that’s a pretty long third gear in this car

Ce billet aurait très bien pu être le seizième épisode de ma série au long cours the streets mais je préfère lui donner un autre titre car j’ai réécouté récemment l’album Blonde de Frank Ocean et j’adore en particulier cet extrait des paroles du morceau Skyline To. Et en plus de cela, il y a des voitures dans ce billet. Ce billet est un mélange de plusieurs rues, celle de Komazawa et autour, celle de Kamurozaka où se trouve un Hôtel Vintage qui n’a rien de vintage mais qui prend tout de même ce nom. Le café au rez-de-chaussée est très agréable et calme. Des grandes fenêtres donnent sur la longue rue en pente Kamurozaka bordée de cerisiers qui étaient encore en fleurs au moment où cette photographie a été prise. On change ensuite de lieux pour le quartier chinois de Yokohama et un quartier de Kawasaki à l’écart de la gare. La dernière photographie a été prise au Tsutaya T-site de Daikanyama lors d’un petit festival célébrant les “subcultures” qui se déroulait les 19 et 20 Avril 2025. Dans l’ensemble, ce n’était pas le type de subculture qui m’intéressait vraiment car je n’ai pas trouvé d’intérêt à regarder des personnages déguisés, des Yuru-chara (ゆるキャラ), danser mollement devant une platine. J’ai même trouvé une certaine gêne à regarder les quelques admirateurs adultes postés autour de ce personnage rose appelé Iwashika-Chan (イワシカちゃん). Cela fait assez longtemps que je n’avais pas eu ce sentiment là. Le festival se composait en fait de petits stands. L’un d’entre eux vendait des t-shirt underground, parfois de films. J’y ai aperçu Tetsuo the Ironman de Shinya Tsukamoto. Il y avait également des stands réservés aux dédicaces notamment de mangaka, mais je suis malheureusement arrivé trop tard. J’aurais tout de même aimé passer à celui d’Eldo Yoshimizu (エルド吉水) car j’ai acheté il y a quelques temps le premier tome de son manga RYUKO (龍子). Eldo Yoshimizu est diplômé du département de sculpture de l’Université des Beaux-arts de Tokyo. Il n’a commencé sa carrière de mangaka qu’à l’âge de 45 ans. En demandant à Mari par tout hasard si elle connaissait cet artiste venant de la même école qu’elle, elle me répond à l’affirmative à mon grand étonnement. Eldo Yoshimizu était en fait un de ses professeurs en école préparatoire pour entrer aux Beaux-arts. C’est une coïncidence amusante et ça me ferait un sujet de discussion si jamais j’avais l’occasion de faire signer un jour mon exemplaire de RYUKO. Autre point intéressant, le manga est apparemment d’abord sorti aux éditions françaises du Lézard Noir en 2016, puis ensuite au Japon beaucoup plus tard en 2023 aux Éditions Leed Publishing.

