éclats d’été

Je continue certains changements en ce qui concerne mes contributions sur les réseaux sociaux ou plateformes web 2.0. Après avoir supprimé mon compte Instagram, sans grand regret finalement, je viens de supprimer mon compte Tumblr. J’essaie en fait d’éviter de m’éparpiller sur le web, car finalement ce que je fais le mieux et ce qui est le plus productif en ce qui concerne le temps que je passe sur internet, ce sont les contributions que je fais sur ce blog. Je garde tout de même Twitter pour garder en mémoire de temps en temps certains liens vers des articles ou des pages internet ou vidéos intéressantes. Je me rends compte aussi qu’au fur et à mesure des années, j’avais ouvert des comptes sur diverses plateformes comme Pinterest, Vimeo, Bandcamp, Behance que j’ai peu utilisé. J’ai fermé tout ça pour faire une opération de nettoyage par le vide.

J’écoute beaucoup ces derniers jours le EP intitulé Love is Short du groupe féminin punk de Kyoto Otoboke Beaver おとぼけビ~バ~. Je connais déjà ce jeune groupe à l’énergie folle depuis l’écoute d’un autre morceau sorti il y a un peu plus d’un an et intitulé S’il Vous Plait シルブプレ, en français dans le texte mais avec un très fort accent japonais. Ce nouvel EP Love is short est composé de 3 morceaux ne totalisant que 5 minutes dont celui du titre de l’album Love Is Short ラブ・イズ・ショート. Le rythme des guitares est très rapide tout comme le chant de Accorinrin qui devient occasionnellement des cris dans une forme palpable de défoulement. Cette énergie de l’urgence somme toute aggressive dégage des pointes d’humour. Le dernier morceau excessivement court de 19s いけず ”ikezu” (Mean) fonctionne comme un coup de poing dans la figure, c’est d’ailleurs les images du clip en version animé apparemment innocent de Naoyuki Asano.

Les deux photographies ci-dessus sont prises à Daikanayama, il s’agit de l’immeuble APC de l’architecte français Paul Chemetov: le côté vitré donnant des reflets des éclats de l’été, et l’autre coté taggé sur le béton.

the beautiful noise

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Je reprends le titre de ce billet d’un sticker affiché parmi tant d’autres dans un mélange des genres sur un poteau électrique de Daikanyama. En recherchant par curiosité ce à quoi peut bien faire référence ce message « the beautiful noise », je découvre avec surprise qu’il s’agit du titre d’un documentaire sur le mouvement musical rock alternatif underground anglais de la fin des années 80 jusqu’au début des années 90, mixant bruits de guitares, pour composer notamment le style shoegazing. Tiens donc, c’est une sacré coincidence car c’est ce mouvement musical qui me (re) fascine en ce moment. Le documentaire nous parle donc de My Bloody Valentine, Ride, Slowdive, Chapterhouse, que j’écoute beaucoup en ce moment, ainsi que d’autres groupes comme Cocteau Twins ou The Jesus and Mary Chain. Il faut que je trouve ce documentaire pour le regarder.

J’aime également ce titre, car ce « beautiful noise » dont on parle ici sur ce blog en photographies, c’est également Tokyo. Dans mon photobook « In shadows« , je parlais déjà de « Shoegazing photography » lorsque j’abordais le style que je donne à mes photographies et à mes compositions photographiques. J’ai encore et toujours ce besoin de montrer le trop plein, les enchevêtrements urbains, les superpositions de surfaces (le thème des photographies de ce billet précisémment), la densité trop forte des lieux par rapport à l’espace disponible. Peut être qu’à travers les photographies agencées à ma manière sur le blog, je m’essaie à une tentative de remettre de l’ordre dans cette ville, de rétablir inconsciemment une logique entre les lieux et les choses. Comme dans un monde de bruit, on essaierait d’y deviner et d’amplifier une harmonie et une beauté cachée. Tokyo est un terrain formidable pour ce jeu de recherche.

Les fleurs et le béton

Je passe souvent devant cette petite tour de la marque française A.P.C. à Daikanyama. J’aime bien son look sombre et industriel et ses vitres semi-transparentes. Cette tour de béton du francais Paul Chemetov va à vrai dire assez bien avec le ciel gris de ce samedi. Je me promène avec Zoa dans les rues parfois étroites de Daikanyama, celles piétonnes qui zigzaguent entre les maisons individuelles dont le jardin minuscule est souvent envahit par la verdure. Les plantes dépassent sur la voie piétonne déjà bien étroite. Lorsque l’on descend ensuite de Daikanyama vers Hachiyamacho, on rencontre ces fleurs jaunes sur le béton d’une maison protégée comme une place forte.

Tokyo en Noir et Blanc 4

On continue la série des photos de Tokyo en Noir et Blanc avec en toute logique la 4ème partie. Pratiquement toutes les photos ont été prises lors d’une très belle journée de Novembre, pendant une longue marche à pied de Ebisu en passant par Naka-Meguro jusqu’à une petite banlieue de Sangenjaya. J’ai ajouté assez peu de photos cette fois-ci, à vrai-dire. Il faut tout simplement que j’essaie d’être un peu plus sélectif sur les photos que je mets sur ce site, il y a en tout presque 2000 photos sur le site, ça fait un peu beaucoup (NDLR: « ça fait trop »).

Vieille voiture à Ebisu

Ebisu, rivière bétonnée

Immeubles mysterieux sur la Meiji Dori

Près de Daikanyama

Escaliers. Daikanyama

Magasins Beams à Daikanyama

New Otani, Hotel à Akasaka

Hôtel et restaurant devant le New Otani, Akasaka

Pot de fleur. Naka-Meguro

Vers Sangenjaya, sur la 246

Banlieue de Sangenjaya, temple a Sho-In

Boutique Polka Dots

Joeurs de Go dans un Club donnant sur la rue

Immeubles de Shibuya au loin

Tokyo en Noir et Blanc 2

On continue tranquillement mais sûrement à prendre des photos en Noir et Blanc sur Made In Tokyo, plutôt on s’exerce et essaie de rattraper le coup sur Photoshop. La photo du dessus, c’est quand même celle que je préfère, après le reste faut voir. Les photos sont prises à Tokyo principalement à Daikanyama (comme la dernière fois) mais aussi à Shibuya, Aoyama (les vieux appartements), Kichijoji et des tas de petites rues dans lesquelles je me suis perdu volontairement l’appareil en mains. C’est un grand intérêt de Tokyo et ce que j’aime dans cette ville, ça grouille de partout, un petit peu de vie à tous les coins de rues. J’aimerais prendre en photo les gens dans la rue, mais prendre une photo a l’insu d’une personne, ça me dérange un peu. Peu être pas tant que ça, … le tout, c’est de ne pas tomber sur un mafieu.

Les vieux appartements décrépis à Aoyama gardent un certain charme

Escaliers a Daikanyama

Un train passe à Daikanyama

Ecole d’architecture « science fictionelle »

Un train passe Daikanyama

moto tri-pod

Yoyogi, Shibuya. Un groupe de Hip-Hop se la joue près du parc

Shibuya, Matsuri près du sanctuaire Hikawa

Shibuya. Cohabitation

Shibuya, Temple moderne

Immeuble étrange près de Shibuya: Villa Moderna par Sakakura Associates

Marches

Shibuya, Contre plongée

La tour d’Aoyama

Immeubles d’habitation

Kichijoji, bricolage

Kichijoji, vieille demeure

Kichijoji, Rue marchande

L’immeuble Dior à Omotesando