Déesse jaune et sakura



Nous profitons des cerisiers une dernière fois ce week end à Kamakurayama, la pluie et le vent emporteront tout dès lundi. Avec Zoa dans les bras, c’est vraiment pas facile de prendre des photos, ceci explique aussi ma faible activité sur Made in Tokyo ces derniers temps.
Parmi les curiosités sur les collines de Kamakurayama bordées de cerisiers, cette déesse aux distributeurs, de couleur jaune voyante. On la trouve à côté d’un ancien dojo abandonné. Je n’ai pas goûté aux boissons divines, ou à l’eau miu.
シロ・クロ・円覚寺



Vsite en famille du temple Engakuji à Kamakura. Cela fait quelques mois que nous n’étions pas allés à Kamakura, ca me manquait.
dúalite


Descente vers un temple à Kamakura et un ciel se dégageant des nuages.
Alex me conseillait depuis quelques temps de me pencher sur la musique islandaise de Sigur Rós. Ma découverte commence par deux morceaux Glósóli et Sæglópur (video) chantés en islandais bien entendu. Je ne peux plus m’en séparer. Sur ces deux morceaux, j’aime cette musique douce et floue à tonalité mélancolique, à base de piano ou d’instruments à cordes, frappée soudainement par la brutalité des guitares. J’aime cette dualité, que je trouvais d’une manière différente et dans un style très différent chez Sonic Youth, où des fins filets de musique s’échappaient d’une texture complexe de guitares enmêlées.
En fait, c’est toujours cette dualité que j’essaie de représenter dans mes compositions urbano-végétales, où le brut, l’urbain, vient casser soudainement une harmonie naturelle.
Et pour revenir sur Sigur Rós, je vous conseille également Hijómalind et Hoppípolla.
Tokyo (EK) 5



A kamakura, un spectacle se déroule dans le pavillon extérieur du grand sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu. Des femmes sont habillées en tenue de cérémonie tandis qu’une voix grave entame un chant au dessus d’une musique traditionnelle. Dans les montagnes de Kamakura, un petit temple caché au bout d’une ruelle animée par la seule voix du maraîcher, nous laisse voir quelques merveilles dans la pénombre. Près de la mer, le sanctaire de Morito se cache derrière un décor fait de végétation exotique. On se croirait à Okinawa, mais nous sommes à Hayama, à quelques kilomètres de Kamakura.
Tokyo (EK) 2


Une rue pratiquement déserte en fin de journée à Enoshima. Nous traversons l’île dans sa longueur en passant par cette ruelle, du sanctuaire Enoshima Jinja jusqu’aux falaises de l’autre côté de l’île pour y admirer, juste à temps, le coucher de soleil.
Back to the shore




Retour sur la plage de Hayama remplie de petits bateaux. J’ai pris en photo les bateaux de cette plage auparavant et en couleur.
Ligne horizontale océanique


Ca faisait très longtemps que je n’avais pas touché à l’analogique. J’avais envie d’y revenir le temps d’une pellicule pour agrémenter un peu la galerie Noir et Blanc ouverte il y a longtemps. Les deux lignes horizontales océaniques ci-dessus proviennent de Hayama, d’un petit coin de plage assez tranquille et hors saison (en septembre 07 après un typhon). On apercoit les enfants jouer au bord de l’eau ou au cou du papa.
couverture et rhoof





Des toits sous différentes formes vus à Hayama, Kamakura ou Kawasaki. Hayama avec le moderne Musée d’Art Moderne et ses toitures basses de verre couvrant une cour intérieure. Kawasaki avec une Ouverture sur toit pour palmiers du grand centre commercial Lazona, immeuble tout en rondeur autour d’une place centrale. Kamakura Tsurugaoka Hachimangu avec une série de toits verts en vagues au dessus d’une des dépendances et maison de thé du sanctaire. Hachimangu toujours avec un toit en angle et en couleurs sur le pavillon central où l’on se marie. Le Kamakura des petites allées entroites avec une maison individuelle au toit de bois.
Deerhoof est un groupe rock indie et expériemental (assez difficilement définissable, donc on dira avant-garde) avec quelques chose de japonais par la présence au chant de Satomi Matsuzaki. Sa voix est pleine d’énergie enfantine, innocente sur un mélange de mélodies créatives, de dissonances, de guitares en marteau piqueur (sur Milk Man). Une de leur dernière chanson +81 (encore découvert sur ce blog BigStéréo) vaut le détour par sa gentille folie fanfaresque. Je ne pensais pas pouvoir aimer un jour une chanson rock commencant par des trompettes… Tous leurs albums sont sur iTunes Japon ainsi que leur dernier Friend Oportunity ou sinon en écoute et download pour quelques morveaux sur l’espace myspace du groupe.