Par souci d’augmenter un peu mon audience web, je me décide à montrer des photos de chats. C’est une recette bien connue pour attirer les visiteurs. C’est en fait une coïncidence que j’écoute en ce moment des artistes ou groupes utilisant des images de chats comme couverture de leur single. Ceux de Hoshikuma Minami (星熊南巫) sont cyberpunk, une race de chat que je ne connaissais pas. En recherchant d’autres collaborations de Rinahamu (苺りなはむ) avec des artistes que j’apprécie, je note qu’elle a également sorti un single avec Hoshikuma Minami au chant et KOTONOHOUSE à la composition. Ce single intitulé d∞r est sorti le 18 Janvier 2025. La composition musicale de KOTONOHOUSE n’hésite pas triturer le morceau ce qui apporte à chaque fois un contraste intéressant avec la voix un peu éthérée de Rinahamu. Hoshikuma Minami a par contre une voix plus puissante et agressive, qui m’amène vers trois de ses singles solo PAINKILLER sorti en 2024, puis Demigod Chan et Shinra DARKPOP (新羅DARKPOP) tous les deux sortis en 2023. L’ambiance y est beaucoup plus sombre et les sons électroniques plus disruptifs. Les trois morceaux sont assez courts et s’enchainent comme des petites bombes sonores dans ma playlist. Mon préféré des trois est Demigod Chan qui est dans l’ensemble plus apaisé mais pleins de glitches. Shinra DARKPOP s’enfonce par contre dans les bas-fonds et Hoshikuma Minami chante au bord des cris. Les petits chats à priori mignons des images de couverture de ces singles ne nous laisse en fait pas vraiment imaginer l’ambiance que se cache à l’intérieur. Ecouter ces trois morceaux m’a donné l’occasion de revenir vers le groupe Wagamama Rakia (我儘ラキア) dont elle fait partie. Je découvre le morceau New World sur l’album éponyme sorti en 2020 et je suis tout de suite accroché. Je pense que c’est mon préféré du groupe. En plus des passages rappés toujours excellents de MIRI, le petit plus du morceau est d’entendre Hoshikuma Minami rouler les ‘R’ à certains moments du morceau. Bite Off!!!! sur le EP ONYX sorti en 2022 a un coté K-Pop, mais qui serait dynamité par des guitares métal. J’écoute ensuite le single GR4VITY G4ME sorti en 2022, qui est plus classique dans leur discographie mais également très bon. On est assez loin du son des musiques d’idoles, bien que les quatre filles de Wagamama Rakia fassent officiellement partie de cette catégorisation musicale. J’écoute également le nouveau single de Yeule intitulé Dudu, montrant en couverture un gros chat blanc flottant au dessus de la compositrice et interprète. Son titre Dudu est étrange. Il ne s’agit pourtant pas du nom du chat de Yeule qui s’appelle Miso et a un pelage très différent. Le single a une approche Pop rock inhabituellement lumineuse et sera présent sur son prochain album Evangelic Girl is a Gun, qui s’annonce décidément très bon et qu’on pourra écouter en entier à partir du 30 Mai 2025. Le style musical diffère avec les chats dessinés de la quatrième couverture. Il s’agit du single mild days de Hitsuji Bungaku (羊文学) sorti le 13 Mai 2025. Il démarre à la guitare acoustique et je lui trouve tout de suite un petit air américain ce qui normal car sa sortie marque en quelques sortes le retour du groupe de leur tournée américaine. Le morceau est très beau, mais Hitsuji Bungaku fait de toute façon un sans-faute musicalement depuis le début de leur carrière.

« ハート ハート ハート1個 頂戴 ベイビー » Donnes moi un cœur, nous répète Yu-ri (ゆーり) sur le single Heart111 (ハート111) composé par le musicien électronique Sasuke Haraguchi (原口沙輔), dont je parle de plus en plus souvent sur ses pages. Le morceau super drôle et charmant à l’écoute, même addictif dans une certaine mesure, n’est pas récent car il date d’Avril 2024, mais il me vient en tête alors que l’on fête aujourd’hui les 22 ans de Made in Tokyo. Je passerais sur mon propre étonnement d’une si longue vie et d’une inspiration continue qui me fait ne jamais m’arrêter à écrire des histoires, montrer des photographies de rues et d’architecture, d’évoquer les musiques que j’aime, divaguer parfois vers des terres irréelles (quoique), essayer de transmettre tous les intérêts culturels que je peux trouver dans cette ville et ce pays, le tout avec une sensibilité et une poésie discrète (si possible). Je suis en même temps tout à fait conscient de ne pas être sur la même longueur d’onde que les autres contenus sur le Japon (ah, je n’aime pas ce terme générique de créateur de contenu), mais je n’ai pas non plus l’intention de montrer un autre Tokyo ou un Japon différent. Après autant d’années de vie ici, ces concepts là n’ont plus beaucoup de sens et ne valent que pour ceux qui croient vivre une vie extraordinaire. La mienne est celle de mon quotidien. Elle n’est pas celle d’un voyageur bien que je me l’autorise de temps en temps sur quelques billets de vacances. Je continue tant que je trouve la volonté et la nécessité d’ouvrir mon notepad pour écrire mes impressions, avec toujours dans l’idée le partage gratuit. Mais je ne suis pas contre recevoir de temps en temps en échange un petit cœur de la part des visiteurs. « ココロを下サイ » nous répète encore Yūri sur Heart 111.

