière les arbres, au dessus du terrain de mousses. C’est un très bel accord.

Les maisonnettes, ainsi que le bâtiment du restaurant, sont un peu plus récents, datant de 1997. Toujours de Akira Watanabe, ce ne sont cependant plus des murs de pierre, mais du béton dont le coffrage était en bois de cèdre. Le béton est donc subtilement imprimé.

Pour plus de photos, je vous renvoie (encore) vers les photos de Noaya Fujii. Je continuerais avec 2 ou 3 autres billets avec des photos supplémentaires du parc forestier et de l’aile Est, entre autres.

雪へ

Jeudi, août 26th, 2010

En été, on rêve de neige et vice-versa… Ces deux compositions sont prises à Akasaka alors q’une avalanche de neige impromptue vient brouiller les saisons. On rêve bien sûr, mais une petite tempête de neige ferait beaucoup de bien en cette saison.

Côté musique, j’ai parfois des envies de radicalité électro, je me dirige donc vers Mr Oizo (je ne peux pas m’empêcher de la prononcer à la japonaise, alors qu’il faut le dire à la française comme un oiseau). J’écoute Positif, ou encore Half An Uff, une version de Half an Edit avec l’américaine installée à Paris Uffie du même label Ed Banger à la voix. C’est insolent dans les paroles et reste à la limite de mes goûts musicaux, mais j’aime beaucoup comment ces morceaux brouillent les pistes. Ils semblent parfois tourner à l’envers, s’emballer, casser le rythme de manière imprévue comme si la machine reprenait la main sur le compositeur et agissait à son rythme en tentant de parasiter le morceau. C’est assez particulier, un peu comme Siriusmo dont j’écoute également deux morceaux en ce moment: Einmal in der Woche schreien sur son dernier album et Diskozizin, avec toujours cette musique parasitée, puissante parfois et, tout comme les voix, totalement décalée.

Encercler

Lundi, août 23rd, 2010

J’étais en vacances la semaine dernière, une petite semaine trop courte bien entendu, mais on en a quand même profité pour faire quelques balades. J’y reviendrais en quelques photos plus tard. La chaleur est presque insoutenable en ce moment, on peine à se rafraîchir. A l’intérieur de l’appartement, on allume l’air conditionné en intermittence et les plantes ont du mal à gérer. C’est peut être cette situation de non-aise que j’essaie de représenter dans la composition ci-dessus de plantes vertes plaquées contre les vitres d’un cinéma de Shibuya. Ce cinéma, c’est le Rise de Atsushi Kitagawara, bien entendu. Il encercle une forêt intérieure imaginaire. Il s’agit d’un cinéma après tout, pourquoi ne pas faire place à l’imaginaire. J’aime beaucoup ce bâtiment et ne perds donc jamais une occasion de le photographier.

Pour sortir de Tokyo, vers des espaces ouverts, je vous conseille d’aller découvrir la série d’une vingtaine de photos de Brasilia de Cyrille Weiner. Cette série s’intitule Brasilia, en dehors du plan. Elle montre quelques uns des magnifiques bâtiments d’Oscar Niemeyer mais également et surtout la nature et les espaces vides qui encerclent la ville. Cyrille Weiner marche aux limites de cette ville construite sur un site initialement vierge, en dehors des plans de Lucio Costa. On y voit souvent la terre rouge et les terrains vagues et on approche parfois des constructions-symboles. Ces photos qui insistent sur les distances sont très belles. Pour donner une suite à cette visite, je me replonge dans le livre de photos de Yukio Futagawa, Form and Space pour revoir de plus près l’oeuvre de Niemeyer à Brasilia.

Ray of sun and cloud

Samedi, août 14th, 2010

Je suis assez souvent allé au National Art Center Tokyo (4 ou 5 fois) mais sans jamais assister a l’exposition du moment. J’y suis toujours passé en coup de vent, mais je n’ai cependant jamais manqué une occasion de prendre le bâtiment en photo. Difficile d’ailleurs de prendre une photo originale, tellement j’ai pu prendre l’interieur en photo, les cônes notamment. Je m’essaie donc cette fois-ci à une modification de texture. Ce ciel nuageux et rayon de soleil se calquant sur un des cônes inverses est bien entendu imaginaire.

Mari et Zoa étaient occupés samedi matin dernier. Je profite d’une matinée seul pour aller voir ma première exposition au NACT. J’avais très envie de voir l’exposition de Man Ray, visible en ce moment. J’etais intéressé d’en savoir un peu plus sur ses fameuses rayographies et ses expérimentations photographiques. Je dois dire que malheureusement, je suis passé un peu a côté de l’exposition. L’expo s’intitule Unconcerned but not indifferent, et je peux dire que personnellement je n’ai pas été indifférent à la qualité de son oeuvre et à son avant-gardisme à l’époque, mais pas vraiment touché. J’avais en tête de voir de nombreuses expérimentations photographiques, mais il n’y en avait en fait assez peu. C’est ma grande déception. Beaucoup de portraits de personnalités qu’il a cotoyé, de ses compagnes, quelques photos commerciales, beaucoup d’esquisses, du design de jeux d’échec… L’exposition donne l’impression de tourner autour du sujet important, la photographie avant-gardiste, sans le montrer ou en le montrant trop peu. Man Ray touchait à tout et on nous rappelle à plusieurs reprises qu’il considérait plutôt la photographie comme secondaire, instrument pour photographier ses oeuvres.

Un point anecdotique que j’avais également remarqué dans l’exposition Le Corbusier au Mori Art museum de Roppongi Hills. Les expositions d’artistes étrangers aiment montrer les liens tissés avec le Japon, avec des artistes japonais contemporains par exemple. Pour Le Corbusier, il s’agissait de montrer en photos la rencontre entre Corbu et les architectes japonais Kunio Maekawa, Junzo Sakakura et Takamasa Yoshizaka (pour le National Museum of Western Art, Tokyo a Ueno). Pour Man Ray, on nous montre également en photos la rencontre avec l’artiste Aiko Miyawaki, l’épouse de l’architecte japonais Arata Isozaki. Elle se concentre depuis 1980 sur la création de structures métalliques nommées Utsurohi, qui symbolisent un lien entre le ciel, le vent et la lumière. On peut en voir sur l’esplanade de La Defense à Paris, devant le Cnit.

En revenant de l’exposition, j’aperçois cette maison individuelle près de Ebisu. Elle s’appelle Cloud. Les nuages ne sont pas le reflet du ciel ou une incrustation virtuelle dont j’aurais pu être l’auteur, mais un motif véritable de cette paroi lisse et noire.

Surfaces mécaniques

Mercredi, août 11th, 2010

J’ai souvent pris cette façade sous des angles différents. J’ai été attiré ce jour là par les ombres qui donnent à cette surface un aspect mécanique, comme une machine, comme une locomotive peut être.

Into the spiral

Mercredi, août 4th, 2010

En descendant la spirale du building du même nom à Aoyama, on aperçoit un personnage bizarre. Lorsqu’il n’y a pas d’exposition, Spiral montre ce que je pense être sa collection permanente. Ce portrait, certainement de la série 肖像・赤, est de l’artiste japonais Yasumasa Morimura. Sa spécialité est de détourner des oeuvres célèbres en se mettant en scène. Sans vraiment apprécier ses oeuvres, ce visage rouge étrange est quand même marquant.