20 commentaires

  1. Bonjour Frédéric, je souhaite un bel anniversaire à ton blog ! Mille mercis pour toutes ces découvertes que je fais grâce à toi.
    As-tu un souvenir à partager de ce que tu as fait le 22 mai 2003 lorsque tu as décidé de commencer cette aventure ?

  2. Merci Nicolas! C’est tout mon plaisir de pouvoir partager mes nouvelles découvertes d’autant plus que j’ai le sentiment qu’elles ne se tarissent pas.

    Le 22 Mai 2003 était un Jeudi et j’ai dû travailler ce jour là. Si je relis le billet de l’époque, j’avais découvert deux blogs anglophones parlant du Japon en donnant leurs impressions. J’utilisais un outil de blog appelé Moveable Type à l’époque car WordPress n’existait pas encore. J’ai dû l’installer sur mon site après avoir découvert ces premiers blogs. Je tenais avant un journal de bord statique sur ce même site web démarré en 1998, ce qui explique qu’il y a quelques billets inférieurs au 22 Mai 2003. Il y avait quelques blogs d’étrangers au Japon, presque tous anglophones, qui étaient réunis dans une sorte d’annuaire. Je pense qu’ils ont malheureusement tous disparus depuis longtemps…

    Je me revois très bien à cette époque dans mon ancien appartement. Mon laptop de l’époque était sur une petite table posée devant une fenêtre qui donnait sur la tour de Roppongi Hills, au loin. Elle venait juste d’être terminée et avait ouvert ses portes un peu moins d’un mois avant (le 25 Avril 2003). La photo ci-dessous a été prise à peu près à cette époque, par la dite fenêtre derrière mon laptop.

  3. Merci pour avoir partagé cette photo et ce souvenir. C’est très appréciable d’avoir un bureau tourné vers la fenêtre, j’ai souvent essayé de configurer ma chambre pour comme ça, et ça avait été également le cas lors de mon passage Tokyoïte. En revanche, je n’avais pas une vue dégagée pour laisser vagabonder mon imagination.
    ps : merci pour le rire en découvrant ton monologue dans les commentaires du premier billet !

  4. Salut Nicolas, ahah, tu m’as fait relire les commentaires de ce premier billet, plein de l’enthousiasme de la découverte d’un nouvel outil, assez révolutionnaire à l’époque pour ceux comme moi qui créait leur journal web en écrivant directement de l’html. J’écrivais en anglais au début car la communauté weblog autour de moi à l’époque n’était qu’anglophone. Je me souviens aussi que je peinais un peu à trouver des sujets sur lesquels écrire. La nouveauté me donnait envie d’écrire des billets sur tout, mais je n’avais pas beaucoup de matière, notamment photographique. C’est un regardant ces premiers billets que je vois le chemin parcouru.

    Les fenêtres sont importantes pour l’inspiration! J’ai ressorti cette photo car je voulais également m’en souvenir.

  5. Salut Frédéric, c’est vrai que tu écrivais en anglais. ça me fait penser que je ne t’ai jamais demandé si tu avais des billets en japonais ou si c’est quelque chose que tu aimerais explorer. Je ne doute pas que ton regard puisse intéresser les japonais, je compte d’ailleurs parmi mes amis japonais une architecte d’intérieur qui s’intéresserait certainement à tes billets d’architecture si elle pouvait lire le français !
    Bien sûr, ne perd pas de vue le français, sinon je ne pourrai plus te lire ou si peu !
    Sinon, j’ai trop peu l’occasion de parcourir des pages web de plus de 20 ans d’âge. C’est toujours un petit peu émouvant de voir ces témoignages du passés avec la date de publication. Donc merci pour ce petit voyage temporel !

  6. Salut Nicolas, j’ai même pensé qu’il pourrait potentiellement y avoir plus de japonais qui seraient intéressés par les sujets de mon blog que de francophones, mais ça resterait extrêmement laborieux d’écrire en japonais. Ce blog est aussi une des occasions pour moi d’écrire en français, donc je ne suis pas prêt à faire ce pas là. Faire des traductions en anglais et en japonais en plus de l’original serait idéal, mais j’attends que les options AI genre ChatGPT le permettent facilement, ça ne devrait pas tarder. Ça serait sinon très difficilement gérable manuellement.

    Sinon, au sujet des pages de blog de plus de vingt ans, il doit y en avoir assez peu car la plupart de ceux et celles qui avaient un blog que je suivais à cette époque ont très probablement et malheureusement résilié leur hébergement et tout a disparu, ce qui est bien dommage. Je suis d’ailleurs bien conscient de ce problème et lorsque dans le passé, un autre blog faisait un billet au sujet de Made in Tokyo, j’ai toujours gardé une copie sur la page à propos, en me disant que le texte disparaitrait un jour ou l’autre (et je ne suis pas trompé). Par rapport à une publication écrite physique qui restera toujours, les publications sur internet ne sont qu’éphémère et on aurait tendance à l’oublier. Même sur les réseaux sociaux, on ne sait pas ce que les plateformes vont imaginer dans le futur qui pourrait nous faire perdre tout le contenu écrit sur ces plateformes (si l’accès devenait soudain payant par exemple, ou si l’accès aux archives devenait payant, par exemple).

  7. salut Frédéric,
    c’est vrai que l’accessibilité du numérique se fait au détriment d’une certaine fragilité et d’une longévité très relative. A notre petite échelle, une sauvegarde perso ou une impression papier pourra survivre au flux continue de « contenu » comme on les appelle. D’un autre côté, les ouvrages physiques, qui dépassent sans difficulté l’espérance de vie d’une page internet, dorment souvent dans un rayon oublié de tous, ou au soleil quand ils ont la chance d’être dans le coffre d’un bouquiniste le long de la Seine. Mais pour la postérité, que prévois-tu ? As-tu l’intention de sauvegarder le site sur un disque dur qui sera transmis de génération en génération ? L’héberger sur un site ad vitam eternum-érique (une version ad vitam eternam mais sans réelle garantie car on ne sait pas de quoi sera fait demain dans la silicon valley) ?

  8. Salut Nicolas, la manière de faire perdurer Made in Tokyo est une question que je me pose depuis longtemps. Je fais bien des sauvegardes régulières sur disque dur mais c’est plus pour pouvoir faire face à un éventuel gros problème technique. J’ai toujours eu dans l’idée de créer des books pdf avec les articles par années ou mois, par exemple, mais le temps nécessaire pour préparer tout ça me décourage. J’aurais dû le faire au fur et à mesure. Ça serait le meilleur moyens de maintenir le contenu dans un format portable. La complexité est que je veux aussi pouvoir conserver les commentaires. Au final, je pense que je créerais ce genre de booklets avec un bon software d’edition que je n’ai pas encore trouvé à vrai dire, même en ayant déjà un peu cherché.

  9. salut Frédéric,
    certainement qu’une IA bien dressée te fera ça en un clic de souris ! Mais je n’ose pas imaginer le volume imprimé que ça représente. Tu dois pouvoir t’en faire une idée à partir du nombre de caractères et de photos, en définissant une règle simple comme 2500 caractères par page et 2 photos par page. Je te laisse faire le calcul ce weekend !

  10. Salut Nicolas, je ne me lancerais pas dans un calcul précis mais j’avais pris l’habitude de créer des fichiers pdf par mois du blog. Sachant qu’un mois faisait environ trente pages en comptant les photos, ça ferait environ 8000 pages pour le total des 22 années de publication. Je suis sûr que l’IA permettra bientôt (peut être déjà) de mettre tout ça en forme. Mais avec la masse de textes et de photos (à peu près 20 Gigas de photos en tout), ca serait un travail manuel de très longue haleine, que j’aurais certainement dû entamer il y a longtemps.

  11. Wahou ! 8000 pages, même si le calcul n’est pas précis, ça donne la tendance ! Et ça donne aussi le vertige !
    Je m’étais dit que tu pourrais imaginer des ouvrages par thème, mais finalement l’idée n’a fait que m’éfleurer car ce serait aller à l’encontre de ce qui fait l’ADN de ton blog qui croise les thématiques d’architecture, de musique et d’art.
    Cela étant dit, ton blog n’est pas pollué par la publicité ou autre. Aujourd’hui je le consulte sur un poste fixe mais peut être que dans 10 ou 20 ans, nous aurons des liseuses de taille acceptable, en couleur et qui donneront une qualité de lecture comparable à un livre. Il ne sera donc pas nécessaire de recourir à une version réellement « papier » de Made in Tokyo pour y retrouver le même plaisir que la lecture d’un magazine ou un livre. En revanche, la sauvegarde restera un sujet de réflexion.

  12. Salut Nicolas, je dirais que l’iPad est un format à mon avis quasiment idéal pour la lecture. J’écris la très grande majorité de mes billets sur mon vieil iPad qu’il faudrait d’ailleurs que je remplace un jour ou l’autre. Je travaille par contre toutes les photos sur mon iMac (vieux aussi). Je me rends compte en écrivant ce commentaire que tout mon matériel a été grandement amorti depuis longtemps. Mon appareil photo Canon 50D date de 2009 et a donc plus de 15 ans. La carrosserie est certes abimée mais il fonctionne encore très bien. Mon iMac a plus de 10 ans tout comme mon iPad, mais le tout fonctionne pourtant assez bien. Tout ça pour dire que ce n’est pas le matériel dernier cri qui pousse à l’inspiration.

  13. On est bien d’accord ! ça me rappelle une réflexion un peu dans le même ordre que je me suis faite ce weekend. Mon frère fait de la musique, mais j’ai le sentiment qu’il n’a jamais aussi peu composé que depuis qu’il s’est entouré d’une myriade d’instruments et d’appareils. Matériel – dernier cri ou pas – et inspiration forment un couple amour/haine propre à chacun je pense.

  14. Salut Nicolas, loin de moi l’idée de mettre en doute les qualités musicales familiales que j’imagine facilement comme étant très affûtées, mais ton commentaire me fait penser à un parallèle avec la photographie. Tu me rappelles tous ces photographes amateurs qui ont acheté un appareil photo dernier cri et qui préfèrent montrer des photos de leur matériel photo sous tous les angles, plutôt que de montrer leurs propres photographies. L’inspiration ne se crée pas à partir du matériel qu’on achète, c’est certain. Cette réflexion me vient en tête au moment où je vois justement un message Threads du compte de Leica nous parlant du stéréotype de l’utilisateur Leica ayant une tendance à poster des photos de son appareil, par exemple à côté du tasse de café. Je pense que certains doivent penser que posséder un Leica doit les placer par défaut au dessus du lot commun des autres photographes amateurs. Leica a l’air d’en être conscient et ce message un peu ironique est assez amusant.

    A noter que je n’ai absolument rien contre les appareils photo Leica tant que leurs propriétaires nous montrent tous les avantages d’appareils au coût aussi élevé.

  15. Salut Frédéric, c’est franchement drôle de la part de Léica de se permettre ce genre de post. J’apprécie beaucoup la liberté de ton qui laisse à chacun la possibilité d’y voir un second degré ou non . Il me semble évident qu’il y a un second degré mais quand on fait partie de la population qui poste des photos de son appareil léica à côté d’une tasse de café, je soupçonne qu’on soit un peu superficiel et matérialiste, voire assez éloigné des concepts immatériels que sont le second et le premier degré.
    Je suis assez mal placé pour savoir ce que vaut réellement un appareil Léica. Mais d’un point de vue marketing, c’est probablement très avantageux d’avoir des produits facilement perceptibles avec une pastille rouge qui tranche avec le reste du boitier, un peu comme l’étiquette rouge des jeans levis. Sans même parler du prestige d’être en société avec un appareil pastillé rouge autour du coup (c’est forcément la classe !)…Bref, si au prix auxquels ils coutent on ne pouvait pas montrer qu’on en avait un, ce serait bien triste.

  16. Salut Nicolas, Oui, je serais tout à fait preneur si on me donnait un Leica M11 et j’en ferais certainement un excellent usage. Il est très beau dans son élégance sobre, mais j’aurais quand même du mal à débourser les €8 750,00 nécessaire, sans objectif. Après pour un objectif de la série M, le 50mm qui est le premier prix, est à €3 930,00. A ces prix là, j’aurais quand même beaucoup de mal à le trimbaler partout avec moi dans mes moindres déplacements…

  17. Bonjour Frédéric, merci pour le lien que j’ai parcouru. Léica a décidément un humour bien à lui. Je ne m’attendais pas du tout à voir cités Jason Momoa et Lenny Kravitz parmi les 3 photographes de légendes…mais je ne connais pas leur travail, je leur laisse le bénéfice du doute !

  18. Ah ah oui, je n’avais pas remarqué. En fait, je vois que Lenny Kravitz est également photographe et a fait des expos et publié des livres. Son père était photojournaliste et utilisait des appareils photo Leica. Lenny Kravitz les manipulait apparemment dès l’enfance sans savoir s’en servir à l’époque. Il est donc apparemment photographe à part entière, mais est-il un photographe de légende? J’en doute quand même beaucoup, surtout par rapport à des Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, Robert Frank ou William Eggleston… qui ont d’ailleurs tous utilisé des Leica (mais pas que). Je ne connais pas trop l’acteur Jason Momoa par contre (à part pour son rôle dans Game of Throne) mais son père était apparemment également photographe. Un détail amusant, il y a un lien entre Jason Momoa et Lenny Kravitz car ils ont tous les deux eu la même épouse (l’actrice Lisa Bonet) à une époque de leurs vies.

  19. Et bien j’imagine qu’il doit y avoir une expo quelques parts sur la vie de Lisa Bonet (une expo pleine de clichés prises par des photographes de légendes off course !).
    Ceci étant dit, après avoir un peu ricané, j’ai été un peu honteux d’avoir ironisé. Le terme légende est peut être un peu fort, mais c’est un vrai symptôme français que j’ai colporté, celui de considérer qu’un artiste doit rentrer dans une case sans en sortir. On conçoit à la rigueur qu’un chanteur soit aussi acteur et réciproquement mais moins facilement les autres chemins de traverse. Et il semblerait que cette attitude soit typiquement française, en tout cas elle n’est pas significative dans le monde anglo saxon, ou japonais (Pharrell Williams nous montre qu’on peut être styliste de Louis Vuitton et chanteur, Sho Sakurai présentateur télé et chanteur…).
    Bref, je vais essayer d’éviter à l’avenir de colporter les standards d’une vision étriquée là où j’aurai plutôt dû être admiratif. A commencer par ne pas les colporter sur ton blog !

  20. Ah ah, que de bonnes résolutions, ceci étant dit je pense que tu as dû, comme moi, plutôt tiquer sur le qualificatif « de légende » qui n’a pas lieu d’être et qui n’est pas très « honnête ». Ça serait plus ce point qui aurait tendance à m’agacer personnellement, notamment quand ça vient d’influenceurs qui veulent forcer une opinion. Le cas du chanteur ci-dessus ne me laisse pas une opinion très précise ceci dit. Ce n’est pas non plus un chanteur de légende mais il me semble bien qu’on avait son disque le plus connu à la maison et qu’on l’avait écouté sur la route des vacances quand j’étais beaucoup plus jeune. Ce petit aparté « Lenny Kravitz » a eu le deuxième intérêt de me rappeler à certains souvenirs avec nostalgie.